CALENDRIER POUR L’AN XI DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Avec la date correspondante de l’ancien Calendrier. || S. I. ni d. [A Paris, chez Janet.] (1802-1803). In-64.
Simple calendrier, avec petites estampes gravées.
I . Les Bons enfans. — 2. Avantages de l’enfance. — 3. L’amour innocent couronné. — 4. Leçon de modestie. — 5. Le Portrait d'une mère. — 6. La Nièce reconnoissante. — 7. La Bague trouvée. — 8. La surprise agréable. — 9* I-a Vertu récompensée. — 10. L’Utile contrainte. — II. Le Débat généreux. — 12. La Vraie Consolation.
[Coll. Georges Salomon.]
ï 387 . — DÉJEUNERS DES GARÇONS DE BONNE HUMEUR. || A Paris, chez Capelle, Libr-Commissionnaire, 1802.
In-12.
Joli recueil de contes en vers et chansons avec musique notée. On y remarque, notamment, quelques chansons de Désaugiers qui ne figurent pas dans ses œuvres complètes. — Calendrier.
[Coll. Olagnon.]
[Cat. 6 fr. 5o.]
ï 388 . — LES DOUCEURS DE LA NATURE. Étrennes aux Ames honnêtes.
|| A Paris, chez Janet, Libraire, rue
XIXe SIÈCLE
St-Jacques, n° 3i. [Avec un calendrier pour l’An XI de la République] (1802i8o3). In-64.
Dont l'âme est au moins mercenaire, Veut faire de vous un Docteur :
C'est pis qu’une galère !
Titre gravé avec 12 figures signées Dorgez et datées 1797 . I . Les délices de la Solitude, — 2, Le parfait Bonheur. — 3, Les Plaisirs vrais, — 4. Le rappel (sic) à la Ville. — 5. Le danger de la Campagne (les conséquences de l’occasion et de
A peine l’homme est-il parfait, Que son cœur s’ouvre à la Nature :
L’Amour le dévore en secret.
Est-il plus affreuse torture ?
Il cède aux plus fougueux désirs ;
Figures de Dorgez pour l’Almanach « Les Douceurs de la Nature » [D’après un exemplaire appartenant à M. Georges Salomon.]
l’herbe tendre). — 6. Le Charme de la Beauté. — 7. La galère de la vie humaine :
On nous campe dès en naissant Dans une petite brassière;
Et tout le tems qu’on est enfant,
On nous conduit à la lisière :
Puis un maussade précepteur.
Il invite ses père et mère:
Croyant goûter les vrais plaisirs, Il rame à la galère.
Ensuite viennent les procès, Puis l'ambition des richesses L’intrigue croise vos succès :
Le triomphe est pour les bassesses.
Condamnés à toujours souffrir,
Nous terminons notre carrière.
Vaut-il mieux naître que mourir,
Pour être à la galère?
— 8. La tourterelle. — 9. Le Tableau de Famille. — 10. La véritable Beauté. — II. La petite actrice de société. — 12. La douceur du Printems. — Texte composé de chansons.
[Ex. mar. r., cat. 120 fr.]
i38g. — LES ÉCHOS DES BOCAGES.
Étrennes Pastorales et Chantantes. |] A Paris, chez Janet, rue St-Jacques, n°3i. In-64.
Avec un calendrier pour l’An XI. Titre gravé, 12 planches. Recueil de chansons.
[Coll. Georges Salomon.]
i3go. - ÉTRENNES HISTORIQUES, MORALES ET LITTÉRAIRES, contenant Des faits curieux et intéressans, les noms et adresses des Membres du Gouvernement, du Conseil d’État, du Sénat conservateur, les jours d’audiences des Ministres, les Traités de Paix, la Notice des Lois rendues par le corps Législatif. . . les Archevêchés et Évêchés de France, Cures et succursales de Paris... des morceaux de Religion et de Morale, Anecdotes, Poésies, etc. Pour l’An XI (1802 et i8o3). || A Paris, chez Pitel, veuve Bouquet, Libraire, rue du Marché-Palu, n" 10, près le Petit-Pont. Et Amiot propriétaire de VÉtrenne Universelle , ci-devant à Falaise. In-32.
Calendrier républicain et grégorien. Cartes se dépliant et enveloppant l'almanach.
Pour l’An XIII, par Pitel veuve Bouquet (Quillau) éditeur et propriétaire. A Paris, chez Dubois, Libraire, rue du Marché-Palu.
Pour l’An XIV, chez Mm“ V" Bouquet-Quillau, Libraire, rue Galande, n’ 37.
1812, chez Montandon, rue Galande, 37. En 1816, M‘»« Bouquet-Quillau étant morte sans doute, son nom disparaît, et on lit, au bas : Chez Montandon successeur de Pitel, veuve Bouquet, quai des Grands- Augustins, i5.
Le sommaire varie un peu suivant les années. Quelques-unes ont, en plus, des poésies.
[B. N. — Années diverses.]
[lSo-2
1 3g 1 . — LES JEUX DE CYTHÈRE, ou les Confessions du jour; Chansonnier pour l’an X. || Paris, 1802. In-18.
Avec frontispice.
[D’après un catalogue de librairie.]
[Cat. 3 fr.]
1392. NOUVEL ALMANACH DES MUSES, pour l’An Grégorien 1802. || A Paris, chez Barba, Libraire, palais du Tribunat, puis chez Brasseur, puis chez Capelle et Renaud, et la dernière année chez Moronval. An X, 1802-1813 : 12 volumes pet. in-12. |Prix : 1 fr. 80.]
Dans une assez longue notice l'éditeur, qui n’était autre que Barba, explique que ces étrennes viendront souhaiter la vraie bonne année, celle du premier jour du vieux mois de Janvier. Elles n’ont, dit-il, rien de commun avec le recueil publié il y a trois mois sous le titre de : « Almanach des Muses pour l’An X, 38e volume de la collection » : il juge inutile, du reste, de se justifier du crime de lèze-typographie dont on chercherait à l’accuser. « Tout le monde peut faire des histoires de France après celle de Mézerai de Daniel et de Vely. A plus forte raison on ne peut interdire à personne la faculté de compiler l’esprit des autres, de faire le métier de l’abbé Trublet, des Almanachs et des Ana. »
Chaque volume devait être orné du portrait d’une Muse française vivante. Mais trois Muses seulement virent le jour : Fanny Beauharnais, dont tous les recueils publiaient les traits à l'envi ; Fortunée Briquet, auteur d’un Dictionnaire des Françaises et des étrangères naturalisées, paru en 1804, et MlleDuchesnois, « Muse d'un genre spécial ». Les autres années ont des frontispices allégoriques dessinés par Mars, gravés par Macret.
Les quatre premiers volumes ont été rédigés par M. Armand Charlemagne, l’année l8o5 par Millevoye et Capelle, les années 1806 à 18 12 par Beuchot. C’est à cet érudit bibliographe que sont dues également les « Notices nécrologiques x publiées à la fin de chaque volume, notices remplies de renseignements intéressants.
Le Nouvel Almanach des Muses, qui publia pour la première fois l’ode d'André Chénier La Jeune Captive, avait pour collaborateurs, soit pour fournisseurs attitrés, MM. Andrieux, Armand Gouffé, Boufflers, Boinvilliers, Capelle, Joseph Chénier, Désaugiers, Casimir Delavigne, Delille, Ducis, Dusaulchoy, Fontanes, François de Neufchâteau, Ginguené, Jouy, La Madelaine, Laujon, Millevoye, Parny, Piis, M""” de Salm, Eusèbe Salverte et même feu Cabanis et feu Rivarol.
L’année 1812 contient Les deux Missionnaires, ou Laharpe et Naigeon, la piquante satire de Joseph
XIXe SIÈCLE
Chénier, anéantie par l’auteur lui-même tout aussitôt après la mise en vente.
[Cat. de 2 à 3 fr. suivant les années et l’état.]
i3g3. — LE PAPILLON, OU RE- CUEIL de Chansons, Romances et Pièces fugitives. [Epigraphe : ]
Je suis chose légère, et vole à tous sujets :
Je vais de fleur en fleur et d’objets en objets.
Lafontaine.
Première Année. || A Paris, chez Gueffier jeune, Libraire, boulevard Cérutti, n" 21, vis-à-vis la rue de Choiseul. De l’Imprimerie de Langlois fils, rue de Thionville, n° 1840. An X (1802) et suite. In-18.
Chansons et poésies de différents auteurs: Armand Gouffé, Boufflers, Colin d’Harleville, Coupé de Guerle, Dclille, de Nieulant, Desaugiers, Dupaty, Étienne, Hoffman, Lebrun, Luce de Lancival, Philippon La Madelaine, Piis, Ségur, Vi— gée. En tête de la 2e année est un frontispice gravé par Briou. A la fin se trouve le compte rendu des pièces données sur les différents théâtres de Paris. (Théâtre des Arts, Théâtre-Français, Opéra Comique, Opéra Buffa, Vaudeville, Théâtre Louvois, Montansier, Théâtre Mozart, à la Cité).
[Coll. Olagnon. A. l8o3. || Coll, de l'auteur. A. 1802.]
1394. - LE PETIT CONTEUR AMU- SANT ET CHANTANT. Étrennes d’un nouveau genre. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 3i. 1802.
In-24.
Titre gravé : allégorie composée d’une série de personnages en costumes xvu” et xvill" siècles censés représenter les maîtres du conte. 12 compositions dont les légendes suivent : I. Les Contes
qui ne finissent point. — 2. La Peureuse. — 3. La Maison de Paris. — 4. Le Bouquet de Jasmin. — 5 La Paix du Ménage :
Cassandre épousa l’autre jour La jeune et fraîche Guillemette :
Ne pouvant lui faire l’amour,
11 lui fit mainte et mainte emplette.
Voudrais-tu point un Caraco De cette belle étoffe rose?
Oui, lui dit-elle, mais tout beau 1 Je veux encor bien autre chose.
« A ton doigt l’anneau que voici Va briller avec tant de grâce! —
— Oui, mais je voudrais voir aussi Chaque chose mise à sa place. —
— Si ma montre peut t'arranger,
Parle, aussitôt je te la donne. —
— Qu’à l’instant l’heure du berger Sous mes doigts, y résonne ! »
Le vieux Cassandre à cette fois N’eut pas la force d’aller contre,
Mais, dès le soir même, il fit choix D'un bon ami de rencontre.
Si jeunes que soient les maris Lorsqu'une femme est par trop tendre,
Ils doivent, surtout à Paris,
Agir comme Monsieur Cassandre.
6. Au feu ! (le feu prenant à l'île de Cythère.) — 7. La Musette du berger Lubin. — 8. L’Espérance. — 9. Les Couches de Vénus. — 10. Le Rouge de la pudeur. — 11. La Balançoire. — 12. La corde cassée.
Texte gravé, avec cahier imprimé d'ariettes nouvelles. Calendrier pour l’An X et pour 1802. Les pages du secrétaire sont aux jours et aux mois du calendrier révolutionnaire. Les vignettes, très gentiment exécutées, doivent être d’un artiste de la fin du xvme siècle : elles ont, en tout cas, le charme et le cachet de l’époque.
'Cat. Morgand : ex. mar. vert, 60 fr.]
[Coll. Victorien Sardou.]
i3g5. — LE PETIT GESNER OU LE CHANTRE DES PASTEURS ET DES CAMPAGNES. Étrennes aux âmes sensibles et honnêtes. || A Paris, chez Janet, rue St-Jacques, n" 3i. i8o2-i8o3-An XL In-64.
Titre gravé (pâtres au milieu des montagnes, avec un Amour jouant du chalumeau). Calendrier républicain et grégorien.
Almanach dans la note des bucoliques et des bergeries, avec chansons imitées de Gesner et autres chantres de l’Ëglogue. 12 figures non signées : I. Le fils que les dieux béniront. — 2. La Voix de la Nature ou l’orage. — 3. La Matinée d’automne (Vendanges). — 4. Le bonheur d’être époux et père. — 5. Les Alpes. — 6. Le Ruban. — 7. Le Charme de la bienfaisance. — 8. Laurette et Mirtil. — 9. Le chanteur plus docile. — 10. Le saule (d’après la tragédie d’Otello) . — il. La promesse mal tenue. — 12. Chacun à son tour ou l’Amour qui passe et qui reste. — Jolies figures finement gravées.
Avec un cahier imprimé d’ariettes nouvelles.
[Ex. mar. rouge, 5o fr.]
i3g6. — LE PRÉSENT DE NOCES ou Almanach historique et moral des
Époux. || Hyménopolis et Paris, Fuchs.
1802. In-18.
D’après Barbier, aurait eu pour auteur l'abbé J. A. Guyot.
1397. - LES SECRETS DE L’AMOUR DÉVOILÉS. Étrennes nouvelles et Chantantes. || AParis, chez Marcilly, rue Julien le Pauvre, n°s i4et i5. 1802. In-32.
Titre gravé : petits amours s'embrassant, et dévoilant ainsi à deux primitifs, Adam et Eve selon toute probabilité, les mystères de la nature.
A Paru' c/eï. Marcillv. Jir/e Ja/icn /a Pourra A? /£. et /S.
12 compositions qui semblent être d'époques différentes, provenant, en tout cas, de burins différents. I. La Fête de village. — 2. La plus belle des femmes ou le portrait anacréontique. — 3. Almène et Seymour ou la nouvelle épreuve du sentiment. — 4. Le sage qui devient fou. — 5. La Séduction sans malice ou le Séducteur innocent. — 6. La nouvelle Psyché ou l’indiscrétion pardonnable. — 7. L'adresse bien choisie. — 8. La Vengeance inutile. — 9. Les Aveux singuliers. — 10. La Bergère qui ne peut pas se fâcher. — II. L'Opticien savant. — 12. Le Mariage heureux (cette dernière composition, de tous points ravissante, paraît être de Queverdo). La figure 3 (Almène et Seymour) est signée : J. B. Gatine, celui-là même qui se rendra célèbre par ses gravures de modes.
Calendrier pour l’An X et pour 1802.
[Coll. Victorien Sardou. || Coll, baron Pichon.] [Cat. de 60 à 80 fr.]
/'Jt/rcii'.rp fiten p/u'ute Figures de l'almanach « Les Secrets[de l’Amour.»
XIXe SIÈCLE
i398. - LES SOIRÉES CHANTANTES ou Le Chansonnier Bourgeois, Formé du Choix de tous les Vaudevilles, Couplets, Romances, Rondes, Scènes chantantes Du Cousin-Jacques. [Recueil revu, épuré par l’Auteur, avec les Airs nouveaux, notés]. Tome premier. || A Paris, Chez Moutardier, Libraire, Quai des Augustins, N° 28. An X-1802. In-t2.
Frontispice colorié.
Recueil de chansons avec musique.
A paru, pour la lre fois en 1802, et pour la seconde en l3o5 (an XIII).
[Communiqué par M. Greppe.]
1399. - UN MOT SUR TOUT LE MONDE ou la Revue de Paris pour l’An dix ; Almanach chantant par les auteurs des « Dîners du Vaudeville ». || A Paris, chez Favre, Libraire, Palais- Egalité, Galeries de Bois (1802). In-18.
Chansonnier accompagné d'un almanach.
[Ex. broché, cat. 4 fr.]
1400. — ALMANACH DES ARTS, PEINTURE, SCULPTURE, ARCHITEC- TURE ET GRAVURE pour l’An XI. || A Paris, chez C. P. Landon, éditeur des Annales du Musée. Prix : 2 fr. 40. i8o3i8o5. In-18.
Almanach publié par C. P. Landon, qui prit l'année suivante, le titre de « Almanach des Beaux-Arts », et qui donne la liste complète des écoles ou établissements concernant les arts, les noms des peintres, sculpteurs, mouleurs, graveurs, avec le catalogue des ouvrages relatifs aux arts.
Chaque année a un frontispice gravé au trait : celui de l’An XII signé Boutrois sculp., représente la fontaine de Desaix, élevée alors place Dauphine, d'après les dessins de Percier.
[Cat. 4 à 5 fr. l’année.]
1401. — ALMANACH DES GOUR- MANDS OU CALENDRIER NUTRITIF, servant de guide dans les moyens de faire excellente chère; Suivi de l’Itinéraire d’un Gourmand dans divers quartiers de Paris, et de quelques Variétés morales, apéritives et alimentaires, Anecdotes gourmandes, etc., Par un vieux amateur.
[Épigraphe :] Tanquam leo rugiens, circuit quærens quem devoret. S. Petr.
epist., cap. VI, vers 8. || A Paris, chez
Maradan, libraire, rue Pavée Saint-Andrédes-Arts, n” 16. An XI (i8o3), i8o3- 1812, 8 années. In-18.
Chaque volume a sur le titre une devise latine différente et un frontispice dont le sujet était invariablement fourni par l’auteur lui-même, Grimod de la Reynière. Dessinés par Demant, ces frontispices sont gravés par Maradan. Seul le dernier est dessiné par Charles et gravé par Mariage (1). Voici, d’autre part, le sujet de ces vignettes, d’une exécution assez lourde, et toutes chargées de détails culinaires pour faire venir l'eau à la bouche des illustres gourmands auxquels l’almanach se trouvait chaque année dédié. Il est amusant de voir avec quel enfantillage Grimod de la Reynière s’est appliqué à décrire minutieusement les détails des estampes. Cochons de lait, pâtés, cervelas, têtes de veau, chapons, dindes truffées, jambons de Bayonne, friandises de toutes espèces, bouteilles de vin et de liqueurs, rien n’est oublié. Voici, du reste, les titres des frontispices qui correspondent aux différents volumes :
— Année l8o3. — Bibliothèque d’un gourmand du XIX° siècle (au lieu de livres ce sont des provisions alimentaires).
— Année i8o5. — Dédiée à Camérani, semainier perpétuel de l’Opéra— Comique. Les Audiences d’un gourmand (il est assis à son bureau et reçoit diverses personnes chargées de victuailles).
— Année l8o5. — Dédiée à Corbin-Bartinazzi, dernier arlequin delà Comédie italienne à Paris. Séance d’un jury de gourmands dégustateurs (un scribe assis à une table séparée dresse le procèsverbal des jugements).
— Année 1806. — Les Méditations d’un gourmand (il est en train d’écrire, mais vient d’interrompre son travail pour réfléchir sur les matériaux qui en font l’objet.)
— Année 1807. — Le premier devoir d’un Amphitrion (il est dans sa cuisine, et reçoit des mains de son chef le menu du jour).
— Année 1808 — Les Rêves d’un gourmand (voluptueusement étendu dans un lit, il rêve aux bonnes choses dont le crayon du dessinateur a généreusement garni la pièce, tout cela sous la garde d’une chatte aimable et vigilante qui est, nous apprend-on, celle de l’auteur, « et dont la moindre qualité est d’être angora blanche et superbe ».
— Année 1810 — Dédiée aux mânes de Albouis
(1) Il existe un frontispice de l8o3 signé N. Delin. M. sculps. Je n’ai pu retrouver le nom du dessinateur commençant par un N. mais, en tout cas, il ne faut point traduire ce N. delineavit, Maradan sculpsit, comme l’a fait M. Pouy : « N. Delin maître sculpteur », ce qui montre chez l’auteur des Recherches sur les Almanachs plus de fantaisie que de savoir artistique.
368 LES ALMANACHS FRANÇAIS [l8o3
d'Azincourt, en son vivant acteur-sociétaire de la Comédie-Française. Le Lever d’un gourmand, (on vient lui présenter le menu du dîner qu’on lui prépare.)
— Année iSl 2 [devait paraître en 18 II, mais fut retardée, sans doute par suite de difficultés particulières à l’auteur], — Dédiée à l’ombre du grand Vatel. Frontispice représentant le plus mortel ennemi du dîner.
L'Almanach des Gourmands que certains regardaient comme le livre le plus délectable sorti de la main des hommes, créa pour ainsi dire la littérature culinaire, car s'il a eu des prédécesseurs (voir, plus haut, l 'Almanach du Comestible n° I) aucun n'avait auparavant vulgarisé pareillement le goût des choses de la cuisine. Aujourd'hui encore, il peut être en quelque sorte considéré comme le véritable Evangile de l'art alimentaire par ses recettes, par ses considérations, par ses petits traités sur toutes les branches de la gourmandise.
Chaque volume de l'almanach se vendait I 8o, et la collection complète des sept volumes I2fr. 6o. Plusieurs années, les trois premières notamment, obtinrent un très grand et très prompt succès, et ont été réimprimées avec des interversions dans le titre.
Il existe une affiche imprimée annonçant la vente de l 'Almanach des Gourmands pour 1808.
Il a été publié, également, un tableau allégorique du jury dégustateur en exercice auprès de l 'Almanach des Gourmands (grande planche infolio avec épreuves en noir et en couleur). Ces pièces sont très rares.
A mentionner parmi les plaquettes publiées en réponse à 1’ # Almanach des Gourmands » : Merdiana ou Suite de l’Almanach des Gourmands,
Enfin, dernier renseignement, l’almanach de Grimod de la Reynière, dont la personnalité est entrée dans le domaine de la grande curiosité depuis les études de Charles Monselet et de Desnoiresterres, a été traduit en allemand et parut en cette langue, en 1804, à Hambourg, sous le titre de Almanac der Læcker-Maüler avec nombre de pièces et de poésies ajoutées par le traducteur.
[Collection, en bon état, cat. de 20 à 25 fr.]
1402. — ALMANACH DES ŒDIPES, ou Recueil des Énigmes les plus ingénieuses, Publiées par les meilleurs poètes. || A Paris, chez Marcilly, Papetier, rue Saint-Julien-le-Pauvre, n° 14, et rue du Marché-Palu, n° 14. (An XII, 1803-1804). In-18.
Avec un calendrier n’ayant rien des Œdipes et une dédicace en forme d'énigme dédiée à M1,e Pauline ***. Recueil de 86 énigmes ayant, à la fin, une table des mots.
[Cat. 3 fr.]
[Coll, de Bonnechose.]
1403. — ALMANACH DES OISIFS DE PARIS. || A Paris, chez les marchands de nouveautés. An XII (1804). Pet. in-12.
Renseignements sur les lieux de plaisir de la capitale et sur le public qui les fréquente.
(D’après un catalogue.]
1404. — ALMANACH DES VOLUP- TUEUX ou les Vingt-quatre heures d’un Sybarite par un Épicurien. || A Paris, chez Bertrandet, lmp. Libr., place S‘ Michel, n° 780, et à Avignon, chez le même, Place de l’horloge. An XII — 1804. Se vendait 1 fr. In-18.
Frontispice : femme nue à mi-corps, tenant une coupe de laquelle s’échappe un papillon. Tableau de moeurs, dans la note légère de l’époque. C’est bien, en quelque sorte, l’histoire, heure par heure, des vingt-quatre heures de la journée offrant, depuis le matin jusqu’au soir, aux voluptueux tout ce qu’il est possible de réunir en fait de plaisirs, commençant à une heure du matin par le bal et finissant à minuit par le délire, et cela sous la forme d’un récit. Vient ensuite, une description, mois par mois, desplaisirsdes différentes époquesde l’année ou plutôt des saisons qui semblent inspirer le plus la volupté, le tout se terminant par des principes généraux.
Voici, du reste, comment s'exprime la préface, curieuse à plus d'un titre :
« S'il faut attribuer le succès de YAlm. des Gourmands au nombre d'amateurs qui sont dans cette ville, on doit beaucoup espérer de YAlm. des Voluptueux car le nombre de ces derniers est plus considérable.
« Qu'on ne s’imagine pas que ce petit ouvrage renferme des pensées obscènes, des images dégoûtantes. Le mot de Volupté si joli, si doux à prononcer, ne doit inspirer que des idées aimables. S’il nous peint une réunion de tous les plaisirs, ce ne sont pas de ces plaisirs que le vice et l'horrible débauche inventent pour profaner le culte le plus délicieux, mais ce sont les jouissances réunies du cœur, de l'esprit, de l'âme et du corps. » — Suivent des conseils pour chaque mois et des principes généraux :
« On indique comme des excitatifs de nos sens, les truffes, les écrevisses, les vins d’Alicante, de Madère, le café, le chocolat, et surtout les liqueurs.
« Il ne faut jamais prendre une femme blonde quand on veut lui livrer de fréquents assauts. En général, ces femmes-là sont d’un faible tempérament. Elles ont les dehors de la volupté, mais elles sont aussitôt froides qu'animées.
« Les femmes brunes, dont l’œil est brillant, le sourire agaçant, sont de véritables prêtresses. Elles mourraient sur les autels.
XIXe SIÈCLE
« Le meilleur tems pour suivre les lois de la Nature, c’est le matin : on est frais et dispos.
« Jeunes Sybarites, suivez ces conseils ; un ami vous les donne. »
Cet almanach paraît avoir rencontré un certain succès, car il eut de nouvelles éditions en l’An XIII et en l’An XIV.
[Cat. de 8 à IO fr.]
1405. — ALMANACH DU PALAIS, Et Agenda pour les Gens d’ Affaires et Jurisconsultes ; utiles pour les Affaires civiles près les Tribunaux et pour les Rendez-Vous. || A Paris, Chez Hacquart, Imprimeur des Tribunaux et de la Chambre des Défenseurs - Avoués, rue Gît-le-Cœur, n* 16; La veuve Dufresne, Libraire, au Palais de Justice, galerie des Prisonniers. An XII et suite. In-12.
Simple liste d’adresses des magistrats, avoués, notaires, etc., avec un agenda pour prendre des notes. — Calendrier se dépliant.
1406. — ALMANACH DU VOYAGEUR ET DU COMMERÇANT, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de Paris et des départements. Pour l’an 1806. || A Paris, chez Ad. Garnier, imp.-lib., cul-de-sac de la Monnaie, n° 3 (1803-1809). In-12.
Contient l’état général des Diligences, Messageries et autres voitures publiques ; les postes, la navigation, les foires de la France et des principales villes d'Europe, les conditions et taxes des voitures dites Fiacres et les places où elles stationnent, les notaires, banquiers, agents de change, ministres, ambassadeurs, écoles, etc.
Se vendait 1 franc, puis I fr. 20.
Quérard indique les années i8o3, l8o5, 1S08,
[B. N. Années 1806-1809.]
1407. — ALMANACH PERPÉTUEL DES PAUVRES DIABLES, pour servir de correctif à « l’Almanach des Gourmands », dédié à M. d’Arnaud Baculard, par un amateur peintre, musicien et poète. [Épigraphe:] Panis sacra famés. [| A Paris, chez M“e Caillot, galerie du Théâtre de la République. An XI. i8o3.
In-18.
Frontispice gravé représentant un auteur debout dans sa bibliothèque, tenant un morceau de pain
à la main et montrant un verre et une carafe d'eau posés sur son bureau, avec l'inscription : Voilà donc le prix des talents.
Cette sorte de protestation contre l'esprit de jouissance et de goinfrerie de l'époque était, alors, fort à la mode. Les estampes montraient à l’envi les artistes travaillant pour la gloire, la misère et la famine. Voir notamment la série : Vie d’un artiste.
[B. N. - Le 22 38i .]
[Cat. Rondeau, 8 fr.]
1408. — L’AMI DE BACCHUS, ou Recueil de Chansons de Table. Pour l’an XI. [Épigraphe :]
Eh ! pourquoi ne boirais-je pas,
Tandis que tout boit dans le monde ?
Anacréon.
|| A Paris, chez Lemarchand, Libraire, place de l’École, n° 1 (An XI.-i8o3).
i8o3 et suite. In-12.
Chansons d’Armand Gouffé, Luce de Lancival, Piis, Philipon-la-Madelaine, Coupé, Ségur, etc.
A dû paraître pendant plusieurs années.
M.Weckerlin possède 1806 avec un frontispice.
1409. — LE BOSQUET D’IDALIE ou L’Amant heureux et discret. Almanach nouveau et chantant. [Épigraphe :] A la plus aimable. |[ A Paris, Chez Marcilly, Papetier, rue Saint-Julien-le-Pauvre, n° 14. (An XI-i8o3). In-32.
Recueil de chansons populaires sur l'amour et les amants.
1410. — LE BRÉVIAIRE DE MOMUS ou L’Arrivée de Fanchon en Olympe.
Almanach chantant pour l’An XII. Avec figure. || A Paris, chez Vve Lepetit jeune, libraire, rue Pavée-Saint-André-des-Arcs, n* 28, Galland, libraire, Palais du Tribunat, galerie de bois, n° 223. An XIIi8o3. In-18.
Frontispice signé Brion f. : Momus, marotte et bréviaire en main, avec la légende : « Sans chanter peut-on vivre un jour? » Chansons d’Antignac Piis, Legouvé, Armand Gouffé, Dusaulchoy, Ségur, etc. Curieuse pièce intitulée: Les Amours de Bonaparte.
[Coll. Olagnon.]
1411. — LE CHANSONNIER DE L’AMOUR dédié aux Grâces. || Paris, an XI. In-18.
Avec frontispice.
[D’après un catalogue de libraire.]
[Cat. 4 fr.]
1412. — LES COSTUMES DES DAMES PARISIENNES, ou l’Ami de la Mode. || A Paris, chez Janet, Rue S> Jacques, n° 3i (i8o3). In-18.
Titre gravé sur un rideau avec amours et attributs se rapportant à la mode. 12 gravures, non signées, représentant des personnages costumés selon le goût de l'époque et dont voici les légendes : — 1. Décence et Pudeur. — 2. L’Empire delà mode :
Autrefois voilant ses appas,
Le sexe était trop ridicule:
Il montre aujourd'hui sans scrupule,
La jambe, le sein et les bras.
Toutes nos Dames sont sans gêne,
Leurs costhumes (sic) sont très décens,
Et l'on regrette le vieux tems,
Comme si c’en était la peine !
Mais nous, nous faisons des portraits Tout exprès pour la mignature (sic).
En nous dispensant du bon sens Votre esprit si loin nous entraîne Qu’on bâille à celui du vieux tems!
Comme s’il donnait la migraine.
— 3. La Mode mieux réglée :
En descendant trois doigs (sic) plus bas, Que la taille soit embellie :
Pour que la main soit plus jolie,
Que l’étoffe couvre le bras.
Que le sein, sous un léger voile,
Palpite toujours en secret:
Le désir est bien moins discret Quand l’œil s’arrête sous la toile.
Un seul jupon est trop léger Quand la mousseline est trop claire.
A qui voit trop rien ne peut plaire.
Et l’œil de l’amour veut chercher.
Ah ! que sous tunique flottante Il voie un pied mignon. . . Bientôt Le désir ne fera qu’un saut,
Dans son ardeur impatiente.
Pour que l’amour tombe en extase
Molière en peignant à grands traits Nous rendait toujours la Nature,
Dans son lien toujours nouveau, Il faut qu’il se mette un bandeau Quand le plaisir ôte la gaze (sic)
— 4. La Mode transparente :
Pour être prise haut ou bas,
Votre taille est-elle embellie ?
Et lorsqu'on vous voit le bras,
La main est-elle moins jolie ?
Il peut palpiter en secret Le sein que couvre un léger voile :
L'amour n’est jamais moins discret Que quand l’œil s’arrête à la toile.
Je supprime jupon léger;
Je veux une étoffe très claire :
Surtout j’aime à voir voltiger Dans ses plis l’enfant de Cythère :
Pied mignon fait bien mieux un saut, Sans jupon, sous robe flottante :
Le désir va de bas en haut,
Dans son ardeur impatiente.
Mesdames 1 ahl ne soyez pas.
Plus que nous, sur cela, sévère (sic) :
A nous dévoiler vos appas Ne mettez donc point de mistères (sic).
Cédez toujours au goût nouveau ;
Quand pour vous un époux s'embrase,
A l’hymen mettez un bandeau,
Qui ne soit point de gaze (bis).
— 5. La Mode bergère ou la nouvelle Geneviève.
— 6. Le Mensonge de la Mode :
Fard pour blanchir,
Fard pour rougir;
On ne peut rien de plus commode !
Voulez-vous maigrir Ou grossir ;
Prenez des Spencers à la mode.
Gorges d’emprunt, fichus menteurs, Perruques de toutes couleurs.
— 7. La Mode au Bal. — 8. Le Voile Importun :
C’est la mode ! Est-ce une raison Pour ensevelir sous la gaze Ce doux minois, cet œil fripon,
Qu'on ne saurait voir sans extase i On doit montrer avec orgueil Teint de rose et gente figure;
Et sous noir crêpe du deuil,
Ne pas enterrer la nature.
Du soin de voiler ses Esclaves Le Français ne veut point d’entraves.
Soit-il amant, soit-il époux,
Des charmes de sa douce amie Sans obstacle il aime à jouir :
Or je suis Français, ma Zélie:
De la mode ose t’affranchir.
— 9. L’Age mûr à la mode. — 10. Le Ton de Paris.
— II. L’Insolent ou la Coquette. — 12. Le Modèle des Amours.
Texte gravé composé de chansons se rapportant aux estampes.
A cet almanach est joint un cahier imprimé, composé de 12 feuillets, et ayant pour titre :
« Nouveaux mélanges curieux et intéressans, sur la mode, le costume, etc. » Il débute par un Eloge de la Mode, en vers, dont j'extrais les passages suivants :
La mode est un tyran des mortels respecté,
Digne enfant du dégoût et de la nouveauté ;
Qui de l'Etat français, dont elle a les suffrages, Au-delà des deux mers disperse ses ouvrages... Son trône est un miroir dont la glace infidèle Donne aux mêmes objets une forme nouvelle.
Les Français inconstans admirent dans ses mains Des trésors méprisés du reste des humains.
Assise à ses côtés, la brillante parure Essaie, à force d'art, de changer la nature.
La beauté la consulte, et notre or le plus pur N’achète point trop cher son or et son azur.
La mode assujettit le sage à sa formule :
La suivre est un devoir, la fuir un ridicule.
Suivent de courtes notices dont quelques-unes ont déjà figuré dans de précédents almanachs de la même nature : Manières et modes françaises adoptées en Europe, les modes et la civilisation, aimable bigarrure de la mode, perfection des costumes, activité de l'industrie française, obligations que les femmes et les hommes ont à la mode, effets, avantages des manières françaises.
[Cat. 85 fr.]
[Coll, de Savigny.]
1413. - LES DÉLICES DE PARIS. || A Paris, chez Janet, libraire, rue S' Jacques, n°3i. (i8o3). In-32.
Petit almanach gravé, orné des figures suivantes: 1. Les Etrennes (chez le Confiseur.) — 2. Le Carnaval. — 3. La Marchande de Modes. — 4. La Guinguette. — 5. La Femme à deux maris. — 6. Frascati. — 7. Dîners du Vaudeville. — 8. La Maison de Prêt. — 9. Les Thuilleries (sic). — 10. Salon des Arts (le principal tableau reproduit est la Phèdre de Guérin). — II. Le Bal de l'Opéra. — 12. Le Mariage.
Certaines de ces planches sont aussi intéressantes pour la physionomie de l'époque que les gravures de l'almanach Les belles Marchandes pour le j xviii® siècle. Les chansons se rapportent comme ; toujours aux figures.
j [Cat. de 3o à 40 fr.]
[Coll, de l’auteur.]
Planches de l’Almanach: « Les Délices de Paris. » [Collection de l'Auteur.]
XIXe SIECLE
1414. — ÉTAT GÉNÉRAL DE LA MA- RINE [Et des Colonies (1)]. Pluviôse An XI. || A Paris, De l’Imprimerie de la République [puis chez Testu, Imprimeur de l’Empereur, puis de l’Imprimerie Royale, de l’Imprimerie Nationale et à nouveau de l’Imprimerie Impériale.] AnXI(i8o3- 1 85 1 ). In-18 et in-8 (à partir de 1820 )
Suite de l'État de la Marine de 1763 et de l'Annuaire de la Marine de France de l'an IX (n° 1 35 2), donnant les mêmes renseignements officiels.
A partir de l8l3, le titre porte : « Imprimé par ordre du Ministre. » 1816 et 1817 ont paru réunis.
Exceptionnellement l’année 1842 parut sous le titre de « Etat du Personnel de la Marine et des Colonies. Ier Janvier 1842. || Paris, Imprimerie Royale. »
Il existe un supplément pour l’année 184g.
Les années 1849 et l85o se vendaient chacune I fr. 5o brochées.
Plusieurs années se rencontrent imprimées à grandes marges, format in-4, concurremment avec l’édition ordinaire (An XIII, années 1824 et 1828).
[Cat. Alisié, exemplaires en veau vert, rose, grenat ou fauve, avec ornements ou attributs spéciaux sur les plats, de 3 fr. 5o à 4 fr. Ex. en grand papier, de 8 à 9 fr.]
[Voir, pour la suite, l 'Annuaire de la Marine de 1852.]
1415. — LES ÉTRENNES DE CUPI- DON OU LE CHANSONNIER DU PLAI- SIR. || A Paris, chez les Marchands de Nouveautés. An XI-i8o3. In-32.
Recueil de chansons dans la note du jour. Avec un frontispice anacréontique.
1416. — LES ÉTRENNES PAR EXCEL- LENCE, ou Le petit trésor des sociétés aimables. Almanach nouveau, chantant et amusant. || A Paris, chez Marcilly, Papetier, rue Saint - Julien - le - Pauvre, n* 14, et rue du Marché -Palu, n" 14.
(An XI). In-32.
Recueil de chansons populaires sur l’amour et de chansonnettes champêtres. (Le Prône de
l'hymen, Conseil à deux jeunes mariés, L'Ile singulière ou la Revue des amours, etc.)
[Cat. 4 fr.)
1417. - LE JOUJOU AMUSANT. Almanach nouveau pour l’année i8o3. || A Paris, chez Marcilly, rue S.-Julien-le- Pauvre, n°s 14 et i5. In-128 (0,29 mill. sur 0,20).
12 grav. sur bois avec autant de chansons en regard, divisées en deux parties par le calendrier. La première gravure représente un enfant jouant du tambour de basque :
Vive mon petit Savoyard Aux manières toujours gentilles,
Toujours frais, dispos et gaillard,
Toujours faisant danser les filles !
Savez-vous d’où lui vient cela ?
C’est qu’il garde l’argent qu’il a.
[Coll, marquis de Fayolle.]
1418. — LE JOYEUX AMI DU CAR- NAVAL, ou L’aimable Enfant de la Folie; Nouvelles Étrennes chantantes, amusantes et récréatives. Aux amateurs de bonne compagnie. Avec des Notices, Anecdotes, Variétés, etc., d’un genre nouveau et intéressant, etc., etc. || A Paris, Chez Marcilly, Papetier, rue Saint- Julien-le-Pauvre, n° 14, et rue du Marché- Palu, n° 14. (An XI.) In-32.
En tête est un avis essentiel de l’éditeur au public, dont nous extrayons les passages suivants : « Le Carnaval, plus brillant que jamais, va dorénavant éclipser les fêtes les plus solennelles et les plus fastueuses; et nous n’avons pas encore un seul Almanach digne de cet aimable Enfant de la Folie à offrir à ses nombreux et zélés sectateurs 1 .. . Cette idée, qui depuis longtemps nous chagrinait, nous a inspiré celle plus heureuse de ces nouvelles étrennes, qui sentent et signifient au moins quelque chose. Nous pensons très naturellement et avec raison que le mérite de ce joli Almanach, d'un genre absolument nouveau, et qu’on s’est efforcé de rendre le plus substantiel et le plus succulent possible, sera aussi parfaitement senti que les matières qu’on y a traitées sous tous les rapports qui peuvent le rendre agréable et piquant pour les personnes de bonne compagnie. »
Les matières du dit almanach sont, est-il besoin de le dire ? tout particulièrement grasses. Les 6 chapitres contiennent, en effet, des anecdotes
1) A partir de l’année 1821
dont on pourra facilement dégager l'esprit par le seul énoncé des titres : le Pet, le Cul tourné à la mariée. Il a chié au lit, La jolie couturière, Margot la malpeignée, et autres vieilles histoires à la Vadé.
[Cat. de 6 à 8 fr.]
1419. — LE LEVER DU RIDEAU DES SPECTACLES DE PARIS, ou Étrennes Lyriques Théâtrales. || A Paris, chez Janet, rue S1 Jacques, n" 3i. (i8o3.) In-24.
Titre gravé sur un rideau : au-dessous Polichinelle, Arlequin, Pierrot, le ténor, la première chanteuse, et autres personnages classiques du théâtre. Cet almanach est orné de 6 gravures dont voici les légendes : I .L'Opéra (allégorie). — 2. Théâtre Français (avec personnages des comédies classiques). — 3. L'Opéra-Comique National (également avec personnages d'opéras, Annette et Lubin, Babet et l'Irato), — 4. L'Opéra Buffa (allégorie). — 5. Théâtre Louvois (intéressante planche donnant l’extérieur du théâtre, sous les portiques). — 6. Le Français né malin créa le Vaudeville (allégorie : Piron et Panard devant Érato et Thalie).
Calendriers pour l8o3 et pour l'an XI.
[Coll, de Savigny.]
Théâtre? Zouoo is
Figure du » Lever du Rideau des Spectacles de Paris ». Le même sujet existe en grande planche coloriée.
1420. — LE NOUVEL ALMANACH DES AMIS DU VIEUX DIMANCHE pour l’An XI, augmenté de quarante couplets et de vingt quatrains sur le Concordat. || Paris, l’an XI. (i8o3). In-8.
11 y a eu, précédemment, un Almanach des Amis du Vieux Dimanche dont celui-ci se trouve être une sorte de réimpression.
[Catalogué par Alvarès en 1857, 6 fr. 5o] .
1421. — L’OPINION DU PARTERRE ou Censure des acteurs, auteurs et spectateurs du Théâtre-Français, par Clément Courtois. [Epigraphe :]
C'est un jeune fou qui se croit tout permis
Et qui pour un bon mot va perdre vingt amis.
(Boileau.)
|| A Paris, chez Martinet, Libraire, rue du Coq-St-Honoré. (i8o3-i8i 3 : 10 années.) In-18.
AParis c/WJaneCAta St Jacques N.° Si .
Texte, chansons et musique, également gravés se rapportant à des sujets à la mode.
A cet almanach est joint un cahier de chansons imprimées, et un Secrétaire avec Tablettes, Perte et Gain.
[Cat. Rondeau ex. mar. rouge, avec calendrier pour 1812, 40 fr.]
Collection publiée par Lemazurier, la premier
XIXe SIÈCLE
année sous le pseudonyme de Cl. Courtois, la deuxième et troisième année sous le pseudonyme de Valleran ; les autres années sont anonymes.
Le titre a été modifié à deux reprises, comme suit :
Années 1804 à 1808 : — «L'Opinion du Parterre ou Revue des Théâtres Français, de l'Opéra, de l'Opéra-Comique national, de Louvois, de l’Opéra Buffa et du Vaudeville » [puis des Variétés, de la Porte-St-Martin, de l’Ambigu et de la Gaieté.]
Années l8ogà 1 8 1 3 : — « L’Opinion du Parterre ou Revue de tous les théâtres de Paris », sans autres détails. Toutefois, la IO8 et dernière année donne le sommaire des matières contenues.
La première année surtout [un peu plus petite de format] est intéressante. Elle contient un avantpropos plein de verve à l’adresse des « hauts et puissants seigneurs, très redoutés et très orgueilleux Messieurs les comédiens français, » et est consacrée en entier à des notices sur les acteurs, les auteurs, les spectateurs. Les violences de cet article contre la Comédie-Française font croire à quelques biographes de théâtres que les deux premières années ne doivent pas être de Lemazurier, lequel avait, alors, une situation officielle à l’Académie. Ce qui est certain, c'est que M. Clément Courtois ne se montra pas clément à l’égard de « messieurs de la Comédie » et qu'il ne fut même pas toujours courtois. On ne pouvait pas trouver un nom plus franchement ironique. Quoi qu’il en soit, voici ce qu’on lit dans le Nécrologe des Auteurs vivans au mot Courtois :
« L’Opinion du Parterre, satyre pitoyable. Quand on se donne les airs de critiquer auteurs, acteurs, il faut avoir mission pour cela; il faut savoir pourquoi. M. Courtois n’a point ce qu’il fallait, son œuvre tout entière est restée chez le libraire ; il croyait sans doute qu'elle ferait du bruit, qu’elle ferait époque, que sur lui Courtois tous les regards allaient se fixer ; le voilà détrompé : fortune, célébrité littéraire, tout est évanoui. »
Conclusion : Qui a mordu sera mordu.
Une note au verso du faux titre de l'année 1810 apprend que l’année l8o3, fort recherchée, se vendait alors 4 fr.: chacune des autres 2 fr.
[La collection vaut de 25 à 3o fr.]
[Coll. Arthur Pougin.]
1422. — LE PETIT FLORIAN ou Recueil de Romances Pastorales. || A Paris, chez Janet, libraire, rue St-Jacques, n° 5g. i8o3. In-32.
Almanach gravé avec, « Le petit Secrétaire », et un cahier imprimé d’ariettes nouvelles. 12 figures non signées : 1. Le Chevrier (planche déjà parue dans un almanach duxvm» siècle). — 2. Le Troubadour. — 3. Musette, imitée de Monte Mayor. — 4. Le Pont de la Veuve. — 5. Chimène et le Cid.
— 6. Les deux Amours. — 7. Le Ramier de la montagne. — 8. Le Novice de la Trappe. — 9. Ganzul et Zélinde. — 10. Marie Stuard (sic).
— 11. Nelzir et Semire. — 12. L’Amour et l’Hyménée.
[Collections Paul Eudel et de Savigny, avec un calendrier pour 1807.]
[Cat. Rondeau ex. avec cal. pour 1810, mar. à grain orn. sur les plats, 35 fr.]
1423. — LE PETIT GRIMOIRE. Almanach des Curieux pour l’An XII. || Paris, 1803-1804. In-24.
Frontispice.
[D’après un catalogue de libraire.]
1424. — LE PETIT LIVRE DE POSTE, ou Départ de Paris des Courriers de la Poste aux Lettres. [Imprimé avec autorisation de l’Administration générale des Postes. Prix : un franc ( 1).] |] A Paris, [chez Lecousturier l’aîné, rue J. -J. Rousseau, n°g ou 358, en face la Posteaux Lettres, au Pèlerin-Blanc.] Prairial an XI. (Juin i8o3). Ans XI-XIII à i83o. In-8.
Fait suite à l 'Etat général des Postes de France (voir plus haut, n° 843.)
Ouvrage rédigé par Lecousturier l’aîné, « chef du Bureau de la Direction des lettres mal-adressées », donnant la nomenclature des bureaux de poste ; il se continua jusqu'en 1829 avec les changements suivants sur le titre :
— Le Livre de Poste, ou Départ de Paris des Courriers de la Poste aux Lettres, dressé, avec autorisation de M. le Directeur général, Par A. F. Lecousturier l’aîné, Chef du Bureau de la Direction des lettres mal-adressées. || A Paris, chez l’Auteur, rue de Lancry, n° 18. Dans les Départemens, s'adresser à Messieurs les Directeurs des Postes. Janvier 1817. Valade, Imprimeur du Roi et de S. A. R. Madame. 181 1-1829. In-8.
[B. N. — Le 23 3 et 4.]
1425. — LE PETIT MAGASIN DES DAMES. [Épigraphe :]
Il en est de l’esprit des hommes Par rapport à celui des femmes Comme du rouge à l’égard du rose.
Sainte-Foix (2).
Première Année, Paris, chez Solvet, Li-
(i) Les parties entre crochets ne se trouvent que sur le titre de l’an XIII.
(2 IChaque année avec nouvelle épigraphe.
braire-Éditeur, rue du Coq-Saint-Honoré, puis chez Delaunay, chez Debray et chez Perronneau imprimeur. An XI. i8o3- 1810. In-12.
Publication uniquement consacrée aux dames, contenant des poésies et des mélanges en prose : sur le style des femmes, sur la peinture cultivée par les femmes, liste des ouvrages publiés par les femmes ou relatifs à elles, nécrologie féminine. Les deux premières années n’ont pas de calendrier; les autres, au contraire, portent sur le titre : « Avec un Calendrier. »
Frontispices, portraits de femmes célèbres gravés par Mariage et autres artistes : Mm0 du Bocage ( 1 8o3) ; — M118 Clairon et M11» Dumesnil, 2 médaillons ovales accolés (1804); — Héloïse et M1'8 de La Vallière, 2 bustes se faisant face ( 1 8o5) ; — M”8 Roland (1808); — Catherine II Impératrice de Russie (1810).
On y trouve des articles (prose ou vers) de Mm8 de Condorcet, de Mm“ Joliveau, de Mma Des Roches, de Mme de Staël, de Mme de Vannoz, de M,le de Montferrier, de Mm8 Montanclos, de Mmc Dufresnoy, de Mme de Chastenay, de M"° de Jaucourt. L’année 1810 contient une description d’Ermenonville par Fayolle, étude insérée, dit l'auteur, « parce qu’il y est beaucoup question d’un homme (J. J. Rousseau) qui a plaidé si éloquemment la cause du beau sexe. »
D’après Barbier, cet almanach était recueilli par l’éditeur lui-même, P. L. Solvet.
[Cat. de 3 à 4 fr. l'année.]
[Coll, de l’auteur.]
1426. — LE TRIOMPHE DE L’ESPRIT, des Grâces et du Sentiment.Étrennes.Avec Gravures. || A Paris, chez Janet rue S1 Jacques n° 3i. (1803-1804). In-64.
Titre gravé, suivi immédiatement d'un « Calendrier pour l'An XII avec la date correspondante de l’ancien calendrier. » Gravures avec chansons (texte imprimé). I. Les Fleurs comparées. — 2. Le triomphe de l’Esprit :
Aux sons bruyans de la trompette Parmi les éclairs et le bruit Se faire un nom que l’on répète,
C’est le triomphe de l’esprit:
Mais dans sa modeste chambrette,
S'il montre une heureuse lueur.
Sur tout si son oeuvre s’achète,
C’est le triomphe de l'auteur.
— 3. Les avantages des Grâces. — 4. Le conseil d’un bon père. — 5. L'abus des mots. — 6. Le pauvre vieillard. — 7. Les noeuds du mariage. — 8. Les deux petits Bergers. — 9. L'espérance trop
douce. — 10. Les oiseaux aimables. — II. Le bonheur d’être sensible. — 1 2. Le Besoin de sentir.
, £es Aoantayc <br (traces.
Les figures I et 7 se trouvent répétées deux fois.
[Ex. r. mar. Cat. 70 fr.]
[Coll. Georges. Salomon.]
1427. — LA VÉRITÉ DANS LE VIN, ou L’union de Bacchus et de L’Amour.
Nouvelles Étrennes Bachiques, érotiques et lyriques, etc. Pour les Personnes qui aiment à rire et à chanter à table. || A Paris, chez Marcilly, rue Saint-Julien-le- Pauvre, n° 14, et rue du Marché-Palu, n° 14. (An XI.) In-32.
Chansons bachiques et amoureuses, la plupart provenant des anciens petits recueils du xvm8 siècle.
[Cat. de 3 à 4 fr.]
XIXe SIÈCLE
1428. - ALMANACH DE LA LITTÉ- RATURE ALLEMANDE. || Coblenz (1), chezLassaulx, n°402. Paris, chez Pougens, quai Voltaire, n° 10. An XII, 1804-1805. In-16. [Prix 1 fr. 2b cent.]
Recueil de pièces fugitives tirées des auteurs dont les productions obtenaient alors le plus de succès en Allemagne. On y trouve des extraits de Meissner, Rabener, Jean- Paul, Pfeffer, Auguste Lafontaine.
Avec un calendrier.
1429. — ALMANACH DE SANTÉ POUR L'AN XII, Par J.-M. Lambon, ancien chirurgien de l'Hôtel-Dieu et de l’Hôpital Saint-Louis de Paris, Professeur d’accouchemens, des maladies des femmes et des Enfans, Auteur de Plusieurs Ouvrages de Médecine, rue des Prêtres-St-Germain l’Auxerrois, n° 9, près le Louvre, au coin de la rue de l’Arbre-Sec. A Paris. |[ Se délivre gratuitement, A la Bibliothèque des Grands-Hommes, place St-Germain l’Auxerrois ; chez le Libraire, barrière des Sergens, rue St-Honoré, n°27; Hedde aîné, Libraire, Passage du Péron, Palais du Tribunat; Renard, Libraire, rue Caumartin. (An XII, 1804, An XIV, In-32.
Simple brochure de 24 pages, à laquelle était joint un calendrier, et qui se distribuait gratuitement. Elle était destinée à servir de réclame à la maison de santé de l'auteur et à un certain élixir « cordial et fortifiant » guérissant les maladies d'estomac.
Même texte pour l8o5. En 1806, l’auteur, se basant sur « l’accueil flatteur » fait par le public aux deux premières éditions, en fit paraître une troisième plus étendue, et contenant quantité de préceptes et de formules.
Voici le titre de cette 3* année :
— Almanach de Santé, pour l’an XIV, Contenant le caractère des Maladies, leurs causes et les moyens de les guérir, augmenté d'un petit Formulaire Domestique de ce qui convient de faire pour éviter d’être malade. Par J.-M. Lambon, Médecin- Accoucheur, ancien Chirurgien à l'Hôtel-Dieu de Paris, Professeur d’Accouchemens,de Maladies des Femmes et des Enfans, Auteur de plusieurs Ouvrages de Médecine. || A Paris, chez Levacher, rue du Hurpoix, n° 12, l’Auteur, rue St-Thomasdu-Louvre, n° 19, près le théâtre Vaudeville, en face du Palais Royal. (Ans XII-XIV). In-32.
(1) Nous faisons figurer cet almanach ici parcequ’il était évidemment destiné à Paris.
1430. — ALMANACH DES GRACES, ou Les Hommages à la Beauté. Première Année. || A Paris, chez Pillot, jeune, Libraire, Place des Trois-Maries, n° 2, visà-vis le Pont-Neuf. Imprimerie de Chaignieau jeune, rue Saint-André-des-Arcs, n° 97. An XII-1804, [puis chez Chaignieau seul]. 1804-1809. 6 années. In-12.
Cet almanach, publié par J. -A. Jacquelin, peut être considéré comme faisant suite au précédent « Almanach des Grâces ». En tête de chaque année se trouve un frontispice représentant presque toujours l’Amour entouré de femmes, ou offrant à Diane son carquois et ses flèches. D’autres fois, ce sont les Grâces offrant un prix au chantre moderne de la beauté, ou bien encore des femmes jouant de la lyre et de la harpe.
Quelques frontispices sont signés « Mlls Vallin del.. Mariage sc. »
Poésies de Dusaulchoy, Ducis, Favart fils, Lebrun, de Rougemont, etc.
Avec calendrier en tête.
Se vendait 1 fr. 5o. Il existe des exemplaires avec frontispice avant la lettre.
[B. N. || Coll. Olagnon.]
1431. — ALMANACH DES LYCÉES, pour l’An XII, contenant les réglements de l’instruction publique, l’organisation des lycées dans toute l’étendue de la France, avec la liste des livres adoptés par le Gouvernement pour l’enseignement. Ouvrage donnant annuellement les fastes de l’instruction publique, et propre à exciter et à diriger utilement l’émulation de la Jeunesse, par les traits moraux, les beaux exemples, etc. Rédigé par un professeur.il De l’imprimerie de Guilleminet, Paris, 1804. Se vendait 1 fr. 80. In-12.
Avec un frontispice signé Gatine fecit : l’Instruction, accompagnée de la Religion, de la Justice et de la Force, accueillant les enfants et leur montrant le Temple de la Gloire, au pied duquel sont les neuf Muses. Au-dessus, le génie de la France tenant en main le médaillon de Bonaparte.
Intéressant volume imprimé sur papier quelque peu bleuté, accompagné d’un calendrier, et donnant des notices sur les enfants célèbres depuis l’antiquité.
1432. — ALMANACH ROMAIN DE LA LOTERIE IMPÉRIALE DE FRANCE, Contenant différentes instructions sur les Loteries, les noms des Membres de l’Em-
pire français, ceux des Administrateurs et chefs de bureaux et l’adresse de tous les Receveurs de Paris. || A Paris, chez M. Menut, Imprimeur et Auteur, rue St-Denis, courBatave, n° 17, et chez tous les Receveurs de la Loterie. An XIII, ier de l’Empire français. 1804 et suite. In-12.
CeM. Menut était Menut de St-Mesmin.
Quant à l’almanach lui-même, il ne doit pas être confondu avec celui que publiait simultanément le citoyen Renaudière. (Voir plus haut n“ 1270).
Il parut pendant nombre d’années avec la mention : « Revu, corrigé et augmenté des Tableaux d’ambes non sortis à la Générale et de la sympathie universelle. » — Avec les armes de l'Empire puis du Royaume, sur le titre.
[De 2 à 5 fr. l’année.]
1433. — ALMANACH ROYAL, pour l’An XIII [puis Impérial], présenté à Sa Majesté l’Empereur [et Roi à partir de 1806] par Testu (avec le calendrier républicain.) || Chez Testu, Imprimeur de Sa Majesté. i8o5 à 1814, 10 vol. In-8.
Suite de Y Almanach Royal et de Y Almanach National. Armes impériales sur le titre. En 1806 le mot royal est remplacé par « Impérial » et le soustitre porte « Présenté à S. M. l’Empereur et Roi. »
Ces dix années, difficiles à rencontrer réunies, offrent dans leur ensemble un état officiel de la Cour et de tous les personnages du règne de Napoléon Ifr. L'année 1814, tout particulièrement rare, est très certainement le document le plus topique sur les changements de gouvernement dont la France fut alors la victime. Voici la reproduction exacte du titre et des avis :
— Almanach royal pour les années M.DCCC.XIV et M.DCCC .XV, Présenté à sa Majesté par Testu. A Paris, chez Testu et C‘°, rue Hautefeuille, n° i3. || Testu, Imprimeur de LL. AA. SS. Mgr le duc d’Orléans et Mgr le prince de Condé. In-8.
Vignette sur le titre : ancien trophée de drapeaux avec canons, contre lequel on a accolé les armoiries royales. Au verso du titre se lit la note suivante :
« Avis des Éditeurs.
«L’Almanach pour l'année 18 1 5 était prêt à être publié, lorsqu’une révolution à jamais mémorable rendit à la France son légitime Souverain. Tout le travail déjà fait est devenu inutile; les dépenses qu’il avait occasionnées ont été perdues. Il en est résulté pour nous un dommage considérable; mais nous en avons été consolés par l’espoir d’un heu-
reux avenir. Cet espoir, partagé par tous les bons Français, se réalise de jour en jour sous le gouvernement paternel de Louis XVIII. Qu’il nous soit permis de consigner ici l’hommage de notre fidélité, de notre amour et de notre profonde reconnaissance pour cet auguste Monarque, qui nous a donné une preuve signalée de sa justice et de sa bienveillance en nous assurant, pour vingt années la possession du droit exclusif à l’édition et à la vente de Y Almanach Royal ! Nous tâcherons de nous rendre de plus en plus dignes de la gracieuse faveur de Sa Majesté en redoublant de zèle et de soins pour l’exécution de cet ouvrage. Comme son objet est de présenter, au moment de sa publication, le tableau fidèle de toutes les parties de l'administration de la France dans ses rapports intérieurs et extérieurs, il a fallu recomposer suivant le nouvel ordre de choses l’Almanach qui devait paraître au commencement de l'année 1814. Le changement de Gouvernement et le dernier traité de paix qui a fixé de nouvelles limites à la France ont nécessité une réorganisation de l’administration générale; et cette réorganisation, qui ne pouvait se faire qu’avec le temps et successivement, a retardé la confection de l’almanach de 1814 jusqu'au dernier mois de cette même année : aussi l'Almanach que nous allons publier servira tout à la fois pour les années 1814 et 1 8 1 5 . Nous nous sommes conformés pour sa rédaction aux ordres supérieurs que nous avons reçus. »
A cet almanach se trouve joint un supplément de 36 pages portant pour titre :
— Notice servant de supplément aux Almanachs de France pour l’ An i8l5 : || Contenant les naissances et alliances des Souverains de l'Europe ; la Maison de l’Empereur; la Garde Impériale; les Noms des Ministres et leurs jours d’Audience ; le Conseil d'Etat, la Légion d’Honneur, les nouveaux Changements opérés dans le Gouvernement et dans les différentes administrations; les nouvelles Nominations des Maréchaux de France, Lieutenans généraux, Maréchaux de Camp, des Préfets des Départemens; les Décrets impériaux qui maintiennent ou annullent différentes Institutions; les Changemens survenus dans toutes les parties de l’Administration Civile, Militaire, J udiciaire et Commerciale, etc., etc. || Prix : I franc. — Paris, au bureau de distribution, rue de la Convention, n° 14, près le Palais des Tuileries, et à la porte d’entrée de la Salle de l’Assemblée du Champ de Mai.
Armes impériales sur le titre. Au verso un avis portant : « Les changements occasionnés par le retour de S. M. l’Empereur depuis le I mars, dans toutes les parties de l’Administration, nous ont engagés à publier un supplément aux Almanachs de 1 8 1 5
« Nota. — Cet ouvrage ne contient que les noms des fonctionnaires destitués sous le gouvernement précédent, et qui ont repris leurs fonctions, ainsi que les nouvelles Nominations. Ceux dont il n’est
XIXe SIECLE
point fait mention ont conservé leurs emplois. Voir à cet effet les Almanachs de i8i5. »
En tête de la généalogie de la famille Impériale on lit : 4 Omis dans les Almanachs de l8l5. »
Impossible d'être plus girouette! Impossible de s'exécuter avec plus de grâce!
Les almanachs « royaux » du premier Empire sont peu recherchés et se vendent communément de 3 à 4 fr. Seule l’année 1814-1815 est cataloguée de l5 à 20 fr. suivant l’état. — A. 1806, veau, dos orné, av. emblèmes impériaux, cat. 10 fr,
[Voir pour la suite à 1 8 1 5 .]
1434. — ANNUAIRE DES PONTS ET CHAUSSÉES, Ports maritimes, Architecture civile, hydraulique et géométrique, Pour l’An XIII (1804) et Premier de l’Empire Français. || A Paris, chez Mme piauzoles, rue de l’Arbre sec, n° 189, Desenne, au Palais du Tribunat, etc. 1804 (irc édition), 1807 (2e édition). In-12.
Annuaire rédigé par H“" (Houart).
[Voir plus loin, Annuaire du Corps Impérial des Ponts et Chaussées, n° 1485.]
1435. — LE BIJOU DES DAMES. Il A Paris, chez Lefuel, rue St-Jacques, n° 54, près celle du Foin (Vers 1804). In-32.
Titre gravé, en lettres capitales, dans une couronne de roses (Blanchard sc). Au-dessous, deux personnages, une femme personnifiant la Folie, un Amour flambeau en main, tenant une lyre. Dans le fond autel sur lequel brûlent des cœurs. Texte en chansons, également gravé, accompagné de six figures par Blanchard. I. La Folie. — 2. La Main chaude. — 3. La Musique (personnage jouant de la guitare). — 4. Le Colin Maillard (L’Amour couvert d'un bandeau, poursuivant Vénus et les trois Grâces) :
Combien d’époux Colin-Maillard Qui le seront longtems encore!
5. L'Embarras du choix (jeune garçon monté sur un arbre hésitant entre Philis et Rosette). — 6. La Danse :
... la danse est tout ce que j’aime,
Elle offre des plaisirs divins.
Cahier de chansons imprimées ajouté (Les Vélocifères, l’Amour et les Grâces, Le désir et le plaisir, Sur l’usage que suivent les femmes de placer leur montre dans leur sein :
Plus d’une coquette en profite,
Et dans un amoureux débat,
Elle croit que son cœur palpite.
Lorsque c’est sa montre qui bat 1
L'Amant dans sa bouillante ivresse Ne craint plus de la déranger.
Et le ressort que sa main presse Fait sonner l’heure du berger.
[Cat. 12 fr.]
[Communiqué par M. L. Gougy.]
1436. - CALENDRIER DE LA COUR IMPÉRIALE pour l’an XIII (1804-1805), IIe de l’Empire Français, contenant L’État de la Maison de l’Empereur, de l’Impératrice et de la Famille Impériale; les Ministres et leurs attributions; le Sénat; le Conseil d’État, le Corps Législatif, etc., etc. || A Paris, A la Librairie de A. G. Debray, rue Saint-Honoré, Barrière des Sergens [puis chez Janet, rue S‘ Jacques, n“ 5g.] 1804-1815. In-16, puis in-32.
Suite du Calendrier de la République française (voir, plus haut, n° 11 14). Armes impériales sur le titre. Cartonnage rouge.
Le titre de la seconde année est quelque peu différent :
— Calendrier de la Cour Impériale pour l’année mil huit cent six, II0 de l’Empire Français, contenant le Lever et le Coucher du Soleil, le Lever et le Coucher de la Lune, etc. L’Etat de la Maison de l’Empereur et Roi, de la Famille Impériale, avec la naissance des Rois, Reines, Princes et Princesses de l’Europe, etc. || A Paris, Librairie de A. G. Debray, rue Saint-Honoré, vis-à-vis celle du Coq. M.DCCC. VI.
Le faux-titre porte : « Calendrier de la Cour Impériale, ou le nouveau Colombat. »
Ce calendrier donne, en plus des pièces officielles, des notices sur les travaux du Simplon, les Télégraphes, etc.
A partir de 1807 :
— Calendrier de la Cour Impériale, Tiré de « La Connaissance des Temps, » contenant les Lieux, les Levers, et les Couchers du Soleil et de la Lune, la Hauteur des Marées, etc... Avec la Naissance des Souverains, etc...
Le « Calendrier Hérissant » ayant été repris en 1 8 1 5, comme on le verra plus loin [voir n° 1696], l’année 18 1 5 s’intitula « Le Calendrier de la Cour », et l’avis placé en regard du titre eut soin de stipuler que le Calendrier inventé en 1700 par Collombat reparaissant depuis l'année l8o5 reprenait cette année sous le règne de Louis XVIII sa publication interrompue par la Révolution. Le titre a un écusson fleurdelysé, et l’indication du bas porte : « A Paris, chez Janet, Libraire, rue Saint-Jacques, n° 59. »
Toutefois l’ancien Calendrier de la Cour Impé-
riale, malgré cet essai de transformation, doit disparaître devant la reprise du privilège de la Vve Hérissant.
Il existe une réimpression de l’année l8l5, chez Janet.
[B. N. — Années 1804, 1808, 181 1, 1812, i8i3,
1437. — CALENDRIER POUR L’AN DOUZIÈME DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, Avec les Jours correspondans de l’ancien calendrier 1 804. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 3i. (An XII.) In-64oblong.
Simple calendrier républicain, avec la concordance grégorienne et les phases de la Lune.
[Communiqué par M. Bihn.]
1438. — CALENDRIER POUR LA XIII* ANNÉE DE LA RÉPUBLIQUE. || Paris, An XIII. In-32.
A la suite du calendrier se trouve <t L'Art de tirer les cartes ou le Moyen de lire dans l’avenir. A Memphis, en Égypte, 1804, » avec un tableau se dépliant, indiquant les emblèmes des 32 cartes et le Tableau des Progressions de la Loterie Nationale.
[Cat. Rondeau, ex. mar. vert, l5 fr.]
1439. — CHANSONNIER DE FAN- CHON LA VIELLEUSE, ou Étrennes pour tout le monde. || A Paris, chez tous les Marchands de nouveautés, 1804. In-18.
Frontispice colorié représentant Fanchon jouant de la vielle :
Fanchon, jeune, aimable et jolie,
Sous les traits de Belmont est encore embellie.
(Le même que celui de la plaquette Fanchon la Vielleuse du boulevard du Temple publiée en 1801.
Chansonnier factice, c’est-à-dire mis en vente antérieurement sous un autre nom, auquel on a enlevé les 36 premières pages pour les remplacer par des couplets et des romances de <1 Fanchon ». Calendrier pour l’An XII.
[Cat. de 3 à 4 fr.]
[Coll, de l’auteur.]
[Voir, plus loin, les autres almanachs relatifs à Fanchon la Vielleuse, nos 1469 et 1474.
1440. — CHANSONNIER FRANÇAIS, OU ÉTRENNES DES DAMES, r» Année.
'J A Paris, chez Caillot, Imprimeur- Libraire, rue du Hurepoix, n° 9. [puis
rue Pavée-Saint-Andrée, n° 19.] 1804- 1824. 20 années. In-i8.
Chaque année possède un frontispice différent gravé par Massard et autres. A partir de 1810 le titre porte la mention : « Dans lequel on trouve
On. ne- rcrul j>oj / ajyent qvtuij la tai/e est: Icoee Frontispice de l’année lSo5
Frontispice de l'année 1 8 1 5 des chansons et couplets de MM. de Châteaubriant, Désaugiers, Armand Gouffé, Félix Nogaret, Rivarol, Brazier fils, Chazet, Coupart, Jouy, Piis,
Ourry, Jacquelin, et nombreux couplets d’opéras comiques et de vaudevilles. L’année 1808 a pour frontispice l’entrevue des deux empereurs Napoléon et Alexandre sur le radeau du Niémen {1807), et contient de nombreux couplets et impromptus sur la dite entrevue.
On y rencontre souvent des poésies portant en entier sur un mot donné.
[De 3 à 4 fr. l'année.]
1441 . — LE CHARMANT PETIT CON- FIDENT. Étrennes aux cœurs honnêtes et sensibles. [| A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, 3i. (An XIII.) ln-32.
Recueil de chansons, avec 12 vignettes dont les légendes suivent : I. Le premier enfant. — 2. Le doute résolu. — 3. Bon époux et bon père. — 4. L’emblème du sentiment. — 5. Les plaisirs de l’innocence. — 6. Le berceau enchanté. — 7. La fée brillante. — 8. Le captif et le spectre. — 9. Les nouvelles visions. — 10. Le bonheur des premiers âges. — il. L'enfance du monde. — 12. Le prix de la délicatesse.
La plupart de ces sujets représentent des scènes enfantines.
[Cat. 40 fr.]
1442. — LE DESSOUS DES CARTES, ou les Intrigues Galantes des Dames de Paris. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 5g. (An XIII, 1804-1805.) In-24.
Titre gravé avec sujet.
Almanach orné de 12 vignettes (sujets de fantaisie). Texte gravé composé de chansons.
1443. — ÉTRENNES AUX JOLIES FEMMES, Chansonnier pour l’an XIII, précédé d’un calendrier rédigé par L. P**. [Épigraphe :]
Ma Muse à près de soixante ans Sut plaire encore à ma Délie.
|| A Paris, chez les Marchands de Nouveautés. An XIII-1804 et i8o5. [An XIII à 1810.] In-8.
Recueil de pièces de vers de différents auteurs. Voici la description des frontispices des deux années que j’ai eues entre les mains :
A. 1804. — Frontispice, signé Challiou del., Bovinet sculp ., représentant un Amour donnant une leçon de flûte à une jeune femme, avec cette légende :
Ma Flûte, que conduit l’Amour,
Au loin fait entendre ma peine.
A. 1808. — Frontispice, signé Huot, dêlinei
Delignon, sculp., et ayant pour légende : « Étrenne à la Beauté. «
Ainsi que le porte le titre de l’année 1808, cet almanach se vendait I fr. 25.
[Cat. Rondeau. A. 1808, cat. 5 fr.]
[B. N. — Années 1804, 1808.]
1444. — ÉTRENNES IMPÉRIALES, Contenant la situation, l’étendue et la superficie de la France. Un précis de son origine et des mœurs de ses habitans ; sa population. Le nom et la description de ses montagnes, fleuves, rivières, lacs, canaux et forêts; ses ports et les lieux où ils sont situés. Ses possessions lointaines et ses relations commerciales avec les quatre parties du monde. Le nom de ses animaux domestiques et sauvages. Ses institutions civiles et honorifiques. Les grandes charges de l’État et les attributions de chaque autorité; l’évaluation des revenus et dépenses annuelles de la France. Ses monnaies, poids et mesures, ses productions, son commerce, ses forces de terre et de mer, etc. Par M. Et. Gérard. || A Paris, chez Mad. Cavanagh, Libraire, nouveau passage du Panorama. An XIII-1804. In-32.
Frontispice gravé, avec vignette représentant, suivant la légende, le « sceau de l’Empire». Le texte se compose d'une série de renseignements offiçiels, conformément à la nomenclature qui figure sur le titre.
1445. — ÉTRENNES LYRIQUES. Almanach Portatif pour l’An 1804. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 3i, In-128.
Le titre® portatif » fait l’effet d’une plaisanterie en présence du format lilliputien dont il s’agit. Almanach entièrement gravé, chansons et calendrier, avec 8 figures. En plus : Devises pour les garçons. Devises pour les demoiselles.
[Ex. mar. vert. cat. 3o fr.]
1446. — LA GUIRLANDE OU CHOIX DE CHANSONS NOUVELLES. Dédié au Beau Sexe {sic) [Épigraphe :]
Les vers sont Enfants de la Lyre,
Il faut les chanter, non les lire.
|| A Paris, chez Fréchet, Libraire, rue du Petit-Bourbon-Saint-Sulpice [n° 718, près celle de Tournon et rue du Roule n° 291,
près celle Saint-Honoré] (1) An XII-1804, 3 années. In-18.
Recueil de chansons. En tête de chaque année, un frontispice dans la note anacréontique. Le titre, gravé avec attribut, est signé Berthe sculp.
[Coll. Olagnon.]
1447. - LE JOLI PETIT BIJOU. Almanach chantant pour l’année 1804. || A Paris, chez Marcilly, Rue Saint Julienle-Pauvre,' n° 14 et i5. In-128.
Almanach minuscule gravé, 10 figures avec chansons : La Petite Fille, Voilà Lucile, Le Petit Chasseur, etc. — Calendrier.
[Coll. Georges Salomon.]
1448. — LE JOURNAL DE POCHE, [NÉCESSAIRE] (2), SURNOMMÉ L’IN- DISPENSABLE, à l’usage des deux sexes [Épigraphe :] Un peu de tout. Annuaire pour l’An XII de la République française, 1804. || Paris, chez A. G. Debray, place du Musée Napoléon [puis rue St-Honoré, cidevant Barrière desSergens] et chez Janet. 1804-1805 : 2 années. In-16 carré.
Frontispice colorié : Avej-vous lu le Journal de Poche ? Renseignements de toute espèce, avec des pages blanches pour souvenirs et pour la comptabilité mensuelle. Le Journal de Poche se vendait 2 fr. 40 sur papier ordinaire et 6 fr. sur vélin, relié en maroquin, avec peau d’âne pour les notes.
En plus des adresses officielles, on y trouve un choix des noms à donner, le calendrier des plaisirs, le prix de la journée des ouvriers, les ordonnances de l’An IX sur les carrosses de place et le salaire des cochers ainsi que sur les cabriolets, « l’Empire de la Nature » extrait du système de Linné, la chronologie des découvertes, inventions et événements remarquables depuis la création du monde, un tableau des moeurs, usages et caractère des cinq principales nations de l’Europe.
Le titre de l’année 1804 est gravé, celui de l’année i8o5 imprimé, avec la mention : « Annuaire pour l’An XIII (l8o5), deuxième de l’Empire Napoléon. » Cette dernière année, qui n'a pas de frontispice, est divisée en 4 sections : « Calendrier, cultes et objets y relatifs. — Gouvernement français et statistique des puissances. — Sciences,
(1) La partie entre crochets disparait du titre 11 la seconde année
(2) Le mot « Nécessaire « disparaît du titre de l’an XIII.
arts, instruction. — Industrie, commerce et agenda des gens d’affaires. »
Le Journal de Poche, qui reçut les encouragements flatteurs des journaux et périodiques de l’époque, qui fut surnommé par eux « l’indispensable », a paru antérieurement, mais je n’ai pas pu retrouver la tête de la publication.
[Coll, de l’auteur A. 1804. || B. N. A. l8o5.] [Cat. de 4 fr. à 6 fr.]
1449. — LE MESSAGER DE FLORE, ou Recueil de Couplets, Poésies et Compliments sur toutes sortes de sujets, pour le jour de l’An, les Fêtes, etc. ( V . la table à la fin.) || A Paris, chez Caillot, Impr.- Libr., rue du Cimetière-St-André, n° 6.
(1804.) In-32.
Frontispice gravé et colorié : Flore s’envolant avec une corbeille de fleurs sur la tête. Publication de colportage, avec un calendrier pour l’an XII.
[Cat. 4 fr.]
[Coll, de Savigny.]
1450. - PAUL ET VIRGINIE. || A Paris, Chez Janet, Successeur du Sieur Jubert. Rue St-Jacques, vis à vis les Mathurins, n° 36. (Vers 1804. J In-128.
Avec 12 petites vignettes se rapportant aux chansons du texte. Le titre indique l'influence prise dans la société d’alors par le roman de Bernardin de St-Pierre, mais il n’y est pas plus question de Paul que de Virginie, contrairement aux précédents almanachs publiés sous le même titre. (Voir nos 1238 et 1262.)
Paul
tri-
VuiOtNIE A Paria
XÀsn. jAjntr Streetwcur /fit SU//r Juoert /t/re X XsarmeS me à Pts IrsXf/i-
florins 71? 36.