ÉTRENNES PROVINCIALES
OU TABLETTES DU CITOYEN, pour l’année m. dcc. lxxxv, contenant : 1°
l’état actuel de la France ; 2° Tableau très curieux de ce Royaume, suivi de la description générale des Provinces qui le composent, le tout enrichi de Notes et d’Anecdotes historiques ; 3° Étendue et Population de chaque Province; 4° Longitudes et latitudes des principales Villes qu’elles renferment, leur distance de Paris, et le nombre de leurs habitans; 5° Caractère des Nationaux; 6° Parallèle historique et critique des loix, usages, mœurs, etc. des premiers Français avec ceux actuels ; 70 Description intéressante des Possessions Françoises dans l’Asie, l’Afrique et l’Amérique; 8° Naissances et avènemens des Souverains et Souveraines de l’Europe ; 90 Départ des courriers pour toute la France et les autres Royaumes. Prix : douze sols, broché. |j A Paris, chez Beauvais, maison de M. Lambert, Impr. Libr., rue de la Harpe; Froullé, Libr., quai des Augustins, au coin de la rue Pavée. In-24.
En tête un avis de l’éditeur porte : < En présentant pour la première fois ces Ëtrennes au public, on le prévient que leur plan étant susceptible de variétés et d’extension, on s'attachera chaque année à les rendre de plus en plus intéressantes et utiles. » Au-dessous de chacun des mois du calendrier, se trouvent des petites historiettes amusantes.
J’ignore si cette publication, fort précieuse pour la connaissance de l'ancienne France, s’est continuée, comme porte à le croire ledit avis.
[Cat. l5 fr.]
[Coll. Gabriel Cottreau.]
3368. — SOCIÉTÉ OLYMPIQUE pour 1786. || Paris. In-32.
Recueil de chansons avec musique, publié par la Société de ce nom.
[D’après le catalogue Farrenc.
XVIIIe SIÈCLE (SUPPLÉMENT)
336g. - LES ESPIÈGLERIES AMOU- REUSES, ou les Intrigues de Cythère.
Étrennes Lyriques et Galantes. || A Paris, chez Jubert, Doreur, rue Saint-Jacques, la Porte cochère vis-à-vis les Mathurins. (1787). In-32.
Titre gravé, avec Amours et attributs divers. 12 ravissantes compositions de Dorgez : 1. La bonne restitution. — 2. Le faut (sic) muet. — 3. La double réconcilliation (sic) (deux femmes satisfaites du retour de leur mari) :
Elles reçoivent leurs maris Mieux que par bienséance,
Et tous quatre, en amans chéris, Répareront l’absence.
4. Le bon quart d'heure. — 5. Les deux lutins. — 6. L’arbre ensorcelé (l’éternelle histoire du poirier). — 7. L’agréable répétition. — 8. L’adroit emprunteur. — 9. L’heureux sacrifice. — IO. Le buveur prudent. — II. La surprise nocturne. — 12. La duppe (sic) de sa ruse.
Texte gravé, composé de chansons dans la note légère, comme les vignettes.
[Coll, de L’Empérière du Dézert.]
3370. — LES SIX CALENDRIERS NÉ- CESSAIRES, contenant les mutations des charges, avec l’énoncé des édits, arrêts, réglements, lettres-patentes, délibérations, ordonnances rendus pendant l’année 1787, dans les différents départements du Ministère. || Paris, chez Prault, et chez les marchands de nouveautés. In-12.
Publication officielle du ministère d’Etat qui devait paraître annuellement.
3371. — ALMANACH DES FOLIES DE L’AMOUR, ou le Tribut de l’Amitié au beau sexe. || Chez Guillot, Libraire, rue St-Jacques, vis-à-vis celle des Mathurins. A Paris, chez Jubert, doreur, rue Saint-Jacques, la porte cochère vis-à-vis les Mathurins. (1788.) In-32.
Titre gravé : Amours ailés soutenant une couronne de fleurs au milieu de laquelle se détachent, en lettres entrelacées, les initiales J. L. Les indications d’éditeurs se trouvent sur la tablette placée au-dessous du sujet. Selon toute vraisemblance, le premier nom doit avoir été ajouté, par la suite, étant donnée la hauteur à laquelle il a été gravé et le fait que le dit Guillot ne se rencontre nulle part comme éditeur. 12 figures de Dorgez répondant aux chansons gravées de l’almanach.- I. L’Amour magnétiseur (devant le célèbre baquet mes-
mérien autour duquel des femmes viennent prendre place). — 2. La pilule d’Amour (jeune femme faisant avaler la pilule de la tromperie à son vieux barbon de mari). — 3. Le Choix du Cœur. — 4. Le baiser envié. — 5. Le Téméraire. — 6. La colère de Lise (femme se débattant contre les entreprises d’un galant). — 7. Le chalumeau volé :
Lucas, un matin, par malice F eignait de dormir sous l’ormeau ;
Lison, en fait d’amour novice,
Vint lui voler son chalumeau,
11 la poursuit sous la coudrette,
L’atteint et la prend dans ses bras;
Elle veut crier la pauvrette !
Paix donc, doucement, dit Lucas,
Un peu plus bas,
Un peu plus bas.
Du vol que tu viens de me faire.
Je prétens, dit-il, me vanger (sic).
Pour mon chalumeau, ma bergère,
Il me faut un nouveau baiser.
Il presse, on craint, on s’effarouche.
Enfin, après bien des débats,
Il cueille un baiser sur la bouche,
Puis il passe à d’autres appas,
Un peu plus bas,
Un peu plus bas.
— 8. Levert gazon. — 9. Les amants muets. — 10. La bergère mourante (Cloris se préparant à faire mourir d’amour une bergère). — II. L’amant vindicatif. — 12. Le passage du bac.
Airs notés pour les chansons. Calendrier se dépliant.
3372. — LES CHATEAUX EN ESPA- GNE, OU L’AMOUR PATISSIER. Almanach nouveau, avec gravures. |) A Paris, chez Jubert, doreur, rue St-Jacques, la porte cochère vis-à-vis les Mathurins.
(1788). In-24.
Titre gravé, 12 figures de Dorgez. — 1. Au Gâteau des Rois (femmes venant acheter des gâteaux à la boutique tenue par l’Amour). — 2. Hélas! Hélas 1 m’aimera-tu (sic) jusqu'au trépas ? (homme et femme se jurant fidélité sur l’autel de l’Amour).
— 3. Sans cesse pleurer un mari, est-ce être sage ?
— 4. C’est alors que l’espérience (sic) de ces leçons tirent le fruit. — 5. S’il est sur terre un Optimiste, cœurs insensibles c’est pour vous. —
6. Mais l’on n’obtient pour tout retour que ce dont Bacchus fait usage. (Bacchus devant Cupidon). —
7. Je l’avouerai, me dit Glycère, mais monsieur, il ne lèche pas (débat entre le chat et le chien, « plus beau, centfoisplus gras, mais qui ne lèche pas).J> —
S. Reçois ta Lise dans tes bras, c'est là que la raison s’égare. — 9. J'ai toujours vu que d'une belle l’image était le papillon (belle courant après un papillon). — 10. Tous deux alors ne font qu’une âme et tous deux expirent d'amour (l'effet de la tendresse). — 1 1 . Toute la vie, assurément, à pareil prix on ne peut plaire (femme invitant le paysan Lucas à la joute amoureuse). — 12. Je ne vois que gens insensés qui font des châteaux en Espagne (amants se jurant fidélité éternelle). — Calendrier en feuille pour 1788.
3373. — ÉCOLE HISTORIQUE ET MORALE DU SOLDAT ET DE L'OFFI- CIER; à l’usage des Troupes de France et des Écoles Militaires : avec des portraits. [Épigraphe :] tt II ne suffit pas que les Soldats soient braves, il faut qu’ils soient honnêtes gens ». Tactique de M. le C.
de G. — Tome premier. Prix : 9 liv. les trois Volumes reliés. || A Paris, chez Nyon l’aîné et Fils, Libraires, rue du Jardinet, m.dcc.lxxxviii. In-12.
Ouvrage en trois volumes, chacun renfermant des lectures, à l’usage de quatre mois, chaque mois s’ouvrant par un chant sur l’art de la guerre et contenant le récit d’une série d’actions d’éclat» de bravoure, de générosité de toutes les époques. Dans un avertissement, l’auteur indique, ainsi, le but de sa publication : « Les Eloges qu’ont prodigué à ma dernière compilation des Vertus du Peuple, généralement tous les journaux, le prompt débit qui s’en est suivi, et enfin, trois contrefaçons m’ont prouvé d’une manière positive que ce Livre était bon. Plusieurs chefs de famille le font lire tous les soirs à leurs domestiques, et moi-même j’ai eu la douce satisfaction de le retrouver dans des chaumières à cent cinquante lieues de Paris, et dans des chambrées de soldats. D’après ce principe, je crois que < l’Ecole du Soldat et de l’Officier » sera de la plus grande utilité. C’est une espèce de Bréviaire Martial composé d'Hymnes et de légendes, très propres à rallumer le courage, à ramener le patriotisme, et à donner une juste idée delà guerre. Mais j’ose le dire, afin d’en étendre le fruit, il faudroit que le ministère achetât l'édition pour la distribuer aux régimens; il faudrait qu'il devînt classique dans les écoles, et que chaque compagnie eût son exemplaire : il faudroit, à la suite des Vertus du Soldat, donner un opuscule annuel en forme d’Almanach, distribué de même, où l'on offri roit à l'estime publique les traits de courage, de probité, de dévoûment de cette classe d'hommes. Ainsi se perpéturoient parmi eux les chansons guerrières, les faits patriotiques, les bons exemples. L’émulation les porteroit à se distinguer, car à tout âge et partout l'homme est imitateur. Cet Almanach seroit un nobiliaire pour
les troupes françoises. Heureux les officiers qui commanderoient à ceux dont les noms y seroient inscrits. Cela vaudroit peut-être bien l'Etat Militaire... et en seroit, sans doute, un excellent supplément. Je ne doute pas que ce projet, qu’on doit traiter de rêve comme ceux de ce bon abbé de St-Pierre, premier du nom, ne se réalise l’an du monde 2440. »
L’almanach rêvé par cet éditeur n’a pas eu à attendre l’an 2440, car l’ Almanach des Braves, les Tablettes des Guerriers (1819) et l’ Almanach des Guerriers français ( 1 8 1 9), ont réalisé en partie ses désirs.
[Coll. Gabriel Cottreau.]
3374. - L’ORNEMENT DE LA TOI- LETTE, ou les Filets de l’Amour. || S. 1. ni ind. [Paris, 1788]. In-32.
Recueil de chansons, avec figures « érotiques », c’est-à-dire avec compositions académiques : 1 . Le Triomphe de l'Amour. — 2. Les Grâces vaincues.
— 3. Le Triomphedes Grâces:
D’Anacréon suivons les traces,
Qu’aimer soit notre unique soin.
Abjurons la morale austère;
Nous somme (sic) tous faits pour aimer : Partout nous retrouvons Cytère,
Et tout est fait pour nous charmer.
La Brune, ou maligne ou piquante Éguise le trait du désir,
Et la Blonde, un peu plus dolente,
Nous ouvre le Champ du plaisir.