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LE TALISMAN DES GRACES

Chansonnier Nouveau ; Par A. M. J. P. de Verceil, de l’Athénée des Arts, Secrétaire de la Société lyrique des Bergers de Syracuse. Dédié à Mariette. || A Paris, chez Delacour, Imprimeur-libraire, rue J.-J.- Rousseau, n" 14, Martinet, Libraire, Caille et Comp. 1810. In-18.

Avec un frontispice représentant les Trois Grâces dans tout l’éclat de leurs charmes.

Recueil dû en entier au dit sieur Verceil qui pensait peut-être avoir trouvé avec les Grâces le Talisman de l’Immortalité.

Quand l’amour vous aura, ce soir,

Remis ce présent du mystère,

XIXe SIÈCLE

Mesdames, au fond du boudoir,

Fuyez des jaloux l'oeil sévère;

Quoi ! vous le tenez. . . C’est bien lui :

Le temps presse... On est sur vos traces...

Vite, serrez dans son étui

« Le Talisman des Grâces. »

[Coll, de l’auteur.]

[Cat. 4 fr.]

1611. — AGENDA DES COMMER- j ÇANS. Pour l’Année 1811. || A Paris, j chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n° 5g, et Janet et Cotelle, Libraires et Mds de Musique, Rue Neuve-des-Petits- Champs, n° 17. In-i 2.

Titre en lettres gravées.

Agenda et calendrier gravés avec une petite vignette pour chaque mois, représentant des vues de différents châteaux de France.

Feuilles pour la recette et la dépense également gravées.

Suit une liste des principaux négociants de Paris, des renseignemens sur la Banque, la Bourse, etc. — pour toutes les villes des départements et de l’étranger; — les consuls et les messageries.

1612. — AGENDA HIPPOCRATIQUE, ou Tablettes à l’usage des Médecins.

Pour la Présente Année. [Épigraphe:] La vie est courte, l’art est étendu, l’occasion est rapide, les expériences sont fautives, le jugement est difficile. Ce n’est pas assez que le médecin fasse ce qui convient ; il faut qu’il fasse concourir à ses soins le malade, les assistants et les divers agens environnans. Hipp. Aphor.

1. S. 1. || A Paris, chez Croullebois, Libraire, rue des Mathurins, n° 17.

(181 1-1814.) In-12.

Titre latin en regard du titre français. Simple volume composé d’un feuillet blanc pour chaque jour de l'année, en tête duquel sont des préceptes de médecine en latin et en français.

Calendrier

i6i3 . — ALMANACH DE SANTÉ OU ÉTRENNES D’HYGIE AUX GENS DU MONDE. Avec gravure. [Épigraphe :]

Fungar vice cotis, acutum

Redderequæ ferrum valet, excors ipsa secandi.

Horat.

I| Paris, Barba, Libraire, Palais-Royal, der-

rière le Théâtre Français, n° 5i, D. Colas, rue du Vieux-Colombier, n° 26. Janvier 1811. In-18.

Frontispice : Hygie aux doubles mamelles couronnant le buste d’Hippocrate posé sur un socle, au bas duquel on lit : Natura. Sur le devant des volumes aux titres significatifs : Émile, Tissot, Buchau, Galette de Santé. L’Ignorance, aux oreilles d'âne, est renversée â terre. Au verso du titre on lit : « Cet ouvrage qui paraîtra dorénavant le premier de novembre de chaque année est mis sous la sauve-garde des lois ; les huit exemplaires exigés i par le décret sur l’organisation de l’Imprimerie ont i été fournis, et le manuscrit soumis à la censure, i — Prix : trois fr. à Paris. » — Calendrier.

I Avec une dédicace à une Excellence anonyme i signée « l’Auteur anonyme de V Almanach de \ Santé ». D’autre part, la préface, Avant-propos , i Avis, Tout ce que l’on voudra — ce sont ses pro- ! près titres — a pour signature Mathanasius Sinl cerus Ubiquista, Doctor in utroque, titre, on le sait,

! qui se donnait, autrefois, aux docteurs en théologie I n’étant attachés à aucune maison particulière.

I « Chaque année », y lit-on, « voit colporter tant ; d'erreurs sous le titre innocent d’almanach que le I nom de Bibliothèque bleue est resté affecté de droit ; aux recueils de contes populaires, et il m’a paru pij quant de réhabiliter cette couleur en ne présentant ! au public que des vérités utiles sous la même forme i que celle consacrée à lui débiter des futilités. Je sais ; bien que je me constitue le rival obligé de Mathieu ! Laënsberg et compagnie : qu’importe, pourvu que j je le devienne jusqu’à obtenir avec lui la concur*

; rence? Si la Folie peut emprunter les traits de la ! Sagesse pour usurper son Empire, pourquoi la ; Sagesse ne pourrait-elle pas emprunter à son tour ! le masque de la Folie pour repousser ses envaj hissements? »

L’auteur ne se dissimule point les inimitiés qu'il va encourir de la part de tous les docteurs de nouvelle fabrique : chirurgiens, apothicaires, herboristes, droguistes, épiciers, officiers de santé, majors, infirmiers, mèges, fraters, maréchaux, charlatans doctorisés à peu de frais de science et j d’argent. L'Almanach des Gourmands, dit-il, i prouve par la multiplicité de son débit que cette j secte est bien plus étendue qu’on ne le croit ordi- ! nairement. L 'Almanach de Santé sera donc « et i l'antidote des poisons charmans que recommande I le coryphée des gastronomes, et le guide discret des ! malheureux possesseurs de ces estomacs délabrés I qui veulent ou jouir du bonheur de manger, ou I faire sans danger parade d’appétit ». Ce guide est ! également à l’usage de la famille et doit permettre j au père de donner à son fils d'utiles leçons d’hygiène. « J’entends quelquefois crier contre les dangers de populariser la Médecine », dit l’auteur, « mais quelquefois aussi on a ouï des fripons se plaindre de l’institution des réverbères. » Notre auteur n’est, du reste, pas tendre pour ce qu’il

appelle « l'intervention funeste de la Médecine ». Ecoutez-le : « Les maladies sont un moyen employé par la nature pour opérer des crises utiles. Les médicamens qu’on prend s'opposent à ce travail de notre bonne mère, et tel n’est mort que d'une maladie tronquée par la Médecine, qui serait plein de vie, si elle eût eu son libre cours. »

La diète et l'eau, telle est la médication recommandéepar notre«Doctor in utroque»; lorsqu’on se sent incommodé : saignées, purgatifs si c’est le prélude d'une affection grave, ne peuvent, au contraire, d'après lui, qu’aggraver la crise.

Cet almanach paraissait en novembre et non en janvier, — malgré la date portée sur le titre — pour rester fidèle au système d’Hippocrate qui commençait par l'automne son année médicale, et parce que, voulant indiquer des préservatifs plutôt que des moyens curatifs, il fallait être là avant l’hiver, la saison la plus féconde en maladies.

Le calendrier, à côté des noms des Saints, donne des indications sur les plantes, les fruits, les légumes, les animaux.

Principales matières : L’hygiène en général et en particulier. De la médecine populaire. Charlatanisme et empirisme. Bibliographie médicale. Thèses soutenues aux écoles de médecine de la France. Nécrologie des savants depuis 1808.

(Voir plus haut, n° 1221.)

[Coll, de l’auteur.]

1614. — ANNUAIRE DE L’INDUSTRIE FRANÇAISE, ou Recueil par ordre alphabétique des Inventions, Découvertes et Perfectionnemens dans les arts utiles et agréables, qui se font à Paris et dans les Départements; contenant l’état actuel des Manufactures, Fabriques, Ateliers, et autres Etablissemens d’industrie française, avec les noms et adresses des Inventeurs, les prix des différens objets, leur emploi ou leur application à divers usages. Par C. S. Sonnini et Thiébaut de Berneaud.

Année 1811. Première Année. || A Paris, chez D. Colas, Imprimeur-Libraire, rue du Vieux-Colombier, 26. In-12.

Dans une assez longue préface, l’éditeur constate que la France a enfin rompu « le joug honteux » qui la rendait tributaire au point de vue industriel de ses voisines, et surtout de l’Angleterre. La Société d’encouragement établie à Paris est devenue le centre du mouvement imprimé à toutes les branches du commerce. De toutes parts les arts, les sciences et l’industrie ont répondu à l’appel du souverain. L’auteur, Thiébaut de Berneaud, connu par de nombreux ouvrages, a visité pour cet Annuaire (M. Sonnini, quoique en nom, ne put s’en oc-

cuper), les ateliers, a interrogé les chefs et examiné les objets. Cet Annuaire a été classé par ordre alphabétique sous la forme d’un Dictionnaire et se termine par une table des différentes branches de l’industrie auxquelles se rapportent les articles du Dictionnaire. Il aspirait à être le Tableau annuel de nos richesses commerciales et des nouvelles conquêtes de notre industrie. » J’ignore s’il a eu une suite, mais l’année 1 8 1 1 est très intéressante à parcourir. Je note, entre tous les articles : Durivoires (voitures montées sur trois roues), Fauteuils promeneurs, Fayences, Garde-robes hydrauliques, Glaces peintes, Gravure sur pierre, Habit sans couture, Lampes astrales et autres, Musique imprimée, Petit Nécessaire, Papiers peints, Photophore, Pipes en acier, Quinquets, Schals. C’est, on le voit, un véritable état des découvertes de l’industrie en I 8 I I .

[Coll, de l’auteur.]

1 6 1 5 . — ANNUAIRE MAÇONNIQUE à l’usage des L. L.1. du Rit Écossois, à l’O.*. de Paris, pour 1811 et 1812. || Paris, In-18.

[Cat. Claudin sur la Franc-Maçonnerie, 1 fr. 5o.]

1616. — LE BOUQUET DE PENSÉES, Étrennes Morales. || A Paris, chez Le Fuel, rue Saint-Jacques, n° 54. (1811.) In-24.

Titre gravé avec sujet et figures se rapportant aux chansons.

Cette publication qui paraît avoir duré plusieurs années, toutes portant aux nues la grandeur de Napoléon, le courage et les vertus des armées françaises. Passa, très probablement, par la suite, entre les mains du libraire Marcilly, car je possède à la date de 1824 le même almanach ayant comme titre courant : « Le Bouquet de Pensées, Recueil lyrique », avec musique gravée et feuilles de souvenirs.

[Ex. cart., tr. dorée, cat. de 2 à 4 fr.]

1617. — CENDRILLON, OU LES ÉTRENNES DE LA MODESTIE A LA BEAUTÉ. |] Paris, chez Marcilly, rue Saint-Julien-le-Pauvre, n° 7. (181 1.) In-24.

Titre gravé avec sujet (Cendrillon dansant). Douze jolies figures se rapportant toutes à Cendrillon, l’opéra alors à la mode, et poésies chantantes.

[Cat. Morgand, ex. mar. vert, 20 fr.]

[Voir, sur Cendrillon, plus haut, n° 1584, et, plus loin, n°* i63o, i663, 1 792 • 1

XIXe SIÈCLE

1618. — CHANSONNIER DE L’AMOUR ET DES GRACES pour l’Année 1 8 1 1 • |l A Paris chez J. Chaumerot, puis chez Rosa, Libraire, Gde Cour du Palais-Royal. 1811 et suite. In-12.

Recueil de chansons dans le goût du jour, avec des frontispices dessinés par Chasselat et autres.

Certaines années paraissent avoir été les mêmes que Le Chansonnier des Belles.

Ces deux almanachs ne seraient donc qu’une seule et même publication mise en vente sous deux titres différents.

[Voir, plus loin, n° 1673.]

[Coll. Olagnon A. 1 8 1 3.]

1619. — LE CHANSONNIER DE MARS ET DE L’AMOUR, Ou choix de Chansons joyeuses et militaires. || A Paris, chez Pigoreau, Libraire, place Saint-Germain-l’Auxerrois. 1811. In-18.

Frontispice représentant un Amour coiffé d’un chapeau de général, sabre au côté, soutenu par une guirlande de roses, venant chanter devant Mars la gloire de Napoléon :

Ainsi donc toute la terre Retentit de ses hauts faits.

Recueil de chansons militaires par Barré, Brazier, Coupart, Delorme, Désaugiers, Desfontaines, Francis, Moreau, Panard, Picard, Piis, Radet, Rougemont, Henri Simon.

Pour atteindre tous les poltrons,

Pour livrer gaiement des batailles Pour enfouir des cadavres.

Pour renverser tant de murailles,

Pour braver bombes et boulets,

N'y a que les Français.

Pour être jaloux de son nom

Pour bien faire honneur aux guinguettes,

Pour danser au bruit du canon,

Pour bien empaumer des fillettes Et les quitter pour leurs mousquets.

N'y a que les Français.

Nombre de chansons de ce curieux chansonnier sont extraites des vaudevilles guerriers de l'époque : L’Hôtel de la Paix, la Colonne de Rosbach, les Bateliers du Niémen, l’Hôpital Militaire , Maître André, Enfin nous y voilà.

[Coll, de l’auteur.]

1620. — L’ÉLOGE DES BELLES A LA BEAUTÉ || A Paris, chez Janet, Libraire, Rue Saint-Jacques, n° 5g. (181 1.) In-32.

Titre en lettres gravées avec sujet (Amour dans une rose). Almanach orné de 6 gravures au poin-

tillé, sans légende, signées Séb. Leroy del., Jane dirext, et se rapportant au texte.

Recueil de chansons.

A la fin: Petit souvenir des dames, et calendrier [B. N. — Ye 21109.]

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