‹ Les almanachs françaisChapitre 207 sur 521 · ALMANACH DES DÉPUTÉS A L’ASSEMBLÉE NATIONALE. [| S. I · texte numérisé non relu

ALMANACH DES DÉPUTÉS A L’ASSEMBLÉE NATIONALE. [| S. I

ni ind. (Paris 1790.) In-12.

Les députés, dans cet almanach, sont classés par provinces, suivant l'ordre des sénéchaussées et bailliages qu'ils réprésentent. L’auteur ne se prive en aucune façon de faire sur ces personnages des réflexions ironiques, plus ou moins spirituelles, et finissant toujours par des jeux de mots.

Le même almanach a été publié pour 1 79 1 .

[Cat. 20 fr. || Vente de La Bassetière, I décembre 1892, 2 fr.]

959. — ALMANACH DES DOUZE MI- NISTRES, pour l’année 1790. ||A Paris, rue St-André-des-Arts, Hôtel Châteauvieux.

1790. In-18.

Frontispice non signé, donnant sous forme d'arbre généalogique dont la base est un lion, les portraits des douze ministres, de Richelieu à Malesherbes, « qui soufflèrent le froid et le chaud, qui mentirent, pillèrent, véxèrent, » avec la légende :

Les voilà ces jolis tyrans

Jamais portraits ne furent plus parlants.

L'almanach publie la biographie de ces douze ministres, à savoir Richelieu, Mazarin, Louvois, Dubois, Fleury, Saint-Florentin, Terray, Meaupou, Saint-Germain, Calonne, Brienne, Lamoignon de Malesherbes.

[Cat. de 6 à 7 fr.] [B. N.]

960. — ALMANACH DES FRANÇAI- SES CÉLÈBRES par leurs vertus, leurs talens ou leur beauté. Dédié aux Dames Citoyennes qui, les premières, ont offert leurs dons patriotiques à l’Assemblée Nationale. || AParis, chez Lejay fils, Libraire, rue de l’Echelle Saint-Honoré. M.DCC.XC.

Pet. in-12.

A ce premier titre est joint un titre gravé et un frontispice, lesquels manquent à certains exemplaires. Ce second titre, renversant l’ordre des facteurs, est intitulé : Almanach des Célébrés Françaises. Ainsi que le frontispice, il est relatif à la scène dès ce moment historique, du 7 septembre 1789, représentant les femmes d'artistes qui viennent déposer leurs bijoux sur l’autel de la Patrie. Le frontispice reproduit le fait historique lui-même ; les dites femmes, Mesdames Moitte, Vien, Fragonard, en tête, venant se défaire de leurs bijoux ès mains du président de l’Assemblée Nationale. Le titre exprime le même sujet sous une forme allégorique. — Calendrier.

L’ouvrage s’ouvre par la jolie « Epitre aux hommes, » de Mme de Beauharnais et donne une série de notices, divisées en 12 parties sous le vocable des douze mois, surplus de 3oo femmes célèbres depuis l’origine de la monarchie. C’est une véritable macédoine de qualités et d’éloges — éloges relatifs, du reste — classée sans ordre, ni alphabétique ni chronologique. Dans un avertissement l'éditeur dit : « Le lecteur s'appercevra (sic) que les qualités respectables et si rares de nos jours, qui constituent

la bonne mère ou l'épouse vertueuse, ont obtenu les hommages de notre cœur : les talens de l'esprit nous les avons loués avec amour ; et la beauté, quand elle n’a été que belle et fameuse, a obtenu notre encens pour ainsi dire en passant. »

Se termine par la liste des dames et demoiselles qui ont fait le don patriotique de quelques bijoux jusqu’au 28 septembre. Imprimé sur fort papier bleu vergé.

[Cat. 20 fr. || Vente de La Bassetière, 10 fr.] [Coll. Victorien Sardou.]

961. — ALMANACH DES HONNÊTES- FEMMES pour l’année 1790. [Épigraphe:] Et lassata viria nondum satiata recessit (Juv.) || De l’Imprimerie de la Société Joyeuse (Paris). In-8.

Frontispice, figure libre, représentant la duchesse de Polignac, la pipe à la bouche, dans une posture indécente et deux personnages à ses côtés.

Dans un préambule l'auteur, (on a faussement attribué à Sylvain Maréchal la paternité de ce pamphlet ordurier) déclare qu'il a relégué les saints en paradis auprès des onze mille vierges et que chaque jour de son almanach prendra le nom d'une des beautés à la mode, « Malgré les décrets de l’Assemblée Nationale qui détruit les distinctions, je fais les honneurs du nouveau calendrier aux duchesses et aux marquises qui ont toujours donné le signal du plaisir ; et j'ai laissé les jours maigres aux bourgeoises accoutumées à vivre dans l’abstinence. »

« Dans cette nouvelle astronomie », ajoute l’auteur, « nous entendons par planètes les femmes qui n'offrent aucunes parties saillantes. M. Bailli ne connaît que sept planètes, Herschel en connaît huit : J’en offrirai des milliers. »

Chaque mois porte un titre se rapportant au genre de volupté des héroïnes qui y figurent : Fricatrices. — Tractatrices. — Fellatrices. — Lesbiennes. — Corienthiennes. — Samiennes. — Phœniciennes. — Siphniassiennes. — Phicidisseuses. — Chalcidisseuses. — Tribades. — Hircinnes. En face de chaque mois des 0 notes historiques » (sic) sur les principales femmes ainsi appelées à l’honneur de ce calendrier pornographique. Les fêtes sont dans le même esprit : fêtes du Prépuce, de Priape, des jeanf..., des rapts, du Pucelage perdu, des Cocus, du Palais-Royal « On chômera, en ce jour, toutes les saintes du Jardin lubrique : l'office se célébrera gratis, et les assistants y gagneront des indulgences plénières. »

Plus de cent femmes de la haute aristocratie sont ainsi traînées dans la boue. Avec une telle variété de qualités pour les honnêtes femmes, que pouvaitil bien rester aux autres ?

Une réimpression a été entreprise en 1868 par l’éditeur Sacré-Duquesne : un arrêté du tribunal de Lille, en date du 6 Mai de la même année, a

ordonné la destruction des exemplaires. Ces derniers portent sur le titre : « Avec une gravure satirique originale du temps, sur la duchesse de Polignac. »

[De 25 à 40 fr. || Vente de La Bassetière, ex. mar. brun, sans frontispice, Il fr. ]

[B. N. — Le 22, i3. ]

962. — L’ALMANACH DES MÉTA- MORPHOSES NATIONALES, pour l’année 1790. || A Paris, chez les Marchands de Nouveautés. 1790. In-12.

Pamphlet accompagné d’un calendrier. L’auteur qui se qualifie de divin prédit l’âge d’or pour 1790. « On verra, » dit-il, « les financiers réduits à la médiocrité, la haute magistrature à son taux, les ministres, gens de bien, les capucins sans barbe, les prélats sans queue, les grands transformés en bourgeois, etc. C’est donc bien une métamorphose ! » Chacune de ces prédictions figure sous la rubrique d’un des mois de l’année.

[Cat. de 4 à 5 fr.] [B. N.]

963. — ALMANACH DES PATRIOTES FRANÇAIS, ou Précis des Révolutions de

1789. || A Paris, chez Lagrange, Libraire, rueSaint-Honoré, vis-à-vis le Palais-Royal.

1790. In-18.

Cet almanach, rédigé dans la note patriotique du moment, donne un précis des événements qui se sont accomplis du 12 juillet 1789 (renvoi de Necker) au 6 octobre de la même année (journée du 6 octobre : le peuple va chercher la famille royale à Versailles pour l’amener à Paris). C’est une réunion d’articles patriotiques choisis principalement dans La Chronique et Le Modérateur , avec des pièces fugitives, en prose et en vers, ayant toutes trait aux événements de la révolution ; on y remarque, notamment, les Commandements de la patrie, la « Liste des Prélats et Abbés qui possèdent plusieurs bénéfices, contre les loix des Saints Conciles, » l’Etat du Clergé de France, la « Journée de Jean-Baptiste Humbert, horloger, qui, le premier, a monté sur les tours de la Bastille, » les portraits (littéraires) de MM. Bailli, La Fayette et Necker, avec un précis de la révolution de Toulon, etc., et un appendice reproduisant la prise des Annonciades, petit pamphlet connu.

Voici l’exacte reproduction des a Commandements de la Patrie. »

Avec ardeur tu défendras Ta liberté, dès à présent ;

Du clergé tu supprimeras La moitié nécessairement ;

XVIIIe SIÈCLE

De tous moines tu purgeras La France irrévocablement,

Et de leurs mains tu reprendras Les biens volés anciennement.

Aux gens de loi tu couperas Les ongles radicalement ;

Aux financiers tu donneras Congé définitivement.

De tes impôts tu connoîtras La cause et l’emploi clairement,

Et jamais tu n'en donneras Pour engraisser un fainéant.

De bonnes lois tu formeras,

Mais simples, sans déguisement.

Ton estime tu garderas Pour les vertus et non l’argent.

Aux dignités tu placeras

Des gens de bien soigneusement.

Et sans grâce tu puniras Tout pervers indistinctement.

Ainsi faisant, tu détruiras Tous les abus absolument ;

Et dès lors, tu deviendras Heureux et libre assurément.

[Cat. de 4 à 5 fr.] [B. N.]

964. — ALMANACH DU CLUB DE VALOIS. || Paris. 1790. Se vend au Club, passage de Valois, arcade du Palais-Royal, 177. In-18.

Intéressant par les détails qu’il donne sur l’organisation des cercles à cette époque. Chaque membre payait un abonnement annuel de 4 louis, plus 6 livres pour les garçons. Les députés y étaient admis sans contribution.

Nous voyons sur la liste des membres le duc d’Orléans, le duc de Fitz-James, le duc de Biron, le baron de Staël, Target, Chamfort, Guillotin, Dorat-Cubières, etc.

965. — ALMANACH GÉOGRAPHIQUE ou Tableau précis et général du globe terrestre, pour l’intelligence facile, prompte et durable de la géographie moderne ; nouvelle méthode d’enseigner cette science, propre à donner en peu de temps des idées justes des différentes parties de la terre ; adoptées dans les collèges, pensions, maisons d’éducation et par les instituteurs. Dédié à la jeunesse. || A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Géographe et Libraire du Roi de Danemarck. 1790.

In-18.

Publié par Brion De La Tour. Une réimpression

visant l’actualité fut faite, en 1804, sous le titre suivant :

— Almanach Géographique ou Petit Atlas intéressant pour les circonstances présentes, composé de plusieurs cartes où se trouvent les côtes d'Angleterre, depuis Douvres jusqu’au cap Lézard ; et celles de F rance, depuis Dunkerque jusqu’à l’ile d'Ouessant , comprenant la Normandie et la Bretagne, aujourd'hui le théâtre de la guerre. 1804. || Paris, chez Desnos, in-18.

966. — ALMANACH HISTORIQUE DU DISTRICT ET DU BATAILLON DE SAINT MARTIN DES CHAMPS. || S. I.

(Paris). 1790.

[D'après Henri Welschinger, Almanachs de la Révolution .)

967. — ALMANACH MILITAIRE DE LA GARDE NATIONALE PARISIENNE, contenant les noms et adresses des administrateurs du département de la garde nationale et des autres départements composant la municipalité ; avec les détails relatifs, tant aux bureaux de ces divers départements qu’à ceux de l’état-major général; 2° le nom de MM. les officiers, leur rang et leur demeure ; 3° un précis du réglement de formation des différents corps qui composent la garde nationale parisienne avec le tableau général de leur composition, le tarif des appointements et solde, et celui de la retenue des journées d’hôpitaux ; 40 le nom des casernes, celui des compagnies soldées qui les occupent, les rues où elles sont situées, et les noms des assemblées de chaque bataillon, ainsi que ceux des différents postes de la garde journalière. || A Paris, chez Lottin de Saint-Germain. 1790. In-18.

Almanach purement administratif.

[Coll. Paul Lacombe.)

968. - ALMANACH MILITAIRE NA- TIONAL. || S. I. ni ind. (Paris) 1790.

[D’après Henri Welschinger, Almanachs de la Révolution . }

969. — ALMANACH NATIONAL pour l’Année 1790, contenant 1° Les époques des États Généraux anciens ; la liste des Membres de l'Assemblée nationale ; le journal de ses travaux, depuis le 27 Mai; les arrêtés et décrets qui en sont émanés.

20 Les noms des Membres des Départemens et desMunicipalités des villes principales du Royaume; les arrêtés et réglemens relatifs à leur régime intérieur et aux localités.

3° L’État militaire de la Garde nationale de Paris et des Milices patriotiques établies dans les diverses villes.

40 Les Sociétés de bienfaisance qui se sont formées dans la Capitale et ailleurs, avec la liste de ceux qui les composent, l’esprit de leurs réglemens et les résultats de leurs opérations. || A Paris, chez Cuchet Libraire, rue et hôtel Serpente. In-8.

Almanach fort intéressant au point de vue historique et administratif. Dans un avertissement les éditeurs disent qu'il est l’ouvrage de la Nation, qu’il met en rapport toute la Nation, que c'est un répertoire consignant tous les travaux de la Nation.

Plusieurs des matières qui s’y trouvent sont extraites d’ouvrages spéciaux. La 4» partie est très précieuse pour avoir un aperçu d’ensemble sur l’état de la charité en 1790 [En tout, trois Sociétés: Société philanthropique de Paris, Association de bienfaisance judiciaire, Société de la Charité maternelle.]

Les Municipalités, districts et assemblées de départements, n'étant pas encore en activité en 1789 n’ont pu prendre place dans l'année 1790. Pour les Gardes Nationales, de même, les renseignements sont incomplets, les milices n’étant pas encore organisées partout. On y trouvera, par contre, l’uniforme de toutes celles qui figurent dans l’almanach.

Chaque partie a sa pagination spéciale et, à la fin, se trouve une table générale.

[Cat. de l5 à 25 fr.]

970. — LES BÊTISES. Almanach pour l’année 1790. || S. I. (A Paris). In-8.

Plaquette satirique, composée de 8 pages, n’ayant ni titre ni faux-titre. Voici ce qu’on lit en tète :

« Il nous a paru essentiel de donner un Almanach qui remplaçât l’énorme volume de M. Laurent d’Houry. Il y a tant de réformes en France depuis six mois; et il restera si peu de choses de l’ancien régime, que quelques pages suffiront. Plus de clergé, plus d’états provinciaux, plus de parlemens, plus de finances, plus d’intendans ; cela met un royaume bien à l'aise. S'il nous reste peu de places, nous avons encore moins d'hommes.

« Nous n’avons point mis les douze mois de l’année au commencement de cet Almanach, et cela même est une bêtise ; mais, en revanche, on ne trouvera pas des gravures ridicules et indéchiffra-

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blés, comme dans les « Etrennes nationales », qui nous ont servi de modèle. »

Voici le titre des alineas dont se compose ce curieux petit pamphlet :

Eclipses. Nouvelle Topographie. Consommations. Merveilles de la Nature et de l’Art, et tousles jours quelles sont visibles à Paris. Places Vacantes. Suppressions. Foires et Marchés. Naissances. Poids du Marc d’Or et d’Argent (Le billet noir vaut 1000 livres ; le billet rouge 3oo livres, le billet vert 200 livres). Observations consolantes pour 1 humanité (le septier de blé revenant à 36 livres, fait que la livre de pain ne revient qu'à 6 liards et quelque chose ; et voilà pourquoi nous ne le payons que 3 sols ou 3 sols et demi.) Manufactures. Noms des personnes en Place, et de leur jour d’audience (M. Bailly et M. le Marquis de la Fayette, M. le Marquis de la Fayette et M. Bailly tous les samedi (sic). Quant au principal ministre des finances, cela est annoncé dans le Journal de Paris. )

[B. N. — Le 22, 461.)

971. — BON JOUR, BON AN, Vive la Liberté. Étrennes patriotiques [Épigraphe : ]

Dieu, les loix et mon Roi, l’honneur, la liberté,

Voilà les seuls trésors dont mon cœur soit tenté.

Par M. C. Prix 1 liv. 4 Sols. || A Paris, chez Laurens junior, Libraire, Imprimeur de la Nation, rue Saint-Jacques, vis-à-vis celle des Mathurins, n°8j. Les Marchands de Nouveautés, 1790. In-8.

Frontispice gravé (armes satiriques) avec cette légende :

Nul, ici-bas, n’est excepté,

Nous avons tous notre Marotte ;

Aussi chacun naît breveté Du Régiment de la Calotte.

L'auteur demande qu’on fasse revivre le Régiment de la Calotte dont la gaieté, « loin de nuire dit-il, aux opérations qui doivent assurer notre liberté servirait, au contraire, à maintenir chacun dans ses devoirs, à dérouter les intrigues, à châtier les mauvais citoyens par la Satire. » Et, mois par mois, ce sont ainsi des sortes de pamphlets écrits dans le style ampoulé de l'époque. A la suite se trouvent une série de petites pièces de vers, trois comédies, d’une lecture pénible : « L’Académie de Minerve», « Le Foyer en Délire», » Le Triomphe de la Générosité », et, pour terminer, des fables d’actualité.

[Voir, plus loin, n° 993]

[Cat. 4 et 5 fr.]

XVIIIe SIECLE

972. — LE CALENDRIER DE MINER- VE, ou le Joujou de l’Innocence. || Paris, chez Jubert, Doreur, rue St Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36 (1790).

In-32.

Titre et 12 ravissantes compositions signées: Dorgez sculp. I. L'heureuse adoption. — 2. La double contrainte. — 3. La Bague trouvé, (sic) — 4. Le débat généreux. — 5. La surprise agréable. — 6. La petite babillarde. — 7. Les regrets bien méritoires. — 8. Le présent désintéressé. — g. La conquête bien méritée. — 10. Les vœux d’un bon fils. — II. La nièce comme il n'en est guère. — 12. Le véritable Amie (sic).

Chansons et calendrier.

Ce petit almanach est certainement un des plus jolis parmi les nombreux que doit alors graver Dorgez.

[De 60 à 100 fr. suivant l'état et la reliure.] [Coll, baron Pichon.]

973. — CE QUI PLAIT AUX DAMES OU LE PLUS JOLI DES ALMANACHS ; Chansons, Ariettes, Vaudevilles, Airs d’Opéra avec des Romances composées dans le genre d’Estelle, Mis en musique par les plus célèbres Compositeurs modernes : Enrichis de Sujets gravés par les meilleurs ’ Artistes en ce genre. Avec Tablettes Economiques. Perte et Gain. || A Paris, chez Desnos, Ingr. -Géographe et Libraire du Roi de Danemarck, rue St. Jacques, Au Globe. 1790. In-24.

Almanach gravé, avec plusieurs pages de musique. En plus, un fascicule de chansons, imprimé. Demandez ce qui plait aux Dames Voltaire dit, tout bonnement,

Que le seul plaisir de leurs âmes Est d’avoir le commandement.

Voltaire ne vous l’a pas dit,

Ce qui plait aux dames,

C’est un bon lit.

Clitandre, un jour, sur la fougère Surprit Justine qui dormait ;

L’endroit était propre au mystère Et le drôle à son but allait:

La Belle, alors, crainte de blâmes, S’éveille, le repousse et dit :

« Ce qui plait aux Dames,

C’est un bon lit. »

Légendes des figures :

I. Ce qui plait aux Dames. (Frontispice.) — 2. Les Tablettes. — 3. La Puce à l’Oreille. — 4. La Belle Bouquetière. — 5. Le Défi. — 6. Le

Peintre d’amour. — 7. Le Rendez-vous nocturne. — 8. Le prix du Baiser. — g. Les Amans. — 10. Le Mari confiant. — il. L’Ivrogne raisonnable. — 12. Les Portes fermées.

Ces compositions sont les mêmes que celles A' Anacréon en Belle-Humeur , (n° 792) du Petit Boccace (833 bis), et de la Collection complète des Romances d’Estelle (n° 903).

[De 5o à 100 fr. suivant l’état et la reliure.] [Coll. Paul Eudel.]

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