ETRENNES A MES AMIS. Par
S***. [Epigraphe :]
De blâmer des vers, ou durs, ou languissans, De choquer un Auteur qui choque le bon sens. De railler d'un plaisant qui ne sçait pas noMs plaire, C'est ce que tout Lecteur eut toujours droit de faire.
Boil. Sat. X.
Il A Monomotapa, Et se trouve à Pans, chez Mademoiselle La Marche, Ma. chande de nouveautés, dans le passage du Palais- Royal, du côté de la rue de Richelieu. M.DCC.LXXIII. In-8.
Opuscule satirique visant Voltaire, Diderot, Sedaine, et autres, auquel on ajoutait un calendrier. Il se termine par ces vers :
Adieu, Messieurs les Disputeurs,
Adieu, fidèles Sectateurs,
De Y Ardente Philosophie ; Je vous souhaite à tous heureuse et longue vie De grâce n'allez point, Sages intolérans,
Envenimer les traits plaisans
Répandus dans cet opuscule.
Avec courage avalez la pilule, Et songez qu'en un mot des héros tels que vous Doivent tout écouter sans se mettre en courroux.
498. — ETRENNES DE FLORE AUX DAMES ET MESSIEURS. Contenant Tout ce qui a rapport à la Santé, aux Aliments, à la Toilette, et à l'Économie Champêtre; la manière de préparer les Médicamens les plus simples, les plus salubres et les plus usuels, ou Collection De Secrets et Recettes pour la Médecine, l'Art du Distillateur, du Confiseur, du Parfumeur, tels que les préparations du Fard, des Pommades, Eaux de senteur et Cosmétiques, Bains, Ratafiat, Confitures, etc., etc. Avec Tableti.es Economiques et un Stilet pour écrire d'autres secrets et ce que l'on désirera. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Géographe et libraire du Roi de Danemarck, rue St-Jacques, au Globe. (1773.) In-24.
Frontispice allégorique. Contient exclusivement une série de recettes et de conseils pratiques, conformes aux indications du titre. En plus une carte coloriée, avec encadrement, de Paris distribué en six divisions militaires.
[B. Carn. j| Coll. de Sivigny.]
499. — ETRENNES DE MINERVE AUX ARTISTES. Encyclopédie économique, ou Alexis moderne. Contenant diflerens secrets sur l'Agriculture et les Arts et Métiers, où l'on a rassemblé tout ce qui se trouve de plus important, extrait de plus de neuf cents Auteurs. Ouvrage de la plus grande utilité pour les ditférens états. Première Partie. Il A Paris, chez
Desnos, Libraire, Ingénieur-Géographe du Roi de Danemark, rue St-Jacques, au Globe et à la Sphère. (1773 et suite. )2 vol. In-24.
Recueil de recettes concernant les arts.
L'éditeur se proposait de faire paraître tous les trois mois un volume analogue.
Le titre de cette publication, complète seulement en 178 1, a subi de nombreuses modifications. Sur les catalogues de Desnos elle est appelée tantôt « Alexis Moderne », tantôt « Encyclopédie Economique », conformément aux sous-titres de l'almanach lui-même.
Voici le titre de l'année 1 777 :
— Almanach Encyclopédique de secrets importants sur tous les Arts ou Etrennes de Minerve aux Artistes. |) A Paris, chez Desnos, etc. 1777. In-
Contenait i5oo différents secrets sur l'agriculture, les arts et métiers, extraits de plus de mille auteurs et des meilleures recettes. C'est du moins ce qu'annonce l'éditeur.
La collection, à cette date, formait 8 vol. qui se vendaient : brochés 8 liv. ; reliés en 2 vol. 10
[B. N. Année 1773.]
5oo. — LE PETIT RIEN, Almanach chantant ou Recueil de Chansons nouvelles sur des airs connus, pour Tannée 1773 et les suivantes [Épigraphe:] Nos otia vita solamur cantu. || A Gnide, et se trouve à Paris chez Monory, Libraire de S. A. S. Monseigneur le Prince de Condé, rue et vis-à-vis la Comédie- Française.
M.DCC.LXXIII.In-18.
Couplets à rire destinés à égayer les convives, mais s'ouvrant par une pièce sur le mariage de M. le Dauphin. Ce recueil de chansons grivoises est précieux par le choix des morceaux dont plusieurs visent les choses du jour ou les habitudes parisiennes: notamment la foire des boulevards, le bœuf gras du Carnaval, le Bois de Boulogne où préside Cupidon, où « deux font trois. »
Et fille, à la passade D'amour y prend leçon.
Sur ce bois, la maman Sermone en vain sa fille ; N'y vas pas, mon enfant, De serpents il fourmille :
Craignant peu la piqûre, Rosette ne la crut, Et par neuf mois d'enflure Paye bien son début.
A la fin se trouvent une série de curieux couplets grivois sur les cris de Paris, le Gagne-petit, le
porteur d'eau, la marchande de vieu^. chapeaux, le raccommodeur de faïences, le marchand de baromètres, le marchand d'oiseaux, la bouquetière, le marchand de tisanes, de cerises, la marchande de fraises, d'abricots, etc.
Avec un calendrir et 7 pages de musique gravée.
[Coll. de Bonnechose.]
5or. — L'ABEILLE OU LES BON- BONS, y A Paris, chez Cailleau, Libraire, rue du Foin S. Jacques (1774). In-32.
Recueil de chansons.
[D'après un catalogue de l'époque]. ,