‹ Les almanachs français (volume 3)Chapitre 86 sur 280 · ALMANACH DU CABRIOLET · texte numérisé non relu

ALMANACH DU CABRIOLET

Avec un Pot-pourri en Vaudeville sur des Airs choisis et connus, Pour la présente année. Par M***. || A Paris chez C. P. Gueffier, Libraire, Parvis Nôtre Dame, à la Libéralité (1756). In-32.

Titre gravé avec ornements. Frontispice signé : A. Humblot del. Maisonneuve sculp. et représentant un cabriolet dans un cadre orné. Calendrier.

Cet almanach est un curieux recueil de couplets se rapportant presque tous au cabriolet qui venait de faire son apparition et était alors la voiture à la mode. L'auteur, très probablement Marescot, à qui l'on devait Le Cabriolet, « conte allégorique et méchanique », débute par une épitre dédicatoire à l'amour sur l'air : « Du haut en bas ».

De nos remparts, Amour on te croit le Génie,

Sur les remparts On te fête de toutes parts :

C'est donc à toi que je dédie Cette voiture si chérie

Sur les remparts.

XVIIIe SIECLE

Suit un acrostiche intitulé «Eloge du Cabriolet» dont voici l'exacte reproduction :

O 'est du cabriolet que naît le vrai bonheur;

>* ux champs comme à la ville, il conduit la fortune,

ce annit de tous les cœurs la tristesse importune,

?o end aux Vieillards cassés sa première vigueur,

hn rrite les désirs d'une folle jeunesse,

O uvre à la volupté le chemin le plus doux ;

f- e Sage en fait son Char, de même que les Foux,

R t par son vol léger, imite la tendresse

H ant en règne à présent, et surtout parmi nous.

/fJIiuitblvt ûel, ■ Maùronfuu*>csculf>. Frontispice de 1' « Almanach du Cabriolet ».

Ce petit almanach est, du reste, rempli de piécettes sur la voiture qui faisait, alors, « plus de tapage que Phaëton » et dont l'origine se trouve ainsi expliquée :

Cabriolet, ce nom est drôle, Son origine, s'il vous plaît ; D'un T. mis après cabriole On en a fait Cabriolet.

Au provincial ne dit-on pas :

D'un cabriolet fais l'achat C'est la voiture à la mode.

Voici, sur un char qui conduit à Cythère les amants heureux, un dernier pot-pourri :

Du Français c'est l'image, Par sa légèreté

Ce brillant équipage Plaît par sa nouveauté; Il est si fort en mode Ce Char colifichet Qu'enfin tout s'accommode A la Cabriolet.

[Coll. de Bonnechose].

21 8. — ALMANACH FOLICHON OU LE JOUJOU DES DAMES, Ltrennes galantes pour la présente année. || En Suisse, chez le libraire des Petites Maîtresses. A Paris chez Cuissart, libraire, quai de Gesvres, A l'Ange Gardien. (1756) In-32.

Frontispice gravé, signé Sauffay inv. M. Sollin sculp. représentant au premier plan, l'auteur accoudé sur un bureau, à ses pieds des instruments de musique, tandis que, plus loin, des amours dansent sous un arbre.

Paraissait encore en 1762.

219. — ALMANACH MILITAIRE, contenant la Liste Générale des Troupes de France, sur pied en Janvier 1756, les différens quartiers et garnisons qu'elles occupent; avec les Noms et Rang des Régimens, tant François qu'Étrangers, l'année de leur création ; les Noms et Grades de leurs Colonels, etc. || M.DCC. LVI. S. I. ni ind. In-24.

Almanach populaire imprimé à Genève chez les frères Cramer. Chaque mois contient, à côté du calendrier, une page de perts et de gain.

Dans le Mercure du mois de Mai 1756 se trouvent quelques observations à son adresse sous forme de « Lettre à M. de Boissi par un Anonyme de province, a On remarque qu'il donne peu de détails sur l'organisation militaire et presque rien sur la marine, « ce qui ne s'explique pas à la veille des brouilleries avec les Anglais. »

Il contient à peu près l'essentiel, dit-on, de ce que M. le Mau de la Jaisse donnait autrefois, avec sa « Carte du Militaire. »

[Coll. de Bonnechose.]

220. — ALMANACH POÉTIQUE ET ÉNIGMATIQUE pour l'année 1766, orné de figures; Dédié à Son Altesse Serénissime Madame la Duchesse d'Orléans, par M. Deschamps de Sainte- Suzanne. || A Paris, chez Babuty père, rue St-Jacques, à S. Crysostome. In-32.

Encore un auteur qui ne figure point sur la France Littéraire.

GG

LES ALMANAGHS FRANÇAIS

Titre gravé, signé Eisen inv. de Ferth sculp. Pour chaque mois une petite composition très finement gravée — haut de page — avec texte imprimé au-dessous. Ces compositions sont également toutes signées de Eisen et de différents graveurs Lafosse, Lempereur, Aliaumet. Le texte se compose, comme l'indique le titre, d'une série d'énigmes dont une table donne l'explication.

221 . — LE BON JARDINIER, (1) Almanach pour l'année i756,contenantuneidée générale des quatre sortes de Jardin, les règles pour les cultiver, et la manière d'élever les plus belles Fleurs. [Nouvelle édition considérablement augmentée et dans laquelle la partie des Fleurs a été entièrement refondue par un Amateur.] || A Paris, chez Guillyn, Quai des Augustins, du côté du Pont Saint-Michel. Au Lys d'Or [et plus tard chez Eugène Onfroy, rue du Hurepoix, qui reprit, par la suite, la librairie du Lys d'Or] M.DCC.LXIV. [1755 jusqu'à nos jours.] In-24, puis in-18, in-12 et in-8.

Plusieurs années à partir de 1780, portent la mention : « cet almanach a paru depuis plus de vingt-cinq ans. » Quoi que je n'aie pu trouver aucune année antérieure à 1764 — c'est la première en date de la collection Delzant, la plus complète en la matière, — il est certain que Le Bon Jardiniei a dû paraître, pour la première fois, en 1755, et non en 1754 date donnée par Barbier. Le privilège est, en effet, daté du 14 décembre 1754.

Almanach fondé par Pons-Aug. Alletz qui le publia jusqu'en 1781 (et non 1782 comme dit Barbier). Après lui Thomas-François de Grâce, ex-censeur royal, le continua jusqu'en 1796. (L'année 1782 porte : « Avec un supplément par M. de Grâce, amateur et cultivateur, ») puis il fut pris par Mordant De Launay, l'un des bibliothécaires du Muséum d'Histoire Naturelle.

Le Bon Jardinier qui paraît encore de nos jours a eu un nombre considérable de rédacteurs. Citons entre tous Loiseleur-Deslonchamps, Levêque de Vilmorin, L. Noisette, J.-J. Deville, Pirolle, Pierre Boitard, L. Eustache Audot, Louis Vilmorin, Neumann, Joseph Decaisne, Ch. Naudin.

Informe à son origine, cet almanach s'est rapidement développé. A partir de 1788 le plan, modifié, fut conçu d'après l'ordre alphabétique, et le nom latin fut joint, pour chaque plante, au nom français. « Le Bon Jardinier » eut déjà au XVIIe siècle les honneurs d'une contrefaçon par un libraire de Liège. En i8o5 on publia, pour lui

(1) Le titre ici reproduit est celui de l'année 1764.

faire concurrence, un « Calendrier du Jardinier » ayant absolument même format et même épaisseur.

Quoique paraissant annuellement, il ne subissait guère de modification que dans son calendrier. Tout ce que l'auteur découvrait de nouveau pour le potager, le fruitier, les plantes d'agrément faisait la matière d'un supplément. Seules, les années 1784 et 1788 ont un texte original.

Les quatre sortes de jardin dont le titre fait toujours mention sont le jardin d'ornement, le jardin fruitier, le jardin potager, le jardin de fleurs. Le sommaire des matières variait quelquefois.

Le « Bon Jardinier » se vendait 36 sols relié.

Voici, d'autre part, le titre complet de la nouvelle série :

— Le Bon Jardinier, Almanach Pour l'Année 1806, contenant des Préceptes généraux de Culture ; l'Indication, mois par mois, des travaux à faire dans les Jardins ; la Description, l'Histoire et la Culture particulière de toutes les Plantes potagères, utiles, ou propres aux Fourrages ; des Arbres fruitiers de toute espèce, avec la manière de les bien conduire et l'indication des meilleurs fruits ; des Oignons et Plantes à fleurs et d'Ornement, même les plus rares ; et des Arbres, Arbrisseaux et Arbustes utiles ou d'agrément ; suivis d'une Table très complette de tous les noms de chaque plante; et précédés d'un Vocabulaire explicatif des termes de Jardinage ou de Botanique ayant besoin d'interprétation. Dédié et présenté à Sa Majesté l'Impératrice-Reine, Par M. De Launay. Il A Paris, chez Onvroy, Libraire, rue St-Victor, N°22; et au Ier Avril, rue St-Jacques, N° 5l, près celle des Noyers. In-12.

L'année 181 1 porte « Dédié à L'Impératrice- Reine Joséphine. »

A partir de 1806 (augmentation des matières et du format) le prix se trouva porté à 5 fr. puis 6fr.; aujourd'hui il coûte 7 fr.

[B. N. Quelques années du xixe siècle. Il Coll. Delzant.]

222. — CALENDRIER PERPETUEL, avec l'explication, par M. Hugnin. 1756.

L'auteur, l'abbé Al. François Hugnin, n'est pas autrement connu.

[D'après la France Littéraire.]

223. — ÉTRENNES MILITAIRES, pour l'Année 1757. Tirées du Dictionnaire Militaire, [corrigées et augmentées;] Utiles à toutes les Personnes qui se destinent à prendre le Parti des Armes. || A Paris chez Gissey, rue de la vieille Bouderie. La Veuve Bordelet, rue St-Jacques. La

XVIIIe SIÈCLE

Veuve David, Quai des Augustins. Duchesne, rue St-Jacques. M.DCC.LVII.

Fut publié pour la première fois en 1756. Le privilège est daté du 7 novembre 1755 et est au nom de Michel-Etienne David le Jeune avec mention des parts accordées par ce dernier à ses trois associés.

Cet almanach donne V « Origine des grands et premiers officiers Militaires » : maires du palais, sénéchaux, connétables, etc.; la liste de chacun des régiments avec le nom du colonel et la description de l'uniforme affecté à chacun d'eux. En tête des corps de troupes : Cavalerie, Hussards, Dragons, etc. se trouve une petite notice donnant quelques détails historiques sur ces corps. On y trouve aussi la liste des troup-es d'Autriche, d'Espagne, de Danemarck, de Saxe, de Hanovre, de Prusse, des renseignements sur les ordres militaires français, etc.

Etait rédigé par De La Chesnaye-Desbois.

[B. N. Années 1757-1758.]

224. — PETITES ÉTRENNES EM- BLÉMATIQUES ET CHANTANTES par le sieur Bresson de Maillard, découpeur ordinaire et privilégié de Mgr le duc de Bourgogne et des Enfants de France, rue St-Jacques à Paris, maison de M. Lambau.

Ces « Etrennes » sont une sorte de cours de découpage à l'usage des amateurs. Le sieur Bresson apprenait, en effet, à découper pour appliquer les vignettes avec le secours d'une brosse, sur toute espèce d'objets, puis à peindre des tapisseries en toile ou en papier et même des robes.

[D'après Victor Champier.]

225. — ALMANACH CHANTANT DE MOMUS, Dédié aux Dames. || A Paris, chez Duchesne, Libraire, rue St-Jacques, au-dessous de la Fontaine St-Benoît, au Temple du Goût. 1757 et suite.

In-32.

Almanach populaire qui se vendait 12 sols. Momus et la Folie vont commencer, dès ce moment, à faire concurrence à Cythère.

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