‹ Les almanachs françaisChapitre 304 sur 521 · L’ABEILLE DES DAMES · texte numérisé non relu

L’ABEILLE DES DAMES

! A Paris, chez Le Fuel, Relieur-Libraire, ! Rue St Jacques, n° 54. (1818.) In-18.

; Petit manuel d’histoire naturelle.* L’ Abeille des ; jardins , dit l’éditeur dans un avis, compose son j utile butin du suc de toutes les fleurs, Y Abeille de ! l'histoire naturelle s’est plu à rassembler dans un ; cadre resserré et agréable une légère notion de j chacun des règnes de la nature, propre à amuser un I moment la plus belle portion du genre humain, la I femme. »

Avec 16 planches coloriées reproduisant les types ; des différents règnes et un titre également gravé ! synthétisant les règnes.

| Exemplaires cartonnés ou reliés en soie, aveccai lendrier.

[Ex cart., cat. 5 fr.J

1820. — ALMANACH DE LA BONNE i COMPAGNIE, ou Anecdotes Tirées des j éditions originales de Racine, Madame de i Caylus, Hamilton, Madame de Sévigné,

; La Fontaine, Molière, etc. Avec un Ca- ! lendrier et un Souvenir gravés. || Paris, i Le Fuel, Libraire, rue Saint Jacques,

XIXe SIÈCLE

n° 54. Delaunay, Libraire, au Palais-Royal, (s. d.) Vers 1818. In-32.

Frontispice gravé : Idée des Liaisons de Paris: M1”' du Deffand et Pont de Vesle. — Recueil d’anecdotes extraites des éditions originales des meilleurs auteurs français.

1821. - ALMANACH DES ADRESSES DE [TOUS LES COMMERÇANS DE] PARIS pour l’année 1818. H Divisé par ordre alphabétique d'états et de noms et contenant des détails sur le commerce des négocians, banquiers, agens d’affaires, libraires, commissaires de roulage et en marchandises, fabricans et marchands de tous genres de Paris et indiquant tous les commerçans compris sur la liste des éligibles et tous les électeurs faisant partie des collèges électoraux de Paris. || Ouvrage utile aux commerçans et marchands de Paris et de la province, et particulièrement aux étrangers. || Première année : Cet almanach fait suite à V Almanach des 25,000 Adresses de Paris. || Par M. H. D. (Henry Dulac) rédacteur de l’Almanach des 25,000 adresses des non commerçans. Paris, chez C. L. T. Panckoucke, Editeur. 1818-1826. 9 années.

In-12.

Véritable tableau de l’industrie parisienne dans toutes ses branches, initiant le public à des métiers depuis longtemps disparus et absolument ignorés de nos jours. Tels, par exemple, les inventeurs fabricants et marchands d'augustines (chaufferettes économiques), les fabricants de café-chicorée (quel est le falsificateur, de nos jours, qui oserait avouer pareil mélange ?) le fabricant de chaussures dites corioclaves, Les parfumeries sont déjà riches en eaux de toutes sortes, en pâtes, cosmétiques, élixirs. Mais, dans ce charlatanisme encore naïf, la palme revient à ceux qui, de la façon la plus naturelle, mélangent l’art et le commerce. Tel un artiste peintre restaurateur de tableaux, « seul successeur de son père pour la composition d’un beaume propre à guérir en peu de temps un grand nombre de maux externes. »

L'Almanach des Commerçans n’a pas de calendrier.

[B. N. — collection.]

1822. — ALMANACH DES SPECTA- CLES par K et Z [puis K, Y, Z, dès la 2e année]. || A Paris, chez Janet, Libraire, rue St-Jacques, n» 5g. [A partir de la

seconde année, chez Louis Janet, successeur de son père.] (1818-1825, 8 années.) In-24.

Très intéressant almanach, attribué à Charles Malo suivant M. de Manne, à Lœwe-Weimar suivant M. Filippi, donnant la revue sommaire des scènes parisiennes, des théâtres de province, des jugements sur les pièces et leurs interprètes, des notes sur les débuts et le répertoire.

La première année s’ouvre par un article d’ordre général sur les théâtres :

Au Français, plus que Romain,

Le spectacle suffit sans pain.

« Sans théâtres que de gens ennuyés, j’allais dire ennuyeux 1 que de mortels désœuvrés ! que de sujets piquans de conversations, que de malices d’esprit enfin perdus pour nos salons ! Et les journaux eux-mêmes I à quoi les réduirons-nous ? Otons leur les théâtres, privons-les de cette source pour eux intarissable d’observations, d’à-propos, de gaîtés, d’intérêt, nous les réduirons à un état de langueur voisin de la mort. — Ne vivront-ils que de littérature ? Eh, bon Dieu 1 qui de nos jours perd son temps à lire ? — Nous nous moquons vraiment bien des savants et des ouvrages... Il faut qu’on nous amuse. »

Cet almanach récolta soigneusement durant son existence les épigrammes et les bons mots ; il est donc à ce point de vue précieux à parcourir. Du reste ses articles étaient le plus souvent conçus dans un esprit satirique, et aucun théâtre ne paraît avoir échappé aux malices de ses rédacteurs. En 1818 c’était l’Odéon, en 1821 ce fut l’Opéra.

Salle fort belle, acteurs généralement supportables, pièces pour la plupart au-dessus de la médiocrité, on accordait tout cela à l’Odéon, « dont le caissier, un modèle, ne demande que de l’occupation. » « Pourquoi donc l’Odéon est-il abandonné? Pourquoi ses premières et ses baignoires sont-elles le plus souvent vides ? t> C’était déjà le grand mystère de la rive gauche !

L’article sur l’Opéra est assez drôle et vaut la peine d’être reproduit dans ses parties essentielles: on verra ainsi de quelle façon les questions théâtre étaient alors traitées.

« Les réformes qu’effectue, de jour en jour, M. Viotti, jointes à l’exiguïté présente de la salle de Favart, ont donné lieu de penser que l’Administration se pourrait bien défaire d’une multitude d’objets dont ses magasins sont bien inutilement encombrés. On lui proposa d’abord amicalement de troquer ses partitions d 'Armide, d’Alceste, d'Orphée, d'Iphigénie en Tauride, contre celles d’autant d’ouvrages italiens pour le théâtre des Bouffons; le bûcher de Didon, contre un poêle pour le grand vestibule de la petite salle Favart; l’Olympe de Castor et Pollux, contre des banquettes rembourrées pour le Paradis de ladite salle; la

grande conque de Vénus contre une clayère d'huîtres, pour ces messieurs de la danse et du chant ; le tonneau des Dana'ides, contre une pièce de vin de Bordeaux, pour les messieurs de l'orchestre; l'éléphant de Tamerlan , contre un chien dogue pour la porte du comité de lecture; la forêt de la Jérusalem Délivrée , contre quelques cordes de bois, supplémentaires, attendu qu’on est obligé de faire du feu dans les loges de certains acteurs, été comme hiver; les brouillards d'Ossian, contre du papier analogue à la comptabilité ; enfin l'enfer de Psyché, contre des fourneaux pour les cuisines de messieurs tels et tels. »

« Plus tard, il a circulé quelques autres listes de ventes, qui ne sont assurément pas officielles ; voici l’une d’elles : zer Lot : un Olympe en bon état, si ce n’est qu’il manque à Neptune son trident et à Mercure son caducée ; le premier ayant été emprunté par un aspirant à l’Académie Française entré dans la Société de la fourchette, et le second ayant été pris, lors du déménagement, par un particulier très-connu dans les coulisses de l’Opéra. — 2° Lot : un soleil un peu taché par la pluie; plusieurs lunes, toutes en croissant ; un tonnerre dans son étui, des éclairs en bouteilles ; et un arc-enciel aux sept couleurs: ce dernier article pouvant convenir à beaucoup de monde. — 3‘ Lot : un trône oriental avec un assortiment de chaînes; la couronne, le sceptre et le manteau de Sémiramis, avec tous les costumes des seigneurs et dames de sa cour, auxquels on pourra joindre des masques de toute espèce et une grande quantité de fil d’archal achetée dans les temps pour le ballet de Zéphire et Flore. — 4 0 Lot : des vents et des démons, des jeux et des spectres, une Thémis et une Chimère, le tout à bon marché. — 5® Lot: enfin tout le peuple de Babylone, peint à l'huile, les trois Grâces au vernis.

et Nota. Il se trouve, par hasard, une Vertu, mais elle est à la détrempe. »

<t Ces divers bruits de vente et d'échange, tout sages qu’ils sont pour le moment, méritent confirmation. Les idées rétrécies de l'administration de Favart n'auront peut-être rien de commun avec celles du directeur de l'Opéra de la rue Grange- Batelière... Espérons tout du temps.»

Après le texte, l'illustration, qui tient une assez grande place et se compose, invariablement, de 12 ou 9 portraits en pied, très finement coloriés, d’acteurs et d’actrices ; chaque année ayant sur le titre même, invariablement gravé aussi, un petit buste de personnage ancien ou d’auteur moderne.

Année. — Sur le titre, buste de Melpomène.

— I. Lavigne (Opéra), rôle de Tancrède (Jérusalem délivrée). — 2. Bigotini (Opéra), rôle de Nina (La folle par amour). — 3. Fleury (Français), rôle du marquis de Moncade (École des Bourgeois). — 4. M11® Mars, rôle de Marie (Madame de Sévigné) .

— 5. Talma (Français), rôle de Manlius. — 6. Martin (Opéra-Comique), rôle du Sénéchal ( Jean de

Paris ) — 7. M”0 Gavaudan, rôle de Margot ( Diable à quatre). — 8. Mm® Catalani (Opéra-buffa), rôle d’Aristea (Il fanatico per la musica). — 9. Mm® Rivière (Vaudeville), rôle de Lucette (Lu jolie Fiancée).

— 10. Joly (Vaudeville), rôle de Gaspard (Gaspard l’ Avisé). — II. Pauline (Variétés), rôle d’Henriette (Jarretière de la Mariée). — 12. Potier (Variétés), rôle de Lantimèche (Combat des Montagnes).

2e Année. — Sur le titre, Amour tenant d’une main une couronne, de l’autre un masque. I. Dérivis (Opéra), Alemar ( Abencerrages ). — 2. M“* Brancha (Opéra), Hippermnestre (Danaïdes). — 3. Paul (Opéra), Zéphire (Psyché). — 4. M11® Duchesnois (Français), Alzire (tragédie de ce nom.) — 5. Lafond (Français), Tancrède ( tragédie de ce nom). — 6. Chenard (Opéra-comique), Prince de Catane ( opéra de ce nom). — 7. M11® Fleury (Odéon), Suzanne (Famille Glinet). — 8. M11® Perrin (Vaudeville), Elvina (Le petit Dragon .) — 9. Gonthier (Vaudeville), Comte Ory (vaudeville de ce nom). —

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