‹ Les almanachs françaisChapitre 120 sur 521 · LXXVII. In · texte numérisé non relu

LXXVII. In

Recueil purement documentaire, précédé d'un titre gravé intitulé : « Manuel de l’Auteur et du

Libraire. » — Calendrier.

Voir, plus loin, n° 588.

[B. Ars.]

571. - ALMANACH DE L’HEUREUSE ANNEE, ou les Souhaits de la France accomplis par la fécondité de la Reine, avec figures, Chansons Analogues, perte et gain. |] A Paris, chez Esnault, puis Desnos. 1777-1781, 5 années. In-24.

Frontispice représentant la France assise à côté du berceau royal, adressant ses vœux à l’hymen pour la naissance d’un prince. Mercure lui apporte Mgr. le Dauphin que les ris et les jeux s’empressent de recevoir.

572. — ALMANACH DE LA TOILETTE ET LA COËFFURE DES DAMES FRAN- ÇOISES, SUIVIE D’UNE DISSERTATION SUR CELLE {sic) DES DAMES ROMAINES. Souvenir à l’Angloise (1).

Orné d’un Frontispice qui représente la manière dont se coëffaient les Femmes sous différens règnes; et autres gravures. || Avec Tablettes Économiques, à double usage, Perte et Gain, et Stylet pour écrire, chaque jour, ses rendez-vous et secrets particuliers; ce qui s’effacera à volonté avec une éponge mouillée. || A Paris, chez Desnos, Libraire, Ingénieur-Géographe du Roi de Danemarck, rue St-Jacques, au Globe et à la Sphère. 1777. In-24.

Frontispice représentant une femme sortant d'un bain, que deux servantes sont occupées à éponger.

(l) Quoique je n'aie pas pu rencontrer une seconde partie, il est très certain qu’il a dû en exister une.

Après le titre est une estampe documentaire : quatre femmes, dont trois avec les coiffures des règnes précédents (Louis XIII, Louis XIV, Louis XV), et une avec la coiffure actuelle (Louis XVI). Cette gravure accompagne un long article historique sur la toilette et la coiffure, puis viennent 24 planches de femmes en buste dont voici la description :

I. Coëffure en cheveux frisés du règne de Henri IV. — 2. Coëffure de Marie de Médecis.

— 3. Coëffure du règne de Louis XIII. — 4. Coëffure d'Anne d’Autriche. — 5. Coëffure du règne de Louis XIV. — 6. Coëffure en cheveux bouclés du règne de Louis XIV. — 7. Coëffure de 1711 à 1718. — 7. Autre coëffure, de la même époque. — g. Coëffure du règne de Louis XV, de 1720 à 1740. — 10. Coëffure au petit bonnet et à barbes pendantes, de 1740 à l75o. — II. Coëffure de 1750 à 1770. — 12. Autre coëffure de la même époque.

— l3. La Daphné en 1774. — 14. Coëffure en plumes en 1774. — l5. Chapeau à la Henri IV en 1775. — 16. Coëffure en plumes en 1775. — 17. Chapeau à l’Anglaise en 1776. — 18. Le Lever de la Reine en 1776. — 19. Baigneuse à la Frivolité en 1776. — 20. Chapeau à la Henri IV en

1776. — 21. Le Chien couchant du côté droit en

1777 . — 22. Bonnet au Colisée en 1777. — 23. L’Hérisson en 1776. — 24. Le Chien couchant du côté gauche, en 1777.

Ces figures, gravées avec soin, sont toutes dans un médaillon ovale à cadre orné reposant sur un fond au burin. Les légendes sont placées audessous, sur une tablette-console.

[Très rare : de l5o à 200 fr.]

[Coll, baron Pichon.j

573. — ALMANACH ET MÉMOIRE DES GENS D’AFFAIRES, pensées badines, avec Tablettes de Perte et de Gain. || A Paris, chez Desnos, Libraire de S. M. Danoise, rue St-Jacques, au Globe et à la Sphère. 1777. In-24.

[D'après un catalogue de l'époque.]

574. — ALMANACH LITTÉRAIRE OU ÉTRENNES D’APOLLON; Contenant l’éloge historique de Corneille par Voltaire; le Fontenelliana, où l’on trouve grand nombre de réparties de Fontenelle qui n’ont jamais été imprimées; plusieurs bons mots de Piron, Crébillon, l’abbé de Voisenon et de Voltaire; des Anecdotes intéressantes, etc. || A Athènes, et se trouve à Paris chez la veuve Duchesne rue St-Jacques, chez Valleyre l’ainé, chez Prault fils aîné, chez Durand neveu, chez

Le Jay, etc. M.DCC.LXVII. 1777-1793 17 années. Petit in-12.

Se vendait broché I livre 4 sols puis I livre 6 sols.

Jusqu’en 1784 le titre se trouve ainsi agrémenté d’un long sommaire des matières contenues dans le volume. Ce sommaire avait même pris une telle étendue que la nomenclature habituelle des libraires se trouva remplacée par ces mots : « Chez les Libraires des Années précédentes. »

D’autre part, le verso du faux-titre servait de réceptacle à toutes espèces d’annonces fort peu littéraires; on y voyait des « pilules antimoniales » et les vinaigres et moutardes du sieur Maille « connu pour son humanité et sa bienfaisance ». etc.

Jusqu'en 1784, également, la publication resta | anonyme. Son « arrangeur » était un compilateurpoete, M. Daquin «rédacteur d’Almanachs », ainsi que Grimm l'appelle quelque part, qui se faisait un plaisir de modifier sans cesse la physionomie de son nom. A partir de 1785 ce dernier figura régulièrement sur le titre; d’abord « D’Aquin de Château-Lyon » puis « D’Aquin cousin de Rabelais », (1791) et enfin, « Rabelais d’Aquin », ce qui est un comble.

A partir de 1785 aussi le titre modifia sa physionomie, enlevant tout sommaire, et en 1789 il devenait :

— Almanach Littéraire ou Etrennes d’Apollon; Contenant de jolies Pièces en prose et en vers, des

saillies ingénieuses, des variétés intéressantes e beaucoup d’autres Morceaux curieux. Avec une Notice des Ouvrages nouveaux [remplie d’Anecdoctes piquantes]. Par M. D’Aquin de Château- Lyon. || Chez Mme la veuve Duchesne, rue St- Jacques; et Defer de Maisonneuve, rue du Foin, à l’Hôtel de la Reine Blanche.

Quelques années contiennent un frontispice allégorique lequel, généralement dû à Eisen ou à Marillier, est un petit bijou, gravé avec un soin infini. Voici la mention de quelques-uns de

: ces frontispices : Année 1777, Apothéose du grand | Corneille (Eisen del. Lingée sculp .) — A. 1781 : j Figure de Cochin pour une poésie de de Piis. — ! A. 1789 : La Virginité (Marillier inv. De Ghendt ! sculp.) : La Fécondité remettant non sans une certaine i satisfaction entre les bras du jeune époux, l’épouse i qu’il attend. — A. 1790 .* L’amour rassemblant des | bergers et des bergères dans un riant bocage i (Marillier, De Ghendt). — A. 1791 : ravissante j figure destinée à illustrer « Les amis d’autrefois », j anecdote historique par M. Ponce.

U Almanach Littéraire dont les petites pièces de j vers et les récits en prose étaient pris, ainsi que : l’indique l’avertissement des éditeurs, soit dans les i livres rares, soit dans les portefeuilles des amateurs, j ne présente pas grand intérêt au point de vue de ! l’inédit, mais avec ses traits piquants, ses saillies, j ses anecdotes plaisantes, il offre une variété d’as- 1 pect que n’a point Y Almanach des Muses , bien

En vieil cira -fil a.ion honneur?

tic fbr. Etccn Lyru^i/fiJ

Frontispice de l’année 1781.

Frontispice de l’année 1791.

XVIIIe SIÈCLE 14?

vite monotone à parcourir. Et l’on a sous la main, grâce à lui, quantité de documents qu'il faudrait, autrement, aller chercher de côté et d'autre, dans les petites feuilles de l’époque. A signaler dans l’année 1785 trois lettres inédites de Voltaire: dans l’année 17S9 des vers de Dorât à Marillier, l’illustrateur auquel les poésies du premier doivent tant, une satire contre un « grand homme du Petit Almanach 11 (voir plus loin n° 879) c’est-à-dire Rivarol,et un article de Pons, «les Révolutions des Modes françaises. »

L 'Almanach Littéraire donnait une très grande place à la critique des principaux ouvrages parus dans l’année : quelquefois cette notice occupe la moitié du volume.

Il est intéressant à parcourir pendant la Révolution, parce que, tout en notant les faits historiques du jour, il continuait à publier des bouquets et des bons mots. Comme Y Almanach des Muses il sut mélanger agréablement l’Amour et la Politique.

En tête de chaque année se trouve un calendrier : 1777, tète de la collection, a été réimprimé.

La collection complète, rare à rencontrer, vaut de 80 à 100 fr.

Les années séparées se paient suivant l'état du frontispice. L’année 1789, cartonnée, non rognée, a été cotée par Morgand 25 fr.

(B. Ars. il années. || Coll, de l’auteur.]

575. — ALMANACH OU ÉTRENNES FRANÇAISES, où sont représentées en médaillons les plus beaux monuments de Paris, suivies des Vœux de la France et de l’Empire. || A Paris, chez Desnos, Libraire de S. M. Danoise, rue St-Jacques, au Globe. 1777. ln-24.

Se vendait 4 livres 16 sols.

Figure déjà sur les catalogues de Desnos en

Ne serait-ce pas une nouvelle forme des Etrennes Françaises ?

576. — ALMANACH POUR L’ÉTRAN- GER QUI SÉJOURNE A PARIS. Année m.dcc.lxxvii. — Prix : 12 sols, broché.

|| A Paris, chez les Marchands de Nouveautés. (1777 et suite). In-32.

Un avertissement placé en tête dit : « Cet Almanach sera très exactement renouvelé tous les ans ». Les notes et communications devaient être adressées au sieur Délabré. C’est, du reste, une suite de renseignements officiels et autres sur les cabinets littéraires, jardins, journaux, loteries, manufactures, voitures, etc. On y trouve tout, jusqu’au prix des chaises dans les promenades publiques, pour lesquelles on donnait, alors, des abonnements à

l’année; jusqu’au prix des bains qui était de plus de 3 livres équivalant à près de 10 fr. de notre monnaie. La propreté, alors, n’était pas à la portée de tout le monde.

A paru antérieurement, mais je n'ai pas pu trouver la tête de la collection.

[B. Carn.]

577. — CALENDRIER DES PRINCES pour la présente année (1777) contenant la chronologie des Rois de France, la naissance des Princes et Princesses de la Cour, la règle du jeu de whisk, avec un perte et gain. || A Paris, chès Vallet, graveur. Pet. in-12.

Cet almanach est orné de 2 cartes coloriées, de vignettes dans le texte, et de 28 portraits gravés en médaillon.

Il ne faut point le confondre avec le Calendrier des Princes de la Chesnaye-Desbois. (N° 33o.)

[Coté 20 fr.]

[D’après un catalogue de libraire.]

578. — ÉTRENNES AUX JOLIES VOIX. Almanach chantant; Pour la présente Année. || A Amsterdam. Et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, Libraire, rue St-Jacques, au Temple du Goût. 1777 et suite. In-32.

Recueil de chansons, ariettes, vaudevilles, impromptus.

Cet almanach parut pendant plusieurs années, en modifiant plus ou moins son titre principal. Voici, notamment, le titre de 1786 :

— Almanach Chantant ou Etrennes aux jolies Voix. [Epigraphe:] Morit Amphion lapides canendo. Horace, Ode VIII, Liv. m. — Prix 12 sols. || A Paris, chez la veuve Duchesne, Libraire, rue St- Jacques, au Temple du Goût; Lesclapart, Brunet, Petit. M.DCC.LXXXVI. In-24.

579. — ÉTRENNES DES POETES ou Recueil de pièces devers, extraits de plus de deux cens manuscrits du dix-septième siècle, second recueil. || A Paris, chez Lesclapart. 1777 et suite. Pet. in-12.

Poésies choisies, avec une foule d’épigrammes, dont quelques-unes assez piquantes. Je n’ai pas trouvé la mention du premier recueil.

[D’après YAlm. des Muses de 1778.]

Page 1