CALENDRIER AVEC L’AN
| CIEN ET LE NOUVEAU STYLE, A j L’USAGE DE LA SOCIÉTÉ DE MÉDEi CINE DE PARIS, séante au Louvre, i Année 1797. || A Paris, de l’Imprimerie ; de la Société de Médecine, rue d’Argent, i n* 21 1. Ve annéede la République. In-24.
I Dans un intéressant avant-propos, l’auteur de j ce calendrier, — très probablement le secrétaire j de la Société, — fait l’historique de la Société de j Médecine de Paris, créée en 1796 par quelques I membres des anciennes compagnies de médecine, j de chirurgie et de pharmacie. Voici, du reste, de
quelle façon il s'exprime, à ce sujet : « Il entroit i dans leur plan de faire une riche combinaison de toutes les connoissances qui ont des rapports directs avec l’art de guérir; et ils s'adjoignirent des naturalistes, des physiciens, des 'observateurs météorologiques et des artistes vétérinaires.
« Ce fut le 22 mars 1796 — 2 germinal an IV — que la Société tint sa première séance, sous l'autorité de l’art. 3oo de la constitution. Elle prit d’abord le titre de <1 Société de Santé », pour se conformer au langage adopté pendant la révolution. Mais comme, chez les peuples de la plus haute antiquité, le mot « médecine » avoit toujours désigné l’art de guérir, pris dans sa plus grande latitude, et que c’étoit abusivement qu’il avoit été attribué depuis à une seule de ses branches, la Société résolut de rendre à ce mot sa pureté primitive et s’intitula « Société de Médecine. »
« Le Lycée 'des Arts, par l’organe de Ch. Desaudray, son fondateur, s'empressa d’offrir l'hospitalité à la Société naissante. Il correspondit avec elle. Cet exemple fut suivi par toutes les Sociétés savantes déjà établies, et par celles qui se formèrent depuis. Tous les associés et collaborateurs de la Société royale de médecine et de l’Académie de chirurgie supprimées dans les tems d'anarchie, offrirent à la nouvelle Société, les tributs qu'ils étoient accoutumés de payer à ces compagnies fameuses.
e Au mois de vendémiaire de l’an V — octobre 1796 — la Société fit paroître le premier cahier du recueil périodique qu’elle publie tous les mois depuis cette époque.
« La première séance publique de la Société eut lieu le 27 prairial an V — i5 juin 1797. — Elle y proposa, pour sujet du prix à adjuger dans sa séance publique du l5 floréal an VI — 4 mai 1798, — la question suivante : Quels sont les avantages et les inconvéniens des diverses méthodes de traiter l'anévrisme ? »
Vient ensuite le calendrier (grégorien et républicain) indiquant les jours où ont lieu les assemblées générales, les réunions des différents comités et les consultations gratuites. Le reste de l'almanach est occupé par le Règlement de la Société de Médecine, le Règlement pour la police intérieure, la Liste alphabétique des membres de la Société (présidents et correspondants) et le Tableau des Comités de la Société de Médecine (comité d'anatomie, de physiologie et de physique médicale; comité d’histoire naturelle, de topographie médicale et d’hygiène; comité de pharmacie et de chimie; comité de clinique externe; comité de clinique interne; comité de littérature médicale).
Ce premier bureau de la Société de Médecine se composait des citoyens Sabatier, Sédillot jeune, Allan, Deyeux, Bouillon-Lagrange et Delaporte. Le citoyen Desessartz était qualifié de « Secrétaire pour les maladies régnantes. »
[Coll, de Bonnechose.]