ALMANACH HOLLANDOIS
Il A Paris, chez Ph.-D. Langlois, libraire, rue du Petit-Pont, entre celles de Saint-Séverin et de la Huchette, au Saint- Esprit couronné (1759).
Se publiait avec et sans figures. N'est, du reste, « Hollandais » que par le titre, la Hoilande étant alors à la mode.
[D'après un catalogue de l'époque].
276. — ALMANACH POLISSON ou Étrennes Bouffonnes et Poissardes. || A
la Courtille, chez Boniface Croûton, un des forts de la Halle, avec permission des Blanchisseuses. [Paris, chez Cailleau] 1759. In-32.
[D'après le catalogue Cailleau.]
Nombre de publications de colportage parurent alors, avec des permissions fantaisistes appropriées à la nature du sujet. Et déjà, le titre faisait tout, d'autant plus que le texte était nul.
277. — ALMANACH UTILE ET AGRÉABLE DE LA LOTERIE DE L'É- COLE ROYALE MILITAIRE pour l'année 1759. Où l'on voit son origine, ses progrès, son établissement en France et la façon de placer le plus avantageusement sa mise. Enrichi de quatre-vingt-dix figures en taille douce, qui pourront servir de devises. || A Amsterdam et se vend à Paris, chez Prault père, quai de Gèvres, et chez Laurent Le Clerc. In-24.
Titre imprimé sans intérêt.
Frontispice gravé : la Fortune tirant d'un tambour des billets de loterie qu'elle jette à la foule. Curieux et rarissime almanach illustré s'ouvrant par une préface destinée à montrer les avantages de la loterie établie pour fonder l'Ecole royale militaire. « Le but de cet ouvrage » y lit-on « a été uniquement de procurer le même amusement qu'on se procure en Italie, à l'occasion de cette loterie et où, dans toutes les villes où elle est établie, on a affecté à chaque nombre, depuis I jusqu'à 90, différentes figures soit d'art, soit de métiers, soit d'animaux, soit de fleurs ou de fruits, suivant le goût particulier de chacune de ces villes ou provinces. Par exemple, Rome ayant choisi les arts, la figure d'une danseuse est au n° 1 ; à Naples, qui a choisi les animaux, c'est celle d'un éléphant ; à Gennes celle d'une rose; celle d'un tailleur à Venise. » Conçu dans le même esprit, « l'Almanach de la Loterie de l'Ecole Militaire » pensa que pour traduire l'esprit du pays il fallait avoir recours à des compositions féminines. « En donnant en France une manière de s'amuser appropriée aux principes de cette Loterie, qui ne fait que d'y naître, » dit encore la préface « on n'a eu égard dans le choix des figures, qu'à la Galanterie qui est naturelle à cette nation : ces figures sont inventées par M. Gravelot qui a bien voulu composer les petits quatrains qui les accompagnent et elles sont gravées par M. Le Mire, un des plus habiles artistes en ce genre. »
Cette loterie consistait, je l'ai dit, en go .mméros. A chaque tirage on en tirait cinq seulement, au hasard. Il y avait 8 tirages par an. On mettait à
cette loterie de trois manières différentes : par Extrait, par Ambe, et par Terne (1).
Dessins et légendes versifiées, tout est donc l'œuvre de Gravelot dans les quatre-vingt-dix compositions que nous allons énumérer, compositions un peu mignardes, d'une monotonie quelquefois fatigante, mais très habilement exécutées avec leurs mélanges de crayon et de lavis et qui représentent l'histoire de la femme depuis sa naissance jusqu'à son mariage. Chaque sujet est renfermé dans un
Frontispice de 1' « Almanach de la Loterie de l'Ecole Royale Militaire ». — Dessin de Gravelot, gravure de Le Mire.
encadrement formant trumeau. En tête, sur un étroit cartel, est inscrite, en lettres majuscules, une légende expliquant le sujet, tandis qu'en bas, c'est-à-dire au-dessous du dessin, se trouve sur une plus grande tablette un quatrain explicatif. Dans un cercle placé au milieu du cadre qui accom-
(1) La loterie « accordée par Sa Majesté à son Ecole Royale Militaire » était basée sur les principes de celles établies depuis longtemps à Gênes, à Rome, à Venise, à Milan, à Naples, dans les Etats héréditaires d'Allemagne et à Prague.
Par Extrait, c est placer une somme quelconque sur un seul numéro ; par Ambe, c'est placer cette somme sur deux numéros ; par Terne, c'est la placer sur trois numéros.
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XVIIIe SIECLE
pagne le dessin est le numéro d'ordre de chaque estampe.
Voici, du reste, l'explication des figures.