LES BIJOUX INDISCRETS
Almanach chantant. Pour la présente année. Dédié aux Coquettes. || A Paris, chez Aubry, Imprimeur-Libraire, Palais deJustice. (1816.) In-32.
Recueil de chansons. — Publication de colportage.
[Communiqué par M. Greppe.]
1761. — BLANCHE DE CASTILLE, Reine de France, Mère de St Louis. || A Paris, Chez Le Fuel, Relieur-Libraire.
Rue St Jacques, n° 54, près celle du Foin.
Titre en lettres gravées. Frontispice gravé au
XIXe SIÈCLE
pointillé, signé Bosselman del. et scu., représentant Blanche de Castille dans un médaillon ovale. Almanach faisant partie de la même collection que Marie-Antoinette et Madame Elisabeth, orné de 4 gravures au pointillé représentant des épisodes de la vie de Blanche de Castille.
Le texte donne l'histoire de la Mère de Saint Louis.
[Cat. de 3 à 6 fr.]
1762. — BOUQUET POÉTIQUE, OU TOUTES LES FLEURS EXCEPTÉ LE PAVOT. Étrennes galantes pour 1816, avec trois Romances gravées pour piano ou harpe. Musique de M. Doche, chef d’orchestre du Vaudeville. [Épigraphe:]
Rire, Chanter, Aimer et Plaire.
|| A Paris, chez Remercier, Libraire, Rue neuve de Seine, près le Marché St Germain, 1816. In-18.
Frontispice à sous-entendu graveleux représentant une servante se baissant pour tirer du vin à un tonneau. Légende :
Je vois le trou, ma chère :
C'est par ici que mon vin a passé.
Recueil de stances, épitres, contes, anecdotes, romans, vers dédicatoires, rondeaux, triolets, distiques, quatrains, etc. Les trois planches de musique, annoncées sur le titre pour des morceaux de la composition de Doche, sont: L'heure du berger. — Quand je t’aimais. — Qu’on est heureux.
Une préface annonçait que ce recueil devait paraître tous les ans; mais j'ignore si, effectivement, il a eu une suite.
Avec un calendrier pour 1816.
[Coll. Olagnon.]
1763. — LE CHANSONNIER DE LA MÈRE RADIS ou les Coquettes de la Villette et des Faubourgs. || Paris, 1816. In-18.
Recueil de chansons avec frontispice. Publication populaire sous un titre qui devait être souvent pris et repris.
[D’après un catalogue.]
[Cat. 2 fr.]
1764. — CHANSONNIER DU ROYA- LISTE ou l’Ami des Bourbons. || A Paris, chezLefuel, Libraire-Relieur, Rue St Jacques, n° 54. (Vers 1 8 1 6.) In-18.
sentant Louis XVIII en pied. Au-dessous, légende :
Ah 1 c’est bien notre père De Gand,
Ah 1 c’est bien notre père.
Recueil des chansons et vaudevilles chantés dans les salons, lors du retour « du Corse » aux Tuileries.
[Ex. br.; cat. 4 francs.]
1765.— LA CORBEILLE DE ROSES ou la Jolie Rosière. || A Paris, chez Marcilly, rue St Jacques n° 3i. (1816.) In-18.
Titre gravé avec une vignette, Minerve couronnant une jeune personne. Au-dessous on lit : « Girardet fecit, 1 8 1 6. » Vis-à-vis du titre est un hommage aux dames, également gravé :
Sexe charmant, la Rose a vos attraits.
Dans tous les temsce fut son apanage :
Vous en offrir les plus jolis bouquets C’est vous présenter votre image.
Gentilles figures dessinées et gravées par Girardet. Le texte, dû au médecin Albéric Deville, celuilà même qui avait déjà publié plusieurs petits almanachs [voir n°s 1648 et 1740), est un mélange de poésies sur les roses d’après différents auteurs grecs, avec un conte en prose : Rose ou le triomphe de la reconnaissance.
A paru pendant plusieurs années. Morgand a annoncé un exemplaire, avec calendrier pour 1820, contenant l’histoire de la Rosière de Salency.
Les exemplaires étaient revêtus d’un cartonnage avec bouquets de roses sur les plats.
[Cat. 10 à l5 fr.]
Frontispice gravé, signé Wexelberg sc, repré-
1766. — L’ENFANT LYRIQUE DU CARNAVAL 1816. Choix des meilleures chansons joyeuses, anciennes, modernes et inédites, par M. Ourry, Membre du Caveau Moderne, année 1816. || A Paris, chez Alexis Eymery, Libraire, rue Mazarine, 3o. 1816-1819, 4 années. In-18.
Titre gravé avec petite vignette ayant trait à une des chansons de ce recueil, qui paraissait le 10 novembre. Chaque année a un frontispice qui se rapporte également à une des chansons du volume.
Ir* Année. — Jeune femme abandonnant son vieil époux au lit :
Il dort enfin ce bon Epoux que j'aime :
Dorlis m’attend, vite courons au Bal.
Avec l'Hymen c’est toujours le Carême,
Avec l’Amour toujours le Carnaval 1
-* A. — Frontispice sur les montagnes russes.
3e A. — Le Combat des montagnes.
[Coll. OIagnon.|| Coll, de l'auteur.] [Voir, plus loin, le Nouveau Caveau, n° 1 865 .]
1767. ÉTRENNE A LA BEAUTÉ. || A Paris, chez Marcilly, Rue St-Julien-le- Pauvre, n° 7. (1816.) In-32.
Titre gravé représentant un homme qui offre à une femme assise « l'Etrenne à la Beauté ». Recueil de chansons orné de 12 figures amusantes, exécutées avec un certain soin, et dont voici les légendes : I. L'origine de la beauté. — 2. Le Tems et i l’Amour. — 3. L'Innocence et la Pudeur. — 4. : La Fleur chérie (jeune homme serrant de près une : femme). — 5. La cachette des Grâces (femme : assise, ayant une lyre à ses côtés). — 6. La Rose et j le Plaisir. — 7. Le Lit (un personnage couché : à ; travers la fenêtre ouverte de la chambre on aperçoit ; un petit Amour). — 8. Le noviciat d'Annette. — i 9. L’Amour et le Monde.— 10. La Mode (femme j se mirant dans une glace, tandis que. accroché au j mur, on aperçoit un tableau aux modes fort anté- I rieures). — n. Le Mariage. — 12. L'Amour, le Désir et la Jouissance.
[Coll. Weckerlin.]
') légende: « Les uns disent ci; les autres disent (a; | moi j’dis ça ou ci. »
Recueil de boniments et de farces en prose et en j vers, avec prédictions comiques.
Calendrier. — Publication de colportage.
[B. N. — Ve 21,640.]
1769. — ÉTRENNES ROYALES, I contenant la Maison du Roi et celle (sic) j des Princes, les Conseils et Conseillers j d’état ; les divers Ministères. Les j Présidents de la Chambre des Pairs, de j celle des Députés des Départemens, des j Cour Royales, etc. Pour l’Année 1816.
j || A Paris, chez L. Saint-Michel, Libraire I quaides Augustins, n° 23; Et à Lyon, j chez Ayné Frères, Libraires, rue St-Domi- I nique, n° 17. (1816-1827.) ln-32.
Cartes se dépliant, Europe et France.
1770. —ÉTRENNE VÉRIDIQUE DES ORACLES, ou Le Magicien consulté par l’Amour et la Fortune. Contenant 108 questions divisées en IX classes composées chacune de XII oracles, avec la manière de trouver la réponse à chaque question. [Nouvelle édition, revue et corrigée], || A Paris, chez Caillot, Libraire, rue Pavée-Saint-André, n° 19. (1816.) In-32.
Frontispice sur bois (magicien ayant à droite de sa table l’Amour, à gauche la Fortune).
Oracles en vers. Calendrier.
Publication de colportage à nouveau réimprimée et mise en vente avec le même frontispice en 1825.
[B.N.-Ye
1771. — LES FLEURS. || A Paris, chez Janet, Libraire et Md. de Musique, rue St-Jacques, n° 5g. (Vers 1816.) In-32.
1768.— LES ÉTRENNES DE BOBÈ- CHE, Avec des prédictions originales et infaillibles pour la présente année. Dédiées A très-grand, très-haut et très-puissant Seigneur, monseigneur le Public. [Épigraphe :] On n’est queut’fois pas si bêt’ qu'on en a l’air. || A Paris, chez Tiger, Imprimeur-Libraire, ruedu Petit-Pont, n° 10.
Frontispice sur bois (Bobèche) avec cette
Sur le titre, une corbeille de Heurs. Cet almanach estaccompagné de six figures sans légende, gravées au pointillé anglais, et se rapportant aux sujets suivants : I. Narcisse. — 2. Clytre. — 3. Daphné. — 4. Adonis et Vénus. — 5. Mort d’Hyacinthe. — 6. Origine de la Rose rouge. Ces gravures sont signées Leroi del. Vandenberghe sc.
A la suite se trouve un « Petit Souvenir des Dames » et un calendrier. Texte composé de poésies.
[Cat. 6 fr. cart. tr. dorées.]
XIXe SIECLE
1772. — LE GALANT TROUBA- DOUR, OU AMOUR ET PLAISIR, Chansonnier pour la présente année.
Dédié à la plus aimable et au plus Vaillant. || A Paris, A la Librairie du Lysd’Or, chez H. Vauquelin, quai des Augustins, n° 11. (1816.) In-12.
Frontispice gravé, signé Massard del, Prot sculp. représentant deux amants observés par un chasseur.
Recueil de chansons, avec calendrier.
[B. N. - Ve 22,955.]
1773. — GALERIE LYRIQUE. || A Paris, chez Janet, rue Saint-Jacques, 5g. (Vers 1816.) In-24.
Ce petit memento, commode, portatif et élégant, est orné d'un frontispice allégorique gravé et de six estampes au burin, sans nom de graveur, portant les titres qui suivent : I. Haine aux femmes. — 2. Un jour à Paris. — 3. Mademoiselle de Guise. — 4. La Vallée de Barcelonnette. — 5.Menzicof et Fœdor. — 6. Une journée chez Bancelin (à la Courtille).
Ces petits sujets correspondent, dans le texte, à de tendres romances, à diverses poésies, parfois bachiques et grivoises au point que je n'oserais transcrire ici, notamment, deux couplets intitulés : Ml,e de Guise. Cette poésie légère rappelle par trop les écarts du roi galant.
[Ex. cart., tr. dorées, cat. 7 fr. 5o.]
1774. - LE JOYEUX BOUTE-EN- TRAIN, ou le Chansonnier grivois. || A Paris, chez les amisde Piron. In-64.
Cet almanach est orné d’une caricature de Napoléon Ier gravée sur bois. L’Empereur a derrière lui une potence à laquelle un pendu est accroché ; on lit au bas : « Le Consolateur des veuves. » La seconde estampe de ce livret est d'un tout autre caractère : elle représente une vue de ville, en avant de laquelle sont plusieurs jeunes femmes qui ont l'air de demander quelques informations. La réponse consiste sans doute dans cette inscription qui est au bas de la planche : « Belles, ne vous informez plus de ce pauvre Monsieur S... » [Ex. mar. vert, cat. 8 fr.]
1775. — LE LIS ET LA VIOLETTE, chansonnier royal, contenant divers Poèmes et Couplets satiriques sur Buonaparte, recueillis pendant son dernier règne; Par un Ami du Roi. Suivi de Chants patriotiques sur le Retour des Bourbons en France. [Troisième Edition.
Revue, corrigée et augmentée.] || A Paris, chez Caillot, Libraire, rue Pavée-Saint- André, n° 19. (1816.) In-12.
Frontispice gravé représentant un lys avec trois fleurs dans les branches duquel se voient les figures de Louis XVI et de Louis XVIII.
Recueil comprenant : 1° Des chansons patriotiques sur les événements du jour; — 2° Une série de chants patriotiques sur le retour des Bourbons. En tête de cette deuxième partie, une gravure donnant les portraits de la famille royale.
Ce chansonnier eut un succès considérable puisqu’il en parut trois éditions, avec fort peu de changements dans le texte.
Voici la reproduction d'un morceau en prose intitulé « Vente après mauvaises affaires 11:
« I» Un sceptre de fer, presque usé.
« 2° Une main de justice, qui n'a jamais servi.
« 3° Cinq couronnes en faux brillants; celle de diamant retirée de la vente.
« 4» Un costume de cour et divers décors encore propres à servir au théâtre quand on les aura fait détacher.
« 5” Des titres de noblesse tous neufs, avec des dotations à prendre en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Westphalie,en Prusse; voir {sic) même sur les brouillards de la Bérésina, un restant de Jambe de bois, en bloc, avec les récompenses militaires.
« 6° Une bibliothèque composée de plusieurs millions de volumes, reliés en peau humaine : on y trouve un T raité complet de tyrannie; une Discussion
savante sur le parjure; des Excommunications inédites du pape Pie VII; un grand Portefeuille rempli de condamnations, toutes signées, portant le nom de plusieurs individus très— connus; un Essai sur le Gouvernement, Prix remporté par L. de Bourbon (cet ouvrage est relié en chagrin) ; un Essai sur la destruction humaine, Prix remporté par Napoléon ; une brochure, non coupée, sur les idées libérales; enfin, un Manuscrit sur la vie d'un homme célèbre, écrit par lui-même, pendant son séjour dans i’île d'Elbe, en caractères de sang.
On fournira la peau de l'auteur, pour le relier.
La Vente se fera au profit d'une Famille malheureuse,
Au comptant et en Louis.
Voici, d'autre part, la reproduction d’une chanson intitulée : Les Prédictions
Napoléon s’avance,
Disoit-on l'autre jour:
Il promet à la France Le plus ardent amour.
Oui, mais... Ça n’dur'ra pas toujours.
Le choix de ses ministres Est bien digne de lui:
Des méchants et des cuistres Il est le ferme appui.
Mais... Ca n’dur'ra pas toujours.
Le printemps fit éclore Violette à foison ;
Mais le Lis croît encore Dans toutes les saisons.
Certainement, et ça durera toujours.
Ce recueil est, du reste, des plus précieux pour les sentiments de l'époque. C'est là qu'on trouve : Dieu ! rends-nous notre père de Gand. — La Violette et la Pensée. — Va-t-en voir s’ils en veulent, Jean. — La Confession générale de B. — L’z opinions d'un malin d’ la Halle sur l'coco qu’est z'aux Tuileries pour l’instant (avril I S 1 5). — Buonaparte et l'écho. — Les sabres et les moustaches. — L'appel aux braves par le grand Nicolas. — Invitation à l’ogre de Corse. — Champ (sic) plaintif sur la disparition du Lis, — et tous les couplets sur la renaissance des lis.
Cet almanach se vendait encore en 1817, en 1818 et même en l8a3 : on le trouve, en effet, avec des calendriers à ces dates.
[Ex. broché cat. 6 fr; mar. r. plats ornés, 14 fr.]
[B. N. - Ye 2®f°° (| Coll. Olagnon.l 26602
1776. — LISTE ARRÊTÉE PAR LE ROI , DES OFFICIERS MILITAIRES QUI COMPOSENT LE CORPS DE LA MARINE ; Conforme à celle imprimée à l’Imprimerie royale, et précédée de l’or-
donnance du 29 novembre i8i5, en exécution de laquelle la présente Liste a été arrêtée. || Paris, chez Bachelier, Libraire pour la Marine, quai des Augustins, n° 55. Janvier 1816. In-12.
Cet annuaire contient l’ordonnance de 1 8 1 5, sur la nouvelle formation du Corps des Officiers de Marine, puis la liste de tous les Officiers du dit corps.