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LES LOISIRS DE LA RAISON

Almanach chantant, par M. Gr... || A Paris, chez la veuve Duchesne, Libraire, rue St-Jacques, au Temple du Goût. (1767) In-24.

Trèsprobablement, un recueilde pièces de Grandval.

[B. Ars.]

3g8. — LE MAGAZIN DES MODERNES.

Almanach curieux, Où l’on trouve autant d’esprit qu’il en faut pour se faire une réputation auprès des femmes. L’an de Grâce 1767. [Épigraphe:] De mesupercilio nubem. Horat. Epist. 18. || A La Haye,

chez Propice, Imprimeur; et se trouve à Paris, chez la veuve Duchesne, Libraire, rue St--Jacques, au Temple du Goût.

1767 et suite. In-24.

Recueil de déclarations de toutes sortes, adaptées, comme le dit l’avertissement, à tous les caractères, pour les savantes, pour les prudes, pour les tendres, pour les coquettes. On y trouve, en plus, quelques vaudevilles, des couplets galants « que l’on pourra chanter en se grattant le front, pour retirer des gages que l’on aura fourni à dessein dans les jeux de société, et quelques énigmes. »

[Coll, de Bonnechose. || Le même pour 1768 à M. Weckerlin.]

[Catalogué : 7 et 8 fr.]

3gg. — LE PROVINCIAL. Almanach chantant. || A Paris, chez la veuve Duchesne, Libraire, rue St-Jacques, au Temple du Goût. (1767) In-24.

Recueil de chansons diverses.

400. — ALMANACH RÉCRÉATIF ET INGÉNIEUX. Par M.Turben.|| Paris, 1768.

FrançoisTurben, auteur de: Les Faveurs du Sommeil, les Songes du Printems, etc., et également fournisseur de couplets pour almanachs.

[D'après la France Littéraire.']

401. — CALENDRIER DE L’ALMA- NACH SOUS-VERRE, avec l’Indication des Articles de la Grande Notice des Associés, pour l’année 1768. |] A Paris, chez Demoraine, puis chez F. G. Deschamps, Libraire, rue Saint-Jacques, aux Associés, en dernier lieu chez Demoraine et Boucquin. M.DCC.LXIX (1768-1831).

Le calendrier de l 'Almanach Sous-Verre, appelé quelquefois, suivant la mode de l’époque, « calendrier curieux » se distribuait avec une brochure, grand in-4 de quarante colonnes, dite « Notice de l’Almanach Sous-Verre » et qui paraissait régulièrement, les premiers jours de décembre de chaque année.

Qu’était ce calendrier? un simple almanach qui, au lieu d’être collé sur le recto et le verso d'un carton, constituait un fascicule broché en hauteur (24 centimètres en hauteur sur 8 de large), par colonnes de mois. Mais il avait un titre et donnait, en outre, le répertoire indicatif des articles de la notice.

Et maintenant, pourquoi était-il appelé 0 Sous Verre»? Simplement, parce que chaque mois se plaçaient sous glace, ainsi que cela se rencontre encore quelquefois dans les campagnes, ces colonnes

« calendaires » ayant, de loin, l'aspect de quelque thermomètre. Peut-être aussi, les éditeurs le livraient-ils sous verre, mais ceci est une simple supposition.

Les dix premières années de la « Notice de l'Almanach Sous Verre », déjà épuisées au xvin* siècle, ne se trouvent dans aucun dépôt public; force m’est donc de donner le titre de la réimpression de 1778 :

— Notices [des dix premières années] de l'Almanach sous Verre des Associés, rue du Petit-Pont, à Paris, contenant les Découvertes, Inventions, ou Expériences nouvellemment faites dans les Sciences, les Arts, les Métiers, l'Industrie, etc., etc. |] Chez Demoraine, Imprimeur-Libraire. 1 778. In-4.

Un avis, en tête, porte ce qui suit : <1 Ces notices des dix premières années, qui formaient une petite brochure oblongue, se trouvant épuisées, on vient de les réimprimer du même format in-4. Celles de 1778, jusques et compris l'an sixième sont du prix de 24 sols. Elles se vendent ensemble ou séparément, pour la facilité des personnes qui ont les premières et qui désirent compléter la collection. — Il reste encore quelques notices aérostatiques avec fig. Le prix est de 3o sols. »

Cette intéressante publication, due au sieur Deschamps libraire, peut être considérée par son format et par son texte comme une sorte de journal d'industrie et d'annonces. On y trouve, en effet, une quantité de documents précieux et de recettes pratiques, de secrets en matière d'invention, de physique, d’histoire naturelle, de chimie, de médecine, de chirurgie, de pyrotechnie. Les arts libéraux et les lettres y ont également leur place, ainsi que la géographie, l’art militaire, l’économie domestique.

En parcourant les notices de Y Almanach sous Verre on rencontre l’origine de la plupart de nos industries. C'est ainsi, par exemple, que l’année 1768 mentionne la « Platterie Anglaise, c’est-à-dire la vaisselle de cuivre revêtue dans son extérieur d’une lame d’argent de peu d’épaisseur », autrement dit le doublé. En 1782, il est question d’une lampe brûlant de l’air inflammable, c'est-à-dire du gaz inventé par un M. Fürstemberger, physicien très éclairé de Bâle (sic), etc.

Chaque fascicule avait une table annuelle donnant les noms, qualités et demeures des artistes, des inventeurs, des mécaniciens dont il était question dans les notices. En plus de cela, il existe une Table alphabétique et analytique de la « Notice historique » depuis l'origine, publiée en 1 8 1 3 par J. B. Nougaret. Le nombre total des pages de la publication, de l'origine jusqu'en 1810, est de 1364 (numérotation par colonnes).

XJ Almanach sous Verre est-il antérieur à la date ici donnée, ou a-t-il eu un prédécesseur? C’est la question qu’il faut se poser après avoir lu la note suivante du Censeur Hebdomadaire de 1759: « L’Almanach sous Verre est de deux prix différents, 3o sols et 18 sols. Il se trouve à Paris, chez

Doury, imprimeur-Libraire, et chez l’Auteur, au bas de la rue St-Jacques, à l’enseigne des Associés. L’année révolue, on fournira aux mêmes adresses un livret nouveau pour la suivante. » Serait-ce un premier essai qui ne réussit point et fut repris en 1768 ?

[B. Carn. || Coll. Paul Lacombe. || L’exemplaire de Carnavalet s’arrête à l'An IX : celui de M. Paul Lacombe va de 17680 1810. Les 36 premières années et les suites 44, 48, 49, se sont vendues 35 fr. à la vente Eugène Piot.]

402. — LE CALENDRIER POLITIQUE ou Prédictions véritables pour les temps écoulés. || A Paris. 1768. In-12.

Attribué, d’après la France Littéraire, à Voltaire. On sait que parmi les écrits attribués au philosophe de Ferney, se trouve un « Calendrier » dont on n'a pas pu retrouver la trace.

403. — ALMANACH CHRÉTIEN ET MORAL composé de cantiques sur les mystères et sur la mort de la Reine, par M. l’abbé du R*+* 1769. || Paris, In-24.

Ne serait-ce point une publication de l’abbé de Raynal?

[D’après la France Littéraire .]

404. — ALMANACH DANSANT, ou Positions et Attitudes de l’Allemande, avec un discours préliminaire sur l’Origine et l’Utilité de la Danse. Dédié au beau Sexe par Guillaume,Maître deDanse, pour l’année 1769, où se trouve un Recueil de contre-danse et Menuets nouveaux par La Hante, aussi Maître de Danse. || A Paris, chez l’auteur, rue des Arcis, maison du Commissaire. Berthault graveur, rue des Grands Degrés, près celle de Bièvre, vis-à-vis un Grenetier. In-8 carré.

Le titre est gravé par Berthault. Le texte se compose d’un discours sur l’origine et les avantages de la danse et d'une explication des pas de l'Allemande. Le discours, ainsi qu’a soin de l’indiquer l’éditeur, est en partie extrait du Traité de la Danse, de M. de Cahusac. « Si ce petit Ouvrage est assez heureux pour plaire au public, lit-on dans l'avertissement, je me propose d'en donner un nouveau tous les ans sur la même matière. »

Suivent avec un titre spécial, également gravé, 12 estampes, autrement dit douze tableaux représentant deux danseurs, un cavalier et sa dame, exécutant les figures de l'Allemande, montrant la façon de passer de l'un à l’autre, enfin, encore avec un autre titre gravé, un Receuil (sic) de contredances françoises, allemandes, Angloises et Menuets par M. La Hante, avec la description des figures

XVIIIe SIÈCLE

par M. Landrin, aussi Maître de Danse. Quérard cite sous le même titre un almanach pour l'année 1770 (Paris, Dufour) et une réimpression (Paris, Valade, 1777), du reste sans mentionner aucunes figures.

[Très rare : 60 à 80 fr.]

405. - ALMANACH DE L’INDICA- TEUR FIDÈLE pour l’année 1768, ou Guide des Voyageurs, qui enseigne toutes les routes Royales et particulières de France, et les Chemins de Communication. Détaillé topographiquement où les amateurs trouveront tout ce qu’ils peuvent désirer. [| A Paris, chez Desnos, Ingénieur-Géographe du Roi de Danemark, rue St-Jacques, au Globe. 1769 et suite. In-4.

Se vendait: Relié en veau 61iv.,en maroquin avec tablettes, 7 liv. 4 sols.

Figure et cartes avec table des routes. Réimprimé de nouveau en 1 7 7 1 et 1 777 sous les titres de : Etrennes pour l’année 1771, et Etrennes Utiles et nécessaires aux Commerçans et Voyageurs.

[Voir plus loin nos 447 et 58 1 .]

406. — ALMANACH DE L’ORDRE DE MALTE pour l’année 1769, à l’usage de la noblesse qui se destine à entrer dans cet ordre. || A Paris, de l’Imprimerie de Le Breton, premier Imprimeur ordinaire du Roi etOrdinaire de l’Ordre. 1769. Petit in-8.

Ouvrage attribué au marquis de Beauharnais et destiné aux familles qui voulaient faire entrer leurs enfants dans l’Ordre, donnant tout ce qui a trait à l'établissement, aux Statuts, à la Constitution, à l'état du gouvernement de l'Ordre; avec la liste des chevaliers des trois Langues de France (Langue de Provence, Langue d’Auvergne, Langue de France). Chaque année devait paraître une nouvelle édition, avec les changements survenus dans l'état des chevaliers, prêtres et servants d'armes. Notices historiques sur l’établissement, liste des Grands Maîtres, des hommes illustres, des exploits de l'Ordre.

Curieux à consulter pour les charges et offices. On voit ainsi, parmi les dignitaires, un maître d'hôtel de campagne, un contrôleur de l’argenterie, un « Prudhomme d’infirmerie ». On apprend que « tout Chevalier qui ne mange pas à l’auberge tire du Trésor pour ses tables (sic) quatre Salmes de blé (la salme valant 10 écus), deux casis d’huile, et trente-quatre écus, dix tarins, le tout allant aux environs de deux cents livres de France. » L'état des troupes est également précieux à parcourir. Celles-ci se subdivisent en Gardes du Maréchal, en Gardes de la Bulle, en Compagnies des Auberges ;

leurs fonctions consistant «à faire la garde dans les appartements, à faire la garde aux portes, à accompagner le Grand Maître quand il voyage, à garder les Tours. »

Enfin, et ceci n’est pas le moins intéressant, on y trouve l’état de ce qu’il en coûtait pour obtenir un bref de Grand-Croix. Depuis Rome jusqu’à 11 l’Esclave de la recette » c’est tout un monde de droits à payer, allant de 3oo à 2 écus. Maître Ecuyer, Chambrier, Ecrivain de la recette, Garde robe et Garçons de S. E., estaffiers, cochers, porteurs, esclaves de la chambre, gardiens et forçats de St-Jean eux-mêmes, toutes les fonctions y avaient vent leur part.

[Broché, vaut de 10 à l5 fr. || Vente Sellière, ex. maroquin, armoiries sur les plats, 45 fr.]

[B. N. — Lc3S.]

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