CALENDRIER OU ESSAI HIS- TORIQUE ET LÉGAL SUR LA CHASSE
|| Paris. 1769. In-12.
Mise en vente comme almanach, c’est-à-dire avec adjonction d'un calendrier, de l'Essai historique et
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légal sur la Chasse de M. Marchand. (Londres et Paris, Le Jay.)
[D’après la France Littéraire.]
411. — LE DÉLASSEMENT DE L’ÉTUDE. || A Paris, chez Gueffier père, Parvis Notre-Dame, à la Libéralité. (1769). In-32.
Sur un catalogue Cailleau, à la date de 1 774, figure un almanach, très probablement le même, orthographié ainsi : Les Délassemens de l’Etude.
[D'après un catalogue de l’époque.]
412. — LES DÉLICES DE L’AMOUR, ou le Gage d’un cœur tendre. || A Paris, chez Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769) In-32.
Nombre d'almanachs furent alors publiés sous ce titre général. Chansons sur des gages.
[D’après un catalogue de l’époque.]
41 3. — [ESSAI SUR] L’ALMANACH GÉNÉRAL D’INDICATION (1), d’Adresse personnelle et domicile fixe, des six corps, Arts et métiers ; contenant Par Ordre Alphabétique les Noms, Surnoms, État et Domicile actuel des principaux négo-
CIANS, MARCHANDS, AGENS d’affaires, COUR- TIERS, ARTISTES et FABRICANS les plus
notables du Royaume, pour servir à l’Indication de chacun de ceux qui, par un mérite distingué, Cures extraordinaires, Innovation d’ Etablissement, possession de Secrets1 approuvés et autres objets utiles à la Société Civile, se seroient acquis des récompenses et privilèges de sa majesté, ou dont les talens supérieurs auroient seuls fait la réputation et la célébrité. Le prix de cet Ouvrage, in-8 broché, est de 3 liv. pour les Souscripteurs et de 4 liv. pour ceux qui n’auront pas souscrit. || A Paris, chez la veuve Duchesne, rue St-Jacques, au Temple du Goût, chez Dessain et Lacombe. Pour l’Année M.DCC.LXIX. (1769-1771). In-8.
L’auteur, le sieur Roze de Chantoiseau, ayant son bureau rue St-Honoré, à l’hôtel d’Aligre, annonçait un supplément, pour les acheteurs ou souscripteurs seulement, qui se peut voir en effet dans les exemplaires reliés. Bottin très précieux, admirablement imprimé, sous forme de tableau, le texte de chaque page étant dans un cadre, divisé en plusieurs colonnes, avec titre.
(1) Les mots « Essai sur » disparaissent aux éditions suivantes.
En tête est un calendrier avec une colonne, « Passe-temps agréable 11, indiquant les fêtes, messes, processions, foires, parades bouffonnes, spectacles, rentrées des Académies, cortèges, fêtes patronales, rentrées du Parlement, amusements aux environs, bals et feux d’artifices. Quelques-unes de ces petites notices sont précieuses pour la vie de l’époque. En voici deux que je reproduis :
« Avril (7). — En ce mois l’ouverture des Boulevards, promenade très agréable par sa situation et la variété des amusemens qui s’y rencontrent. De superbes Caffés vous offrent, non seulement tous les rafraîchissemens que l’on peut désirer, mais encore l’on y jouit gratuitement de Concerts en différens genres, où des femmes, payées à cet effet, représentent les Ariettes les plus nouvelles et les plus à la mode. »
0 Juin. — Les Cabinets curieux des sieurs Comuset Pelletier consistent en diversesexpériences physiques et magnétiques. On y voit un petit cygne sur l’eau qui se promène (sic), et indique la carte qui auroit été touchée autour de son bassin. Une pendule qui marche ou s’arrête au commandement. Des balances très justes qui emportent le poids à volonté, etc... »
Dans un avis au lecteur l’auteur explique qu’il a voulu donner un pendant à Y Almanach Royal, c'est-à-dire former un ouvrage qui servît pareillement pour les négociants, marchands fabricants, et pût permettre de <1 recouvrer le domicile de ceux qui se seroient transplantés d'un lieu à un autre.» Architectes, armuriers, artificiers, batteurs d’or, marchands de bois, bonnetiers, bouchers, bouchonniers, bourreliers, brasseurs, brodeurs, brossiers, ceinturonniers, chandeliers, charcutiers, charpentiers, chaudronniers, cloutiers, cordiers, cordonniers, couteliers, meistres de danse, doreurs, drapiers, écrivains-jurés, émailleurs, épiciers-droguistes, éventaillistes, fayenciers, horlogers, orphèvres (sic), rouliers, sages-femmes, tablettiers, marchands de vin, vinaigriers, etc., toutes les corporations figurent dans ce livre d’or du commerce, du travail et de l’industrie. A chaque page est une colonne qui, sous le titre de « Enseignes et Anecdotes particulières », donne les enseignes et note les particularités, soit de fonctions (juré, ancien juré, ancien garde, doyen, syndic), soit de spécialités. Ces renseignements font de ce livre un guide absolument unique à travers le Paris de 1769.
A la rubrique : Libraires et Imprimeurs, nous apprenons que la vente de livres anciens s’appelait tenir magasin de livres de hasard. A la rubrique : Merciers, nous trouvons un sieur Avice marchandmercier, bijoutier, qui « suit la Cour et les foires les plus considérables », un sieur Marion tenant a manufacture de plomb coulé sur coutil » (sic), et le Chat Noir (encore existant) de la rue Saint- Denis.
Notons, comme particularité, point d'enseigne aux sages-femmes, tandis que tous les rouliers « pour
XVIIIe SIÈCLE
transport de caisses et gros ballots # en ont une. La liste des limonadiers nous fait connaître tous les cafés portant un nom : Café de Belle-Vue , sur les boulevards, Café Allemand, rue Croix des Petits- Champs, Café de Toulouse, place des Victoires, Café des Mousquetaires, rue du Bac, Café Procope, A la bonne foi rue Richelieu, et, surtout, le Café Militaire, rue St-Honoré,sur le compte duquel la notice s'exprime ainsi : « Ce café est sans contredit un des plus beaux de la capitale. Sur le plafond est cette jolie épigraphe : Hic virtus bellica gaudet. » Même chose pour les marchands de vin : A la Providence, rue de Bourgogne, Au Petit St-Jean, rue St-Martin, Au Soleil d’Or, rue de la Cossonnerie, A l’Isle d’ Amour, rue St-Honoré. Malheureusement, la colonne consacrée aux numéros est, d'un bout à l’autre du volume, entièrement vierge, ce qui rend les recherches, quant à la situation exacte des magasins, quelque peu difficiles.
Comme réclame amusante il faut mentionner celle du sieur Raux, rue du Petit-Lion-St-Sauveur, Emailleur du Roi, 11 qui fait et vend des yeux d'émail imitant admirablement la nature et qui pousse la générosité jusqu'à en faire et donner gratis aux pauvres, le lundi. » — Cette distribution gratuite, le lundi, d'yeux d'émail, devait être pittoresque.
Enfin, une liste bien curieuse à parcourir est celle des Traiteurs, Aubergistes et hôtels garnis, parce qu’on trouve pour chaque «tenancier» le prix des logements et des repas. Le minimum du manger paraît avoir été de 3 sols et le minimum du coucher 2 sols par nuit, à Y Image de la Vierge (rue de la Magdeleine, faub. St-Honoré), s'il vous plaît. La Pucelle d’Orléans, rue St-Martin, prend par repas depuis 4 jusqu’à 10 sols. Quant à la spécialité comme restaurateur elle est au sieur Roze, à l’Hôtel d'Aligre, tout nouvellement rue St-Honoré, « seul inventeur et possesseur de l'art de faire les véritables consommés de prince, nourrissants et rafraîchissants. A telle enseigne que son établissement est connu sous le nom de Maison de Santé ». Une Revalescière XVIIIe siècle !
Cet almanach contient encore des notices faisant connaître l’organisation de chaque communauté d'arts et métiers, une liste alphabétique des rues de Paris, les voitures publiques pour la France et l'étranger, le départ et l'arrivée des courriers, les foires les plus considérables, et il se termine par des remèdes et spécialités qui nous font pénétrer dans le secret des inventions du jour. Contre la fièvre, contre le scorbut, contre les migraines, contre la teigne, contre les vapeurs des femmes (il suffit d'un emplâtre quatre fois répété) ; il y a remède pour tout. La perle, comme trouvaille, appartient au sieur Bacquoy, maître de danse, qui, « sans rien emprunter à la Chirurgie, est sûr de mettre un jeune homme boiteux de naissance en état de marcher et de danser, sans qu’on s'aperçoive qu'il ait une jambe plus courte que l'autre. »
Quoique Quérard indique l’année 1768, je crois bien que la présente année est la première.
[Voir pour la suite Almanach Dauphin n” 460.] [Catalogué 60 fr.]
414. - ÉTRENNE A LA GRECQUE. || A Paris, chez Gueffier, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769). In-32.
Recueil de chansons. Gueffier voulut, comme Duchesne, avoir son almanach « à la grecque. »
[D’après un catalogue de l’époque.]
41 5. — ÉTRENNE ÉPIGRAMMATI- QUE. || A Paris, chez Gueffier, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769).
In-32.
Recueil de chansons et d'épigrammes.
[D’après un catalogue de l'époque.]
416. — L’ÉTRENNE RÉCIPROQUE DES AMANS, ou l’Almanach du Commerce Amoureux. Avec des Devises nouvelles sur des airs choisis et connus. Pour la présente année. Par M. Dumenil. || A Paphos, [chez les Amours, aux dépens des jeux et des ris] et Se Vend à Paris, chés (sic) Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769). In-32.
A ce titre gravé est joint un titre imprimé différant seulement par les mots ajoutés ici entre crochets et par le nom de l’auteur qui y est écrit, Dumeny. Recueil de chansons.
[Coll, de Savigny, ex. relié en soie brodée d'or, genre rocaille, miniatures sur les plats, 75 fr.]
417. — LES ÉTRENNES DE CE QUE L’ON AIME. || A Paris, chez Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769) In-32.
Recueil de chansons.
[D’après un catalogue de l'époque.]
418. — ÉTRENNES DE SANTÉ ou l’Art de se la conserver, par les préceptes qui donnent la vie la plus longue et exempte de maladies ; précédées de moyens sûrs pour remédier promptement aux différens accidens qui menacent la vie, et à une foule d’incommodités dont on est journellement attaqué. || A Paris,
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chez Cailleau, Libraire, rue StSéverin.
1769 et suite. In-24.
Cet almanach rédigé par un médecin, M. Hauset de Nengui, est divisé en 3 parties : 1“ éducation physique des enfants, 2° éducation physique des adultes, choix des aliments, 3° remèdes pour les cas qui demandent un prompt secours. Cette dernière partie, indiquant jusqu’au prix des drogues, présente un côté documentaire amusant.
Les Étrennes de Santé se publiaient encore en 1784.
Le prix était de 12 sols.
419. — ÉTRENNES HISTORIQUES ou Mélanges Curieux pour 1769. || A Paris.
Recueil de chansons.
[D'après un catalogue de l'époque.]
420. — LES PLAISIRS DE LA SOCIÉTÉ, ou le Gage de l’Amitié. || A Paris, chez Gueffier père, Parvis Notre Dame, à la Libéralité. (1769) In-32.
Recueil de chansons. Après les gages du cœur ou de l'amour, les gages de l’amitié! Tout, en ces petits almanachs, devenait matière à gage.
[D'après un catalogue de l’époque.]