La bonne Nourrice (elle allaite le royal enfant
6. L’offrande de Mars (il présente une palme au Dauphin assis sur les genoux de la France). — 7. L’Enfant des dieux (la Reine, sur son trône, présente le Dauphin à Louis XVI). — 8. L’Action de grâce (le clergé, sur le parvis de Notre-Dame, recevant le Roi). — 9. Les Dons de Minerve (Minerve présentant une branche d’olivier au Dauphin dans son berceau). — 10. La joie publique (feu d’artifice tiré devant l’Hotel de Ville). — 1 1. La Reine-Mère (La Reine assise sur le trône, avec le dauphin dans ses bras). — 12. Le Présent de Vénus. (Dans sa conque, autour de laquelle joue un dauphin, elle fait à la France présent du trident de Neptune.)
Suivent un cahier de perte et gain et des vers de circonstance.
L’exemplaire de M. de Savigny, le seul connu, est relié en maroquin rouge avec emblèmes frappés sur les plats. (Un Dauphin surmonté d’une couronne et, sur le second plat, les mots : « Vive le Dauphin! »)
664. - ALMANACH DE LA REINE, Orné de Stances, Sonnets, Épigrammes, Quatrains, Madrigaux, Odes, Dialogues, Songes et autres différentes Productions des meilleurs Poètes, mises au jour à l’occasion de la naissance de Monseigneur
Le Dauphin, le 22 octobre 1781. || A Paris, et se trouve à Malines, chez P. J. Hanicq, Imprimeur-Libraire. (1782). In-18.
« Pièces faites à l’occasion de la naissance de Monseigneur le Dauphin », tel est le titre courant de cet almanach qui contient un calendrier pour 1782 et qui s'ouvre par le songe de Madame de France à l'occasion de la naissance de son frère.
Du commencement à la fin c’est un pompeux éloge de la famille royale.
Un lis manquoit au bonheur de la France Le Ciel vient de le faire fleurir.
François, vous êtes heureux C’est un p’tit Dauphin.
Les Grâces et Cythère, le jeune Corylas et l’amoureux Sylvandre, Daphnis et Lycidas ne sont pas seuls, en cet almanach, à chanter l’illustre enfant que se disputent Hercule et Mars; le charbonnier et la poissarde, dans la langue de M. Vadé, eux aussi parlent de la naissance,
De c’biau Dauphin qu’est v’nu lundi Sur les deux heur’s après midi.
Et voici de quelle façon ils le chantent :
Si l’Roi z’est notre Per à tous La Rein z’est aussi not Mère ;
Mes gas réjouissons-nous,
A viant d’nous bailler un p’tit Frère.
N’Sra pas du Pié qui s’mouchra,
Messieurs l’s Anglois vous verrez ça.
Mais c’est surtout à l’égard de Marie-Antoinette, femme et mère d’un Louis, que les couplets sont élogieux.
« Elle est belle, elle est sage et n’en est pas plus
La rareté. . . » [vaine,
[Cat. 10 fr. r. mar. r.]
665. — ALMANACH DE PERTE ET DE GAIN suivi d’un extrait des jeux les plus connus en France, par ordre alphabétique et d’un agenda.
Le jeu rassemble tout : il unit à la fois Le turbulent Marquis, le paisible Bourgeois.
|| A Paris, chez la Veuve Duchesne, rue Saint-Jacques. 1782 et suite. In-32.
Almanach composé, à l’exception des notices, de papier blanc.... bleu, pour conserver la juste appellation des couleurs.
Suite du précédent almanach. (Voir, plus haut, n» 207).
[Cat. 5 et 7 fr.]
666. — ALMANACH DES MARCHÉS DE PARIS. Étrennes curieuses et comiques avec des Chansons intéressantes.
Dédié à Marie Barbe, Fruitière Oran-
» La Marchande d’abricots ». — Figure de Queverdo, d’après une épreuve à l’état d’eau-forte, et avant la lettre. (Coll, de Savigny.)
gère, Dessiné et gravé par M. Queverdo. || A Paris, chez Boulanger, rue du P‘ Pont, à l’Image Notre-Dame. (1782).
XVIIIe SIÈCLE
Almanach entièrement gravé, chansons et estam- ' pes, avec 24 pages de musique, parmi lesquelles une romance de J. -J. Rousseau, qui se retrouvent ; dans plusieurs almanachs de chez Boulanger. Les ; planches, chef-d'œuvre de gravure, sont très eu- i rieuses pour la physionomie des petits métiers et j des cris de Paris à cette époque. Elles avaient j déjà paru, en 1780, dans T « Itinéraire descriptif i de Paris avec indications quotidiennes. Débit des j Comestibles les plus abondants et les plus recher- j chés de chaque saison. » En voici du reste, la j nomenclature précise : I. Janvier. Le bon Portu- j gai : oranges fines ! (Sur le Pont Neuf, derrière la j statue de Henri IV). — 2. Février. La Vallée, mar- j ché à la volaille. — 3. Mars. Marché au Poisson j (attrapage de poissardes). — 4. Avril. La, Rue au : Fer, Marché aux fleurs. — 5. Mai. Les Ecosseu- ! ses (Vadé à la Halle, voyant les objets sur nature). ;
— 6. Juin. Les gros Gobets à la courte queue (mar- i chande de cerises, avec une note égrillarde). — ; 7. Juillet. La Marchande d’Abricots (un beau jeune homme, un de ceux que rien n’arrête, prend les... abricots de la marchande). — 8. Août. La Marchande de crème :
Le plaisir, elle le donnoit Mais sa crème elle la vendoit.
— 9. Septembre. Vlà le Melon, vlà le sucré. — 10. Octobre. Md de chasselas à la livre. — il. Novembre. Marrons bouillis, ils brûlent la poche.
— 12. Décembre. Du bon Boudin gras et salé.
Il n’est pas sans intérêt de signaler la reproduc- i lion moderne de ces estampes, en gravures sur ; bois, avec encadrement spécial, dans X Almanach de l’Illustration pour 1 858.
Les petites poésies qui accompagnent ces estampes sont des modèles de finesse et de polissonnerie galante.
(Coll, baron Pichon.)
[De 200 à 25o fr. suiv. la reliure.]
667. — ALMANACH DES QUATRE SAISONS ET DES QUATRE HEURES DU JOUR. || A Paris, chez Boulanger, rue du Petit Pont, à l’Image Notre-Dame. (Vers 1782.) In-32.
Almanach entièrement gravé, avec 12 figures se rapportant aux saisons et aux heures, publié sous deux formes : 1° en grand, comme almanach de cabinet ; 2° en petites bandes coupées, de format iu-32, destinées par conséquent à former volume.
Desnos annonce également sur ses catalogues, à la même date, « Les Quatre Saisons » — « Les Quatre Heures du Jour. 11
[D’après un catalogue de Boulanger, en 1786.]
668. - ALMANACH DU SORT, chantant et amusant. || A Paris, chez Valade,
Imprimeur-Libraire, rue des Noyers.
1782. In-32.
Chantant, soit. Amusant, c’est une autre affaire. Cher lecteur, vous n’ignorez pas Qu’il est d’assez sots Almanachs, ainsi que le sieur Valade ne fait nulle difficulté de le reconnaître lui-même.
[Un Almanach du Sort figure, en 1784, sur un catalogue Cailleau.]
669. — ALMANACH GALANT DES COSTUMES FRANÇAIS Des plus à la Mode. Dessinés d’après nature. Dédié au Beau Sexe. || A Paris, chez le S' Boulanger, rue du petit-Pont, près le petit Châtelet. (1782). In-32.
Almanach entièrement gravé, planches et texte, figurant sur les catalogues de l’éditeur sous le titre de : Almanach des Cœffures et Costumes. Sur le titre deux petits amours nus, coiffés de chapeaux. Recueil de costumes dont voici la liste :
I . Dame de Cour en grand Etiquet (sic). — 2. Dame en Camisole de nuit qui se baigne (Femme quelque peu nue, prenant un bain de pieds). — 3. Dame en pelisse, chapeau en Soleil. Le poëte trouve ses appas par trop cachés, car il lui dit :
Jamais marchand ne vend rien S’il ferme son Magasin.
— 4. Dame en lévite, fourreau à l’anglaise. —
5. Dame mettant sa jarretière. — 6. Dame en robe à l'anglaise. — 7. M. l’Abbé. — 8. Le Bourgeois marchand (Ses mains disparaissent dans un énorme manchon). — 9. L'officier en redingote verte, galonnée en or. — 10. L’homme de Robe en habit de velours ciselé (sic). — II. Le Petit Maître en Gillet (sic) blanc, culotte de nanquin (sic). — 12. Le Financier en habit de velours, brodé en or. — l3. Demoiselle habillée galamment, coiffée en pouf. — 14. Demoiselle en Polonoise, en Pouf. — l5. Dame en déshabillé, coiffe à la paysane (sic).— 16. Dame en Lévite, coiffée en pouf galant. — 17. Dame en robe de satin, coiffée à la paysane. — 18. Paysane des environs de Paris, en habit des Dimanches.
[Coll, baron Pichon.]
[M. de Savigny possède un exemplaire dans lequel la planche 14 : Demoiselle en polonoise, — évidemment la vraie planche — est remplacée par une « Dame arrosant des fleurs. »]
[De 200 à 25o fr. suiv. la reliure.]
670. — ALMANACH PENSANT ou Étrennes aux Philosophes [Epigraphe:] Quidquid præcipies esto brevis.
Horace, Art poétique. Prix 12 sols. || A Paris, chez la Veuve Duchesne, Libraire, rue S. Jacques, au Temple du Goût; Lesclapart, Libraire de Monsieur, rue du Roule, n" 1 1 ; Brunet, Libraire, rue Marivaut, près la nouvelle Comédie Italienne; Petit, Libraire, quai de Sèvres.
M. DCC. LXXXVI. In-16.
Almanach composé d'un choix de pensées des plus grands philosophes sur une infinité de sujets rangés alphabétiquement. L’éditeur, M. de la Croix, dit dans un avertissement : 11 L’ingrat peut y trouver à rougir de son ingratitude, l’avare de sa dureté, l'envieux de sa bassesse, le libertin de ses vices ». Calendrier pour 1786.
[B. N. — R. 2848. || Coll, de Bonnechose.]
671. - ALMANACH PLAISANT ou Etrennes aux beaux Esprits [Epigraphe :] Linque severa. Hor. Ode VIII, Liv. III.
|| A Paris, chez la Veuve Duchesne, rue Saint-Jacques. [1782]. In-32.
Bons mots, plaisanteries, épigrammes et pièces de vers. Un des moins mauvais parmi les nombreuses productions du même genre. Du reste, il n’était pas seulement plaisant mais encore philosophique.
Une pensée au hasard : 0 Un mari se plaignoit de l’infidélité de sa femme ; c'est un mal d’imagi-
nation, dit Santeuil, peu en meurent, beaucoup en vivent ! »
Toujours vrai.
[Coll. Weckerlin, le même pour 1786.]
672. — ALMANACH SUR L’HEUREUX ACCOUCHEMENT DE LA REINE, les réjouissances qui l’ont suivi, et sur l’entrée de Leurs Majestés dans la Capitale. || A Paris, chez Boulanger, rue du Petit- Pont, à l’Image Notre-Dame. (1782).
Ceci est le titre qui figure sur les annonces des publications de Boulanger, mais, très certainement, ce n'est point le titre exact. Il s’encadrait, dit l’annonce, par I, par 2 et 3 mois, ou se vendait relié en maroquin, avec glace ou sans glace.
Il était illustré de 12 compositions de Queverdo et contenait des vers en l'honneur de la Reine.
673. - ALMANACH VÉTÉRINAIRE, ou Abrégé de l'Histoire des progrès de la Médecine des Animaux, depuis l’établissement des Écoles Royales Vétérinaires. Année 1782. || A Paris, chez la Veuve Vallat-la-Chapelle, Libraire, grande Salle du Palais. (1782-1790). In-8.
La première Ecole « s’occupant de la connaissance et du traitement des maladies qui attaquent les animaux domestiques » s’ouvrit le tcr janvier 1762, à Lyon, puis devint en 1780 l’Ecole Royale du château d’Alfort. L’almanach donne la description de l’École, de ses salles, et l'énumération du personnel. Il contient également les observations faites sur la maladie de la Sologne, et différents traités sur les maladies.
L’ Almanach Vétérinaire dù à MM. Chabert, Flandrin et Huzard, a eu trois éditions successives, de 1782 à 1790. Le titre de la dernière porte : o On y a joint la description et le traitement de plusieurs maladies des Bestiaux, la notice de quelques ouvrages sur 1 art vétérinaire, etc. »
Il fut réimprimé en 1809 sous le titre de : Instructions et Observations sur les Maladies des animaux domestiques.
674. — L’AMI DU CŒUR, Étrennes galantes et chantantes, sur des airs nouveaux, connus et choisis, avec Orphée et Euridice, parodie nouvelle, en Vaudevilles, de l’opéra de ce nom. || Chez Langlois, Libraire, rue du Petit-Pont.
(1782). In-32.
Almanach composé de pièces plus ou moins intéressantes, se terminant par la parodie énoncée.
XVIIIe SIÈCLE
675. — L’AMOUR HERMITE {sic) OU LE JOU-JOU DE L’AMOUR. || A Paris, chez l’Auteur (1), rue Saint-Jacques, visà-vis celle des Mathurins. Vers 1782.
In-32.
Recueil de chansons, avec figures. Au bas du titre gravé, on lit : Des. et gravé par Qiteverdo. Toutes les estampes chantent l'Amour par le burin; toutes les estampes sont des expositions d'oranges ou de pêches en plein vent, suivant le mot d'un galant abbé. Les petites nouvelles de l’époque l’appelaient « l'Almanach des mappemondes. »
Voici d'autre part, les titres, bien innocents, de ces ravissantes gravures : I. L’Amour Hermite {sic). — 2. Le Portrait de plus d'une jolie femme. — 3. La petite Marguerite. — 4. Le Labyrinthe. — 5. Aline ou le Pot au Lait renversé. — 6. C’est sûrement un songe ou l'extase d’une dame qui veut en revenir. — 7. La nouvelle Adeline. — 8. La Fête de l’Amour ou l'Enfance heureuse. — 9. Le Tonnerre. — 10. Ismène ou la plus belle des Bergères. — 1 1 et 12. La Rose Pillée ou la fille du Berger.
[Catalogué 175 fr. rel. mar. r.]