‹ Les almanachs françaisChapitre 217 sur 521 · REPONSE DU ROI A JW* DE LA METTE · texte numérisé non relu

REPONSE DU ROI A JW* DE LA METTE

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(Une République assise et appuyée sur un faisceau montre les Droits de l'Homme : deux enfants s'approchent pour lire, tandis que, sur le devant, un grenadier et sa femme donnent des signes non équivoques de leur joie.) — 2. Anecdote Patriotique : — Ma Bonne, voilà un bien jeune Patriote ! — Nous le sommes tous en naissant. — (Gravure faisant allusion à l’anecdote si connue du Dauphin et de Mm° de Tourzel.) — 3. L’Arrivée des Députés : On se reçoit, on s'embrasse, on s’empresse, Tambours battans. — 4. Réponse du Roi à M. De La Fayette: Redites à vos Concitoyens,... Que je suis leur Père, leur Frère, leur Ami.... — 5. Pacte fédératif: Je jure d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi (La cérémonie du Champ de Mars.) — 6. Louis XVI couronné par la Nation (Son médaillon est tenu par des gardes françaises sur l’autel de la Patrie.)

Comme texte, l’almanach s’ouvre par une« Epitre dédicatoire aux contre-révolutionnaires », épitre riche en dans, ce qui fait dire à un patriote : Tant mieux, elle en mordra davantage. Puis viennent le texte des Droits de l’Homme, des couplets patriotiques, le Pot-Pourri national (Les g3 déparments), des Stances à Louis XVI, sur l’air : « Je l’ai planté, je l’ai vu naître.»

[De 80 à 100 fr. suivant l’état et la reliure.] [Coll. Victorien Sardou.]

1024. -LA FRANCE TELLE QU’ELLE SERA, ou Almanach des trois ordres, contenant les noms de M M. les Membres du Clergé, de la Noblesse et du Tiers-Etat qui, fidèles au Roi et à l’honneur, n’ont accepté aucune place dans le nouveau régime. |] Paris, rue Hautefeuille, 12. 1791. 3 vol. In-8.

Annoncé dans la Feuille de Correspondance du Librairepour 1792. Cet almanach paraît ne jamais avoir paru.

[Communiqué par M. Maurice Tourneux.]

1025. - LE GUIDE NATIONAL, OU L’ALMANACH DES ADRESSES, A L’USAGE DES HONNÊTES GENS, pour faire suite à l’Almanach des Aristocrates. Suivi d’un recueil d’épigrammes, de chansons, de couplets et de vers en l’honneur de l’Assemblée Nationale. || Imprimerie de laLiberté,etse trouve à Paris, chez les marchands de nouveautés, sur-tout chez les apothicaires de l’aristocratie, An dernier de la despotico-Jacobinocratie. In-12.

Almanach royaliste conçu dans le même esprit que le petit Almanach des Aristocrates. Frontispice représentant Targinette en goguette (la

nouvelle Constitution, sous les traits d’une femme en galante aventure.)

’I’ARCINET te EN GOGUETTE

-, Frontispice de l’Almanach « Le Guide National. »

Cet amusant guide humoristique des adresses qui sera tant de fois imité de nos jours place le ci-devant roi de France en prison aux Tuileries, l’Assemblée Nationale rue de la Grenouillère, les agents du clergé rue de l’Hôpital, les maréchaux de France au Garde Meuble, les électeurs de Paris rue des Frondeurs, lespayeurs de rente rued’Argencourt, le Peuple rue des Marionnettes hôtel du grand Cornus, les Bagages de l'Armée parisienne au Mont-de-Piété, le Tiers-Etat rue de la Force, hôtel des Victoires, les Vainqueurs de la Bastille rue des Portes ouvertes, etc.

Parmi les personnalités, on remarque : Camille Desmoulins ruedesAsnes; Chabroud, blanchisseur national, rue des Dégraisseurs, au Nègre blanc ; Thouret, rue des deux Visages, au petit Arlequin national ; Robespierre, rue des Chandeliers, à Arras ; Madame de Staël, rue des Vieilles-Garnisons, à l’Hospice National; Custine, rue du Verbiage, à la Vessie pleine de vent; Madame Bailly, place des Voitures publiques, etc.

Ce guide est suivi d’une série de variétés (3qt pages) quatrains, bouts rimés, charades, madrigaux sur les hommes et les choses de l’époque, pièces légères et souvent fort spirituelles :

Pour consoler dans sa disgrâce Mons d’Orléans, on va, dit-on,

Le proclamer chef de division ;

Il n’aura pas changé de place.

XVIIIe SIÈCLE

Il existe de ce même almanach une édition avec titre quelque peu différent :

— Le Guide des Aristocrates ou l'Almanach des Adresses, à l'usage des Honnêtes gens, par l’auteur de l’Almanach des Aristocrates. [Le reste comme plus haut.]

[Cat. de 5 à 10 fr.] [B. N.]

1026. — LE NARCOTIQUE DES SAGES, OU LE VÉHICULE DE LA FOLIE, Almanach orné de jolies Gravures. || A Paris, chez Janet, Beau-Frère et Successeur du Sr Jubert, JJoreur, rue Saint Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36. (1791). In-32.

Titre gravé (un pont sur un fleuve : allusion, sans doute, au cours de la vie) ; dans les coins, sur le devant, la statue de la Folie et la statue de Minerve.

Chansons gravées avec cahier de chansons, imprimé. Figures dans le style de Binet : 1.

L’Amante délaissée. — 2. Les Larcins. — 3. Les Baisers rendus. — 4. Le Retour du printems. — 5. La Nymphe scrupuleuse. — 6. La Veuve consolée. — 7. La Rupture. — 8. L’Amour à 1^ Mode. — 9. Les Désirs. — 10. La Juste Comparaison. — 11. L’Échange. — 12. Le Nouvel Orphée.

Très certainement, ces figures et le texte gravé qui les accompagne sont antérieurs à 1791; du reste, le tirage des planches, fatigué, indique, ainsi que les modes, une date plus ancienne.

[Coll. Paul Eudel : exemplaire (avec calendrier pour 1 an IV et pour l’Ere vulgaire du 23 Septembre 1795 au 21 Sept. 1 796. Chez Janet, rue Jacques (sic),) recouvert de broderies d’or fond toile peinte en bleu, sur laquelle se détachent des compositions (petit Amour s’élançant vers une femme : « Si je parviens à toucher votre cœur, je me réputerai le plus heureux des hommes. »)

|| Coll, de Savigny, exemplaire relié en soie, avec paillettes.]

[De 80 à 1 5o fr. suivant l’état et la reliure.]

1027. — NOSTRADAMUS MODERNE, ou Almanach Prophétique des grandsévénemens pour l’année 1791. Enrichi d’Anecdotes et de Notes intéressantes pour la Nation Française. || A Chambéri, et se trouve A Paris, chez tous les Marchands de Nouveautés. In-12.

Frontispice dans quelques exemplaires seulement; mauvaise gravure sur bois, représentant un astrologue avec la légende : « Je prévois l’avenir.' »

Le calendrier intitulé : « Calendrier des mauvais

citoyens » donne, à chaque jour, le nom d’un des personnages de la contre-révolution. C’est le duc d’Orléans qui ouvre la marche et Beaumarchais qui la ferme.

A la suite sont des notes sur ceux des « mauvais patriotes 2> dont les noms étaient marqués d’une étoile : le duc d’Orléans, Calonne, Deprémesnil, de Castries, Necker, la Fayette, de Lévis, d’Escars, d’Artois, de Bouillé, de Crosne, Rohan, de Luynes, d’Affry, de Toulongeon, l’abbé Maury, prince de Condé, Beaumarchais dit le Roué, Saint-Priest, de Montboissier.

Pamphlet quelquefois très violent.

[Voir, plus haut, n° 988.]

1028. - LE PANTHÉON DES PHI- LANTROPES, OU L’ÉCOLE DE LA RÉVOLUTION, Almanach orné de Jolies Gravures. [Épigraphe :] Hommes, aimez les Hommes, soyez libres, et ouvrez à tous les portes de la Patrie. || A Paris, chez Janet, successeur du sieur Jubert, rue St. Jacques, vis-à-vis les Mathurins. 1792. In- 24.

Joli petit almanach orné de huit ravissantes compositions gravées par Dorgez et datées 1791.

— I. ( Titre) Serment à la Constitution par deux soldats tandis que, sur des écussons placés en haut, on lit : Fidélité à la Nation. — Au Roi. — A la Loi.

— 2. Le général Paoli à l’Assemblée Nationale.

— 3. Oraison funèbre de M. Franklin par l'abbé Fauchet. — 4. Anecdote patriotique (Dialogue entre un seigneur et son valet.) — 5. Le Cabinet des patriotes (public contemplant dans un Musée patriotique les six têtes de Franklin, Washington, Robespierre, Loustalot, Grégoire et Péthion) :

Voilà les mortels qu’on révère Dans le siècle de la raison.

Ceux qui, formés sur leur modèle,

Comme eux servent l’humanité,

Sont les seuls qu’un burin fidèle Doit peindre à la postérité.

6. Analyse de la Révolution française (Représentation, dans six petits médaillons ronds, groupés autour du faisceau de la République, des principaux événements de la Révolution, à ce moment : Prise de la Bastille. Le peuple se rendant à Versailles. Arrivée du Roi à Paris. La fête de la fédération, etc.) Vive le Roi S’il est de bonne foi!

Dilemme. — Ou le roi est de bonne foi ou il ne l'est pas.

Question. — Dans les deux cas Louis XVI mérite-t-il une couronne ?

Réponse. — Oui. Dans le premier, la couronne civique, la seconde se devine aisément.

7. Promulgation de la Constitution française, (charmante composition allégorique : la République est assise sur un trône fleurdelysé.) — 8. Louis XVI acceptant la Constitution, le 14 Septembre 1791 : la Révolution de France a commencé sous le signe du Lyon (sic) qui désigne la force, elle a été terminée sous celui de la Balance, qui désigne la Justice.

Le texte de ce véritable petit bijou républicain est imprimé. Dans un avant-propos, on lit: « Sous le règne du Despotisme il étoit aussi rare de trouver de bonnes choses dans un Almanach que de bons Ministres dans le Gouvernement.

« C etoient, à proprement parler, des minuties annuelles dont le Calendrier faisoit tout le mérite ; la raison en est simple : c’est qu’alors l'esprit

étoit entre les mains des Censeurs gagistes, comme le sentiment entre celles des personnes qui distribuoient les premiers emplois. » Et l’auteur dit en matière de conclusion : « Je livre à l’opinion publique un Almanach qui ne se sentira ni de la vénalité d’une plume famélique, ni de la crainte pusillanime d'un Patriote ombrageux. C’est dans les cœurs des Hommes vraiment libres que je puise les traits qui caractérisent cet opuscule. »

Le texte est, du reste, un mélange de prose et de poésie républicaines ; on y trouve même des « débats patriotiques » sous forme de dialogue, des entretiens entre maîtres et domestiques montrant aux nobles comment ils devraient être.

[De 5o à 100 fr. suivant l’état et la reliure.] [Coll. Paul Eudel.]

1029. — LE PORTEFEUILLE DU BONHOMME. || Londres, 1791. In-18.

[D’après Henri Welschinger, Almanachs de la Révolution.]

1030. — LE TÉLESCOPE DES CLAIR- VOYANS. || A Paris, chez Janet, Beau- Frère et successeur du sieur Jubert, rue St-Jacques, n° 36. (1791). ln-64.

Avec 8 figures au trait, destinées à servir d’images aux chansons de ce petit almanach minuscule. Devises pour les demoiselles et pour les garçons. Calendrier.

[Coll, baron Pichon.|] Coll. Nauroy.]

1031. — ALMANACH DE COBLENTZ, ou le plus joli des Recueils catholiques, apostoliques et françois. A l’usage de la belle Jeunesse, émigrée, émigrante et à émigrer. [Épigraphe:] Le pur sang des Bourbons est toujours adoré. Vive le Roi .

|| A Paris, chez Lallemand, Libraire, au Pont-Neuf. M.DCC.XC.XII. In-24.

Joli frontispice anonyme (mélange de pointillé et de burin), représentant Louis XVI, Marie-Antoinette et le Dauphin. Trois médaillons sur un fond, suspendus les uns au-dessus des autres, deux en haut, un en bas, avec, en haut, l’inscription: « Domine Salvum fac Regem. » Au-dessous de ces portraits, sur une tablette, est le quatrain suivant :

Reçois mes vœux, famille infortunée.

Tout ce qui n’est pas corrompu Déplore, comme moi, ta triste destinée Et tu jouis au moins des pleurs de la vertu.

Texte entièrement composé de poésies et chansons royalistes: « Etrennes à la Reine, Étrennes à Louis XVI », un « Tableau de la France» morceau en vers de 22 pages, etc. Les sections saisirent cet almanach avec une véritable fureur. Les exemplaires en sont aujourd'hui très rares.

[Cat. de 10 à l5 fr. || Vente de La Bassetière t décembre 1892, ex. mar. violet, jaune. 6 fr. 5o.

[B. N. — Le 2 2,3l .]

i o3 2. — ALMANACH DE L’ABBÉ MAURY, ou Réfutation de l’Almanach du père Gérard, couronné par la Société des Amis de la monarchie, séante à Coblentz. || A Coblentz, et se trouve à Paris, chez tous les libraires royalistes. (1792). In-32.

Un autre tirage, in-32 également, porte comme mention : « A Coblentz et à Paris, chez Laurent jeune (1792) » Frontispice: Beau portrait, à la manière noire, de Jean Sylvain Maury, député de Péronne : comme légende son nom et la date de sa naissance. Avec un calendrier. Réfutation littérale de l’Almanach de Collot, « conservant inconstitutionnellement le surnom d’Herbois », par un royaliste qui déclare « n'avoir pas travaillé en vue de gagner vingt-cinq louis. » Cette parodie n’est pas seulement de même format, elle a recours aux mêmes interlocuteurs, est également divisée en douze entretiens, et chacun de ces entretiens porte le même titre que dans l’Almanach réfuté.

Le personnage mis en place du Père Gérard représente également un homme sage, retiré à la campagne, y vivant en solitaire, méritant l’admiration et l’attachement des villageois.

De ces deux éditions la première a 260 pages, la seconde 144. D’autre part, cette dernière ne comprend ni le portrait ni le calendrier, mais, à la suite du dernier « entretien »,se trouve la pièce suivante non mentionnée à la table: 0 Grande séance de la grande Assemblée », parodie en vers et en prose d’une séance des Jacobins.

[Cat. de 5 à 10 fr. suivant l'état.]

XVIIIe SIÈCLE

, Successeur du Sr Juàert, RuÇ mf*' Jacques où 'à' ois les Miiàurins . 71? 3$.

Promulfatwn Je ii Constï/utim Fnmf(’i\rcJ

La Fevoluùon de [France a conune/ice sous le <S(ÿaC du Ljson çni dçsu/ne la /orce e elle a été ùrait/iee sous ccltu de h dial f/i ce t y ut de j- u/ nc la Justice .

Titre et Compositions de Dorgez pour l’almanach « Le Panthéon des Philantropes. » [D’après un exemplaire appartenant à M. Paul Eudel.]

io33. — ALMANACH DES ÉMIGRANS.

[Épigraphe : ]

Jeunes héros, volez où l’honneur vous appelle;

Vengez Dieu, ses Autels, la Noblesse et les lys;

De tous les scélérats purgez votre pays

Et revenez brillans d’une gloire immortelle.

|| A Coblentz, de l’Imprimerie des Princes. 1792. In-12.

Frontispice : allusion politique aux événements du jour. Au bas de la gravure se lit cette légende, en vers :

De la France aujourd’huy voila la triste Image. Des brigands furieux, l'ont mis toute au pillage, Ils emportent notre Or, laissant des Assignats, Nos cris sont étouffés par des Assassinats.

et, plus loin, est une longue explication dont voici l’exacte reproduction :

« Un grand Hôtel, nommé la France libre, et dont M. Gros-Louis étoit ci-devant propriétaire, est consumé par les flammes. Les Brigands qui y ont mis le feu, profitent du désordre pour piller et voler. Us pendent même un des serviteurs de M. Gros- Louis, qui vouloit sauver son maître. A la sortie de l’Hôtel, on apperçoit (sic) l’ami Briss... qui, à l’occasion d’un porte-feuille qu’il a brissotté, fait une savante dissertation sur la liberté de la presse. A ses pieds est M. de Montesq... qui rumine ses comptes et son plan des finances sur des sacs d’argent dont il remplit ses poches par distraction. Plus loin, on apperçoit M. Petit... qui, une écharpe à la main, encourage le duc de Ravaillac qui, sauf respect, a fait caca dans ses culottes. A côté, on distingue Chapel..., Béribi et Néroucis-Barnav.. ., qui se partagent le numéraire enlevé. Tout près d’eux, Dubois crosse , qui tient à la main des Croix de St-Louis qu’il a volées, les distribue à des Escrocs, des Joueurs et autresgens de ce calibre. A une des fenêtres de l’Hôtel, on apperçoit le jeune Mathieu de Montmoren. . ., qui jette des titres de Noblesse. Enfin on voit, dans l’enfoncement, des Sans-Culottes, armés de piques, qui, mourant de faim, crient : Vive la Nation. »

Calendrier et épitre dédicatoire au comte d’Artois. Suit la « Galerie des principaux factieux qui déchirent la France », dont quelques-uns se trouvent ainsi martyrisés par les rédacteurs des Etreintes aux Emigrans: Faux Chef, Condorsix , Bis-Sot, Béte-Jon, Dubois-Crossè, puis des chansons, bons mots, couplets civiques, le tout se terminant par le testament de Mirabeau et par la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (satire des Droits de l’Homme), avec un article ainsi conçu : 0 Les dames du Palais-Royal, ci-devant destinées à des services d’utilité publique, sont à la disposition de la Nation ».

Cet almanach obtint un succès considérable et fut réimprimé, du reste, sans changements aucuns.

Le titre porte seulement les mots : « Seconde Édition », « Troisième Edition », et le tirage du frontispice est mauvais. Les exemplaires de la quatrième édition n’ont plus de frontispice.

[ire édition, de g à i5 fr.] [B. N.]

1034. — ALMANACH DES GARDES NATIONALES divisé en trois parties : La première contenant la Constitution française acceptée par le Roi, avec le Discours du Roi ; La seconde, le Catéchisme militaire ou Instruction simple et facile pour apprendre de soi-même à faire l’exercice, etc. [suit le détail du dit « Catéchisme »] , La troisième, l’organisation de la garde nationale. || A Paris, chez Gueffier, lmp. -Libraire, quai des Augustins, n° 17. 1792. In-12.

Almanach théorique avec 3 planches pliées (sur gros papier bleuté), représentant l’exercice du fusil en 21 figures et toutes les pièces qui composent le fusil.

[Cat. 10 fr.] [Coll. Paul Lacombe.]

io35. — ALMANACH DU BATAILLON DES VÉTÉRANS DE LA GARDE NA- TIONALE PARISIENNE. Avec leurs noms, leurs demeures et la date de leur réception, Précédé d’un précis historique sur l’origine des Vétérans; Dédié à M. Callières de l’Étang, ancien Avocat au ci-devant Parlement de Paris. [Épigraphe:] Pro Patria vivere et mori. Il A Paris, de l’Imprimerie de Guillaume junior, rue de Savoye, n° 17. (1792. -An XI.) In-18.

Frontispice gravé représentant un vétéran volontaire.

La dédicace à M. Callières de l’Etang, fondateur du bataillon des Vétérans à Paris — exemple dès ce moment suivi par presque toutes les villes de France — est signée : « Vos Serviteurs X. X. X., tambours du Bataillon des Vétérans de la Garde Nationale Parisienne. » Puis vient une Ode au Roi.

Dans le tableau du corps, les pontonniers sont appelés : spontonniers et une note dit : « Cette dénomination est employée pour conserver l’expression de l’Assemblée Nationale, sur l’armure des Vétérans. »

Au-dessous des noms des 2 tambours, Jean- Hubert Auguin et Louis Farelle, on lit : « Rédigé par le quatrième maître, au profit des Tambours,» c’est-à-dire par le « Quartier Maître. »

XVIIIe SIÈCLE

Par la suite, le titre fut modifié comme suit : ;

— Almanach du Bataillon des Vétérans Volontaires De la Garde Nationale sédentaire du Canton de Paris. Avec leurs noms, demeures et la date de leur réception. Rédigé par le Quartier-Maître au profit des Tambours. [Epigraphe:] Pro patriâ mori 1 || A Paris, de l’imprimerie de E. Becq, vétéran de la 3° comp., rue Jean de Beauvais, n° i3. An huitième.

Même frontispice que les précédents.

Contient un précis historique de la vie du citoyen Callière de l'Étang, instituteur des vétérans volontaires du canton de Paris, l’histoire de l'institution de ce bataillon, et la liste des vétérans.

L’an XI est dédié à Bonaparte, Premier Consul, par le citoyen Baron, commandant, ex-juge de paix.

[Année 1792, très rare : de i5 à 20 fr.]

[B. N. Ans VIII, IX et XI.]

io36. — ALMANACH DU JURÉ FRAN- ÇAIS pour l’année 1792, de la Liberté la quatrième, par Osselin, homme de loi, l’un des électeurs réunis au 14 juillet 1789, Électeur de 1790 et 1791, ancien administrateur du département de la Garde Nationale Parisienne. Présenté à l’Assemblée Nationale Législative. || A Paris, chez l’auteur, rue de Bourbon, n° 688, Rochette, rue St-Jean-de-Beauvais, Leprieur, Desenne. (1792-1793.) 2 années In-24.

Almanach accompagné d’un calendrier destiné à défendre et à populariser l’institution du Jury, l’auteur s’étant efforcé de montrer combien simples et faciles sont les notions qui forment et constituent ce corps.

Une seconde édition, revue, corrigée et augmentée parut l’année suivante. C’est, en somme, le même almanach avec les modifications suivantes, conséquences du nouveau régime.

La rue de Bourbon, demeure de l’auteur, est qualifiée, sur le titre : « Rue de l’Ue ci-devant de Bourbon », et, au verso du dit titre, on a placé cette « observation essentielle ».

« Les termes, Roi, Commissaire du Roi, Royaume étant écrits dans la loi du 29 septembre 1791, puisque la France était encore sous le despotisme à cette époque, nous n’avons pas pu les effacer du texte, mais nous prévenons nos lecteurs de substituer les mots : République et Commissaire du Procureur (sic) exécutif, partout où il y a Royaume et Commissaire du Roi. »

La seconde année contient également, en plus, quelques formules techniques.

[Cat. 4 et 5 fr. l'année.]

1037. — ALMANACH DU PÈRE DU- CHESNE, ou le Calendrier des bons citoyens, Ouvrage bougrement patriotique ; Dans lequel se trouve le récit de tous les grands événemens de l’année précédente, tous les détails de la Fédération, et un Recueil de Pièces de Vers, Chansons, Vaudevilles et Couplets qui ont été faits en l’honneur de la révolution. || A Paris, De l’Imprimerie de Tremblay, rue Basse porte S. Denis, n. 1 1 ; Et se trouve, Chez tous les marchands de nouveautés. Par permission du père Duchesne. (1791.) In-16.

Frontispice représentant le père Duchesne assis sur un coffre où figurent un blason et une fleur de lis renversés, le bras appuyé sur un fourneau et les yeux fixés sur le globe de l’Univers. A côté de lui plusieurs fourneaux et un chat dormant sur un escabeau. L'épître du fougueux sans-culotte, après avoir donné une revue à sa façon des grands événements de 1790, se termine par ces mots :

Si l’ouvrage est mauvais, l’intention est bonne,

Et je me f. .. de ce qu'on en dira.

Curieux comme document, quoi qu’en pensent les Père Duchesne modernes, ce dont, à mon tour, je me f... b. ..

Qu’en un langage plat ces jurons sont écrits 1 [Cat. de 5 à 10 fr.]

1038. — ALMANACH DU PÈRE GÉ- RARD pour l’Année 1792, la troisième de l’Ère de la Liberté, Ouvrage qui a remporté le prix proposé par la Société des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins, à Paris, par J. M. Collot-d’Herbois, membre de la Société. || Se vend à Paris, au secrétariat de la Société, au bureau du Patriote français, et chez Buisson, rue Hautefeuille. 1792. In-12.

Édition originale de cet almanach dont la popularité fut si grande, qui fut publié, presque simultanément, dans des formats différents, qui eut dans les départements, un nombre considérable de réimpressions, dont plusieurs en patois (voir le tome II), et qui fut même traduit en langues étrangères, tout au moins en anglais et en allemand.

L’almanach s’ouvre par le rapport fait aux Amis de la Constitution, par Dusaulx, au nom des examinateurs du concours, lesquels étaient Grégoire, Condorcet, Polverelle, Clavière, Lanthenas et ledit Dusaulx. 42 ouvrages avaient été envoyés au concours. En outre de l’ouvrage primé il y eut deux accessits et le rapport mentionna six manuscrits comme plus particulièrement dignes d'éloges.

Le rapport nous apprend, également, que parmi les concurrents il y eut « un honnête garçon cordonnier- »

L’almanach de Collot-d’Herbois est trop connu pour entrer ici dans de plus amples détails; c’est, on le sait, une série de dialogues supposés entre le père Gérard, député bas-breton, et les gens de son village.

Cette édition a 84. pages ; au bas de la page 84 se trouve cette déclaration : « J'atteste que la présente édition est conforme au manuscrit de l’ouvrage qui a obtenu le prix proposé par la Société. Signé J. M. Collot d’Herbois. »

Une réimpression eut lieu presque aussitôt, en même temps que paraissait l’édition illustrée, car la rubrique de cette édition porte, comme avis d’éditeur : « Se vend à Paris, au Secrétariat de la Société, et pour l’édition avec figures chez Maillet, Imprimeur, rue Saint-Jacques, n° 45. » (Voir le n® suivant.)

Cette réimpression se rencontre quelquefois avec un frontispice, mais, en principe, comme le premier tirage, elle ne comportait pas de figure.

L’ Almanach du Père Gérard sera encore imprimé à nouveau au xix° siècle, dans le format in-12. Il existe ainsi une édition de l83o (Paris, chez l’Editeur, 65, rue Montmartre), contenant, en plus, la Charte constitutionnelle du 7 août l83o.

[La B. N. possède de cet almanach plusieurs exemplaires dont un imprimé sur fort papier bleuté provenant de la bibliothèque de Renouard, avec planches ajoutées, et élégante reliure en maroquin bleu marine, gardes en satin aux trois couleurs. Réserve Le 11 36 B.]

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