‹ Les almanachs français (volume 3)Chapitre 70 sur 280 · Jouissance · texte numérisé non relu

Jouissance

Heure méridionalle de la nuit.

L'article « Foires d'Amour » passe en revue tous les pays au point de vue des femmes, certaines places, dit l'auteur, pouvant être considérées comme des foires perpétuelles. « Toute la terre estant du domaine d' \mour, chacun a fait gloire de demander des privilèges à ce Dieu ou d'avoir la liberté d'avoir des marchés certains jours de la semaine. »

(1) Ce qui est certain c'est que cet almanach a eu la même année, une édition hollandaise.

XVIIe SIHCLE

Extrait des « Règles de santé d'Amour » : — « Règle tes assauts, crainte de foyblesse ou de maladie. — Ne t'aproche jamais de ce que tu aymes que trois heures après les repas. — Fuis le caffé parce qu'il desseiche trop. — Ne te remplis jamais de vin ny d'eau-de-vie. »

[Vendu 3 fr. 80 à la vente Pixérécourt (n° 1 5 14) ; 53 fr. relié par Trautz-Bauzonnet, à la vente Nodier; catalogué 40 fr. en 1857 par Alvarès.Un très bel exemplaire, entièrement non rogné, relié par Trautz-Bauzonnet, a été catalogué 35o fr. par Morgand en 1879. 1

80. — HEVRES DE COVR contenant les sept offices de la Semaine, les 7 pseaumes, Vespres, Hymnes, et les Litan. Avec les Prières du Matin et du Soir et les Oraisons devant et après la Communion. Il A Paris, chez I. Chardon, rue de la Bucherie Saint Louys. M. DC. LXXXII. In-64.

Avec calendrier et un tableau des fêtes mobiles allant de 1682 à 1688.

[Coll. Georges Salomon.]

81.— ALMANACH OU CALENDRIER POUR L'ANNÉE MIL SIX CENS QUA- TRE-VINGT-TROIS. Exactement calculé sur l'élévation du méridien de Paris, où sont marqués les jours de foires, les fêtes qui se gardent au Palais et au Châtelet, et le départ des Courriers ordinaires pour le dedans et le dehors du Royaume. || A Paris, chez Laurent D'Houry, rue Saint Jacques, devant la Fontaine Saint Séverin, au Saint Esprit. 1 683- 1699. Pet.

in-4.

Sur le titre entrelac de fleurons, couronné. Ce titre a reçu chaque année quelques modifications ou, pour mieux dire, quelques augmentations au point de vue du sommaire. Comme matière on y trouve, outre le calendrier, des observations médicales, Tindication du temps qu'il faut choisir pour se couper les cheveux, pour se purger, des conseils sur l'agriculture, les vacations des tribunaux, les rues et demeures des messagers et rouliers, l'ordre des courriers. En résumé, matière ordinaire à tous les almanachs du xvil* siècle.

D'après Edouard Fournier la première année de cet almanach qui allait bientôt devenir ï Almanach Royal remonterait à 1679. J'ajoute que, malgré toutes mes recherches, je n'ai pu trouver ni dans les collections publiques, ni dans les collections privées, aucun almanach antérieur à l683, et cette date est, du reste, conforme à la dat* donnée par

les éditeurs de Y Almanach Royal dans l'avis qu'ils ont publié à plusieurs reprises.

[Année 1698 aux armes du Duc d'Orléans, 20 fr.]

82. — HEVRES DE COVR (même titre que le numéro 80). || A Paris, chez D. Joliet, près Saint Etienne du Mont.

M.DC.LXXXIX. In-64.

Avec tableau des fêtes mobiles de 1689 à 1700. Les deux « Heures de Cour » ici cataloguées sont mentionnées à seule fin de pouvoir constater la présence de calendriers dans les livres de piété. On en trouve, en effet, dans quantité d' « Heures Particulières », d' « Heures Gravées » et autres Heures à l'usage de Paris ou de Rome, provenant des officines des sieurs Angot, Josset, Foucault, Hérissant et autres.

[Coll. Georges Salomon.]

83. — ALMANACH DOMESTIQUE ou Calendrier pour l'Année 1691 . Exactement calculé pour l'élévation et le méridien de Paris. Où est marqué le mouvement de la Lune, les Éclipses, les Élections, du temps propre pour médiciner, seigner (sic), semer, planter, etc., avec le départ des Couriers. Journal du Palais. || A Paris, chez Estienne Michallet, premier Imprimeur du Roy, rue Saint Jacques, à l'Image Saint-Paul. M.DC.LXCI. Pet. in-4.

Monogramme de l'imprimeur sur le titre. Le permis d'imprimer est du 12 novembre 1689. Le calendrier est interfolié de pages blanches.

Concurrence à l'almanach de l683.

84. - LES ADRESSES DE LA VILLE DE PARIS AVEC LE TRÉSOR DES ALMANACHS. Livre Commode en tous lieux, en tous temps et en toutes conditions. Par Abraham Du Pradel, astrologue Lionnois. || A Paris, chez la veuve de Denis-Nion, Marchand-Libraire, sur le Quay de Nesle, au coin de la rue de Guenegaud , à l'Image Sainte Monique.

M.DC.XCI. In-8.

Le privilège est du 14 juillet 1690 et sous le nom de Du Pradel il faut lire, comme on le sait, Nicolas De Blégny, médecin-bandagiste du Roi. L'année précédente notre médecin-astrologue avait déjà

fait paraître sous le titre de « Trésor des Almanachs » ainsi qu'il le dira lui même, en 1692, un essai imprimé à Troyes « sur une simple permission, avec assez de négligence. » Donc l'année 1691, complétée des « Adresses de Paris », constituerait la seconde année de la publication.

Ceci dit, entrons dans quelques détails :

Le livre est divisé en 39 chapitres donnant depuis « les connaissances nécessaires aux personnes de piété qui résident à Paris » jusqu'aux adresses des voitures, carosses de routes, messageries, roulliers, et maîtres es arts tenant pensionnaires, » en passant par toutes les branches du commerce et sans oublier le laboratoire établi par l'éditeur, « faubourg Saint-Antoine, Grand'rue de Pincourt, soit pour la préparation des panacées, élixirs et grands remèdes de la médecine, soit pour les soins, à raison de un écu par jour et même de quarante sous. »

La seconde partie, le « Trésor des Almanachs», est destinée à servir à toutes espèces de négociations utiles.

Ce curieux recueil n'était encore qu'une sorte d'essai, qu'un pur livre d'adresses marchandes et industrielles, de réclames personnelles habilement cachées sous les réclames faites aux autres; l'année suivante, titre et matière seront considérablement augmentés et les deux publications Adresses et Trésor des Almanachs paraîtront indépendantes l'une de l'autre (voir les nos 86 et 87).

La publicité était alors chose si nouvelle que beaucoup de marchands se plaignirent d'avoir été nommés sans leur permission.

On remarquera les changements de qualificatifs pris par le sieur Du Pradel. D* « Astrologue Lionnois », qu'il est ici, il deviendra en 1692, « philosophe et mathématicien. »

[Ex. mar. r. dos orné, cat. Morgand, 800 fr.]

[B. Maz.]

85. — HEURES LATINES ET FRANÇOISES à l'usage de ceux qui assistent au Service de l'Eglise, avec des Prières et des Réflexions morales sur les Évangiles des Dimanches et Fêtes de l'Année, le tout tiré de la sainte Ecriture et des Saints Pères. || A Paris, chez Claude et Nicolas Hérissant (1692). In-12.

Simple livre d'heures qui fut réimprimé en 1702 sous le titre suivant :

— Heures à l'usage de ceux qui assistent au service de l'Eglise. Avec les Vêpres des Dimanches et des Fêtes, les Antiennes et Hymnes nouvelles de toute l'année. || A Paris, chez François H. Muguet, Imprimeur et Marchand Libraire, rue Nôtre-Dame, à la Croix d'or. M.DCC.IIL In-12.

86. — LE LIVRE COMMODE contenant les Adresses de la ville de Paris et Le Trésor des Almanachs pour l'année bissextile 1692, avec les scéances (sic) et les vacations des Tribunaux, l'ordre et la discipline des exercices publics, le prixdes Matéreaux (sic) (1) et les Ouvrages d'Architecture, le Tarif des nouvelles Monnoyes, le Départ des Courriers et des Voitures de Routes, et généralement toutes les commoditez sujettes aux Mutations.

Par Abraham du Pradel, Philosophe et Mathématicien. || A Paris, chez la veuve de Denis-Nion, Marchand-libraire sur le quay de Nesle, devant l'Abrevoir de Guénégaud, à l'Image Sainte Monique.

M.DC.XCII. In-8.

Dans un curieux avertissement, l'auteur se félicite du succès de la publication de son almanach. Il redoublera d'efforts pour satisfaire de mieux en mieux ses lecteurs, tout en déclarant qu'il ne veut nuire à personne et que, se confinant strictement dans les « choses sujettes à mutations », il ne donnera aucune description des édifices de Paris. Il parle ensuite des succez (sic) des remèdes qu'il a indiqués l'année précédente, notamment de celui destiné à combattre ce qu'il appelle « la grosse maladie.» Sous la rubrique: « Exercices de Piété» se trouvent indiqués les noms des seigneurs et grandes dames qui secourent les pauvres et les -'ours où ces secours sont distribués. Suivent les noms et adresses de tous les personnages importants, ecclésiastiques, magistrats, membres des diverses administrations publiques, etc., etc. Renseignements sur les collèges, conférences, académies, hôpitaux, médecins, bains, libraires, professeurs, dames curieuses (amateurs-collectionneurs), collectionneurs, bijoutiers, jardiniers, tapissiers commerçants et ouvriers de toute sorte.

Ce « Livre Commode », par sou esprit commercial, est bien réellement le premier Bottin. Il ne donne, en effet, que les adresses « des personnes renommées. » Il n'est pas permis à l'auteur, dit son éditeur, d'y ajouter celuy dont on n'a pas encore parlé, « quand même il appartiendroit au plus digne homme d'une profession. » Les renseignements sont également choisis dans le même esprit.

En sa qualité de médecin-bandagiste, le sieur De Blégny ne voit pas de « besoins plus pressants que ceux qui concernent le rétablissement de la santé »

(1) Edouard Fournier dans le titre qu'il a réimprimé donne ici « Matéraux », mais l'exemplaire que j'ai eu sous les yeux porte bien « Matéreaux » ; d'où l'on peut conclure qu'il y a eu soit seconde édition, soit réimpression du titre.

XVILe SIECLE

et on ne peut que le féliciter de l'intérêt dont il faisait preuve pour «l'humanité souffrante «.Mais il est, en même temps, réclamier empirique et certains de ses boniments seraient dignes de figurer aux côtés des prospectus de la douce Revalescière.

L'avertissement et quelques autres passages du « Livre Commode » ont été reproduits dans la Nouvelle Revue de Poche de 1868 (Tome I).

Le mieux, du reste, pour cette intéressante publication, est de renvoyer à l'article si curieusement documenté, publié par Edouard Fournier dans son Paris Démoli (l855) : « L'Almanach des Adresses de Paris sous Louis XIV. »

[Vente Pixérécourt, 60 fr. — Vente Le Roux de Lincy(i87o) n° 1944, 220 fr. — Vente du baron

J. P(ichon), 1869, 35ofr.)

87.— LE TRÉSOR DESALMANACHS pour l'année* bissextile 1692. Avec une exacte description de Pœconomie universelle et des parties principales du monde. Un abrégé de la science des temps, le lever et le coucher du Soleil, le Tarif des nouvelles Monnoyes, Tordre du département (sic) des couriers et diverses autres pièces également utiles et curieuses. Par Abraham Du Pradel, Philosophe et Mathématicien, y A Paris, chez la veuve de Denis- Nion, Marchand-libraire sur le quay de Nes'le, devant l'Abreuvoir ( 1 ) de Guenegaud,

(1) Les noms sont orthographiés tout différemment dans l'almanach qui précède.

à l'Image Sainte-Monique. M.DC.XCII. In-8.

Dans un avertissement, l'auteur rappelle qu'il a déjà publié à Troyes, en 1690, un Trésor des Almanachs qui ne se distinguait pas des Adresses de la ville de Paris. Il a pris le parti de publier séparément le Trésor et les Adresses afin de donner satisfaction aux gens qui, dans le courant de l'année, désirent des Almanachs séparés « pour le commerce et pour des présens ». En outre des matières figurant sur le titre, cet almanach donne, avec un calendrier, des détails sur les foires, la liste des membres de l'Académie française depuis 1676, et la liste des avis du Bureau d'adresse.

Le Livre Commode et le Trésor des Almanachs ont été soigneusement réimprimés en 1878 par Edouard Fournier, dans la Bibliothèque Elzévirienne Paul Daffis (deux volumes). En tête se trouve une très substantielle notice dans laquelle, entre autres choses curieuses, Edouard Fournier nous apprend que l'édition de 1692 fut saisie comme ayant empiété sur les choses que, par privilège, l'Etat de la France pouvait seul publier.

88. — ÉTAT DES OFFICIERS DES GARDES DU CORPS DU ROI, par brigades et par ancienneté, en janvier 1694. Il De l'Imprimerie de la veuve Le Mercier. Paris. M.DG.XC1V. In-24.

Noms des officiers formant les compagnies, sans autres renseignements. Première forme des publications qui doivent paraître dans cet esprit durant le xvm9 siècle.

XVIIIe SIECLE.

89. — ALMANACH DE POCHE OU ABRÉGÉ CURIEUX DE TOUT CE QUI CONCERNE LE COMMERCE DU MONDE pour l'année Mil sept cens. || A Paris, chez Antoine Warin, libraire, rue St-Jacques, proche la Fontaine St-5everin, au Scapulaire. In-32 elzévir puis carré. 1700- 1744 (?).

Réimprimé plusieurs fois avec la mention « nouvellement corrigé et augmenté. » Le privilège étant accordé pour plusieurs années, le texte restait le même durant les années du privilège. Seul le . calendrier se renouvelait. Il esta remarquer que le privilège porte sur une « Instruction à la vie intérieure et le bonheur d'une âme qui a trouvé Dieu, avec un Almanach de poche. » Curieux petit volume qui donne l'état de l'Église, les 12 anciens pairs de France, les Universités, les gouvernements des provinces, les parlements, les juridictions du ressort du Parlement de Paris, la Maison de Ville, les juridictions consulaires, la Chancellerie, |es vacations du Palais, les sommes à payer pour les contrats comme droit du sceau, les poids et mesures, les choses curieuses qui se passent tous les ans à Paris à certains jours de l'année. Il se termine par des instructions concernant les écoles de Théologie et de Droit (cours et frais), à la fin desquelles on peut lire : « Les jeunes gens font quelquefois monter les dépenses à des sommes excessives, aussi bien que les menus frais, consistans en papier, image et impression des thèses, tentures, et quelques autres semblables frais, sur lesquels il seroit bon que les parens consultassent ceux qui enseignent le Droit en particulier à leurs enfans. »

L'art de carotter les parents n'est donc pas un art moderne; sur ce chapitre comme sur bien d'autres points, l'humanité est éternelle.

On y trouve encore un tarif pour le papier et parchemin timbré suivant les formats, et un alphabet de plusieurs graines avec leurs vertus et propriétés.

A partir de l'année 1707 on lit sur le titre, après la mention de l'année : « Dédié à leurs Altesses Royales Monseigneur le Duc et Madame la Duchesse de Bourgogne. » Et, d'autre part, un frontispice représente le duc de Bourgogne tenant

sur une table le portrait de sa femme qu'il montre au public.

A la suite d'un nouveau privilège en date du 3 décembre 1742, le titre se modifia quelque peu. En voici la teneur exacte :

— Almanach de Poche ou Abrégé très-utile au Commerce du monde. Pour l'année M.DCG.LXIII. Du Fonds d'Antoine Warin, rue saint Jacques. |] A Paris, chez Thomelin, rue des Noyers, près la rue saint Jean de Beauvais, au Scapulaire. M.DCC.XLIII. In-24.

On lit dans l'avis placé en tête :

« L'ancienneté dans ces petits ouvrages mérite assez la préférence, c'est la meilleure preuve de leur utilité, ou de leur agrément, sur-tout lorsque le débit n'en diminue point, par la curiosité qu'excite ordinairement les Almanachs.

« Celui-ci, malgré le prix que la nouveauté leur donne, a toujours satisfait le public, et c'est plus pour l'utilité du monde, que par nouveauté qu'on en a changé l'ordre ayant paru depuis 1700, et les années suivantes. »

Cet almanach est rarissime.

[A. 1701 à l'auteur; A. 1707 à M. Cottreau ; A. 1709 et 171 1 au baron Pichon ; A. 1710 à M. de Bonnechose; A. 1716a la B. Maz. ; A. 1743 à la B. N.]

90.— ALMANACH DOMESTIQUE ET CURIEUX POUR L'AN SANS B1SSEXTE M.DCC. Accompagné d'un Extrait d'Astrologie naturelle, et d'un Prognostic perpétuel des jours et des heures Planétaires, par lequel chacun pourra connaître son penchant et ses inclinations, et même les divers changemens de l'air qui arriveront dans l'Année. [Traduit de l'Italien de Livio Agrippa, fameux Naturaliste de Pavie.] (1) y A Paris, chez Laurent d'Houry, à l'entrée de la rue Saint-Jacques, devant

(i) Les mots entre crochets disparaissent du titre des autres années sur lequel on lit en lieu et place : « Avec une table propre à régler les pendules. »

la Fontaine S. Severin, au Saint-Esprit. 1700 et suite. Pet. in-12.

Le privilège est du 3o octobre 1693 : je ne crois donc pas qu'il s'agisse d'une suite à l'Almanach de 169 1 (voir plus haut n9 83.) Le texte, du reste, n'est pas le même, car cet almanach est presque entièrement occupé par une sorte d'extrait d'astrologie naturelle. On y traite, en effet, de la nature et complexion de l'homme, des diverses significations qu'on peut tirer des parties de sa tête par rapport aux planètes; de l'influence des signes du Zodiaque sur les mois ; du globe, des étoiles, de la distance entre la terre et les sphères célestes, de la nature et de la vertu des planètes, etc.

Contrairement aux habitudes de l'époque, cet almanach ne donne aucun renseignement sur les choses de la Cour et du Palais. Je ne sais s'il a paru pendant de longues années, mais il ne figure pas sur le catalogue des livres imprimés en France en 1 7 13,

[A. 1700 au baron Pichon.|| 1701 à la B. N.]

qi. — ALMANACH ROYAL pour l'année mil sept cens sans bissexte, exactement supputé sur le méridien de Paris. Où l'on marque les Éclipses, le lever et le coucher du soleil, le mouvement de la Lune, les jours de foire, le Journal du Palais, la demeure des messagers, le départ des Courriers, le tarif des monnaies, et la liste des Bureaux c'e Messieurs des finances et leurs départemens ; avec ceux des Fermiers généraux, et autres particularisez. || A Paris, chez Laurent d'Houry, rue St-Jacques [dont l'adresse en 1702 se trouve ainsi modifiée « cy-devant rue St-Jacques et présentement rue St-Séverin, au St-Esprit,devant la rue Zacharie »]. 1700-1792 : soit g3 années. Pet. in-4.

L'Imprimeur Laurent d'Houry étant mort en 1725, l'Almanach de 1726 parut avec la rubrique: « Chez la veuve d'Houry et Charles Maurice d'Houry seul imprimeur de Mgr le duc d'Orléans » (1). En même temps, au verso du titre, se trouvait imprimé l'avis suivant qui resta en place plus de cinquante ans, avec nombreuses variantes et modifications de rédaction:

« Feu Laurent d'Houry, imprimeur-libraire à Paris, imagina cet ouvrage, qu'il donna dans son commencement sous le titre d'Almanach ou de Calendrier.

(l) Il est bon de remarquer que sur les avis des années postérieures à 1746, Le Breton s'attribue la paternité de la publication dès 1726.

« Louis XIV, de glorieuse mémoire, ayant souhaité cet almanach, le fit demander à l'auteur, qui eut l'honneur de le présenter à Sa Majesté dès 1699 ; c'est ce qui le détermina à le donner sous le titre d'Almanach Royal, et à faire sa principale occupation de ce travail. »

M. Ch. d'Houry n'ayant survécu qu'une année à son père, son nom disparut dès l'année suivante. De 1727 à 1745 l'Almanach ne porta qu'un seul nom d'imprimeur, celui de la veuve d'Houry. A partir de 1746 il fut publié conjointement par la veuve, et par Le Breton, petit-fils d'Houry. Mais la

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