‹ Les almanachs français (volume 3)Chapitre 116 sur 280 · ÉTRENNES DU PARNASSE · texte numérisé non relu

ÉTRENNES DU PARNASSE

[Choix de (1)] Poésies. [Épigraphe:] Erat quod toile revelles.(.r7onzr.)||A Paris; chez Fetil, Libraire, rue des Cordeliers, près celle de Condé, au Parnasse Italien, puis chez Couturier fils, quai et près l'Église des Augustins. M.DCC. LXX (1770-1780).

Pet. in-12. [Se vendait 1 liv. 4 sols, puis 1 liv. 10 sols.]

Le libraire, dans un avis placé en tête, dit : « Sous le titre à'Etrennes du Parnasse, nous donnons deux Ouvrages tout-à-fait distincts. L'un est une Notice des Poètes de chaque Nation, contenant la vie de chaque Poëte, les jugemens sur ses ouvrages, avec un choix des plus beaux morceaux, traduits ou imités en vers François. L'autre, un Recueil de Poésies fugitives, que le Public n'a pas jugé indigne de servir de Pendant « à l'Almanach des Muses. »

Ce recueil qui visait, en effet, à faire concurrence à l'Almanach des Muses, n'atteignit jamais à la notoriété de ce dernier. Il paraissait bien à la fin de chaque année, mais sans calendrier. Entrepris par M. Milliet, attaché à la Bibliothèque du Roi, il fut, celui-ci étant mort en juillet 17 74, conti-

(1) Adjonction au titre de l'année 1774.

nué, à partir de cette époque, par une société de gens de lettres. Sur le titre de l'année 1782, on lit : « par M. le Prévost d'Exmes. »

Chaque année, les éditeurs éprouvaient le besoin d'une préface, d'une sorte d'entretien avec le public. Dans celle de 1774 se trouve cette affirmation bien caractéristique : « C'est peut-être ici le lieu d'observer qu'en général on fait beaucoup mieux les vers en province qu'à Paris, que les idées sont plus nettes, le goût plus sain, l'expression plus simple, la langue plus respectée. Dans la capitale, on est ébloui, dans la Province on est éclairé». — Ceci est un rêve, vraiment. 11 est vrai qu'à certaine poésie, il faut, et pour cause, l'atmosphère provinciale.

A partir de 1777 les Etr. du Parnasse publièrent, mélangées aux productions françaises, des poésies italiennes, et, dès l'année suivante, celles-ci constituèrent une partie à part du recueil, sous le titre de : « Choix de poésies Italiennes ». Plus tard même, elles ne se bornèrent plus à l'italien et publièrent des poésies imitées de l'Allemand, de l'Anglais, du Latin, du Grec. De fait, c'est un recueil assez fade, engendrant facilement l'ennui.

[B. N. Années 1774-1786.]

[Voir, plus loin, n» 826.]

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