‹ Les Alpes françaisesChapitre 71 sur 89 · C. Hautes altitudes · texte numérisé non relu

C. Hautes altitudes

12** Mont Ventoux : ait. 1900*" ; observations de 3 ans

(1886 à 1889); 13*» Mont Blanc : altitudes et observations diverses;

PRESSION ATMOSPHÉRiaUE 26 1

14^ Grand-Saint-Bernard : ait. 2472"*; observations de 27 ans (1841 à 1867).

Ces renseignements ont été puisés en grande partie dans les publications du Bureau central météorologique; on a utilisé aussi des notes ou rnémoires parus dans les Archives de Genève sur la comparaison des climats de Genève et du Grand-Saint-Bernard, dans Y Annuaire du Club' Alpin sur les climats d'Annecy et de Grenoble ; des observations recueillies dans quelques autres stations non citées plus haut (par ex. La Tronche, prèsGrenoble, Carpentras, etc.) ; les observations prises par les gardes du génie à Briançon, et obligeamment communiquées par le commandant Frapillon ; enfin les résultats déjà obtenus dans les stations organisées au mont Blanc par M. Vallot et dont Tauteur a bien voulu nous faire part.

Pression atmosphérique. — La pression annuelle moyenne est de 759'"'" à Nice (anciennes observations de rÉcole normale, 730"""* au nouvel observatoire), 741 à Apt, 743 à Grenoble, 731 à Albertville, 722 à Annecy, 726 à Genève, 697 à Gap, 664 à Barcelonnette, 650 à Briançon, 604 au mont Ventoux et 564 au Grand-Saint- Bernard.

Les moyennes de chaque année varient peu entre elles: l'écart est de3™™,3i à Nice (anc. observ.), 3"'"™,26 à Barcelonnette, 3'""™,o8 à Grenoble, 2'"'", 13 à Apt, 2*""^, 12 à Albertville, i'"'",7i à Gap, i™™,i à Briançon, o"'"*,4 au mont Ventoux.

dbyGoogk

L'amplitude des variations dans une même année est beaucoup plus grande, mais cependant moindre que dans des régions voisines : elle a atteint 37"*" à Genève (en 1890); 35"*" à Carpentras; 33"""* à Apt; 29"^™ au mont Ventoux (en 1889); 3o"'"',8à Briançon; 30™"™ au Grand-Saint-Bernard (1890). Elle semble donc être, en général, d'autant plus faible que laltitude est plus élevée.

L'amplitude des variations diurnes présente des différences considérables dans les stations de la plaine et dans celles de la montagne. De Saussure avait déjà remarqué que les variations diurnes sont plus étendues à Chamonix qu'à Genève; Ch. Martins et M. Vallot ont constaté aussi qu'elles sont plus régulières au mont Blanc; dans les hautes altitudes, les oscillations diurnes se simplifient, leur amplitude diminue : les deux minima (de 4 heures du matin et de 4 heures du soir) et les deux maxima (de 10 heures du matin et de 10 heures du soir) sont remplacés par un minimum vers 5 heures du matin et un maximum de 4 heures à 10 heures du soir (Vallot).

C'est, du reste, en juin, juillet, août et septembre, que le baromètre est le plus stable ; il subit, au contraire, les plus grands écarts pendant les mois de mars, avril, novembre et janvier. Ainsi, à Briançon, l'écart journalier varie de i"'"',4 à i"'"',6 pendant les mois de juillet, septembre et mai, tandis qu'il atteint 2""",9 ; 3,0 et 3*""', 8 en avril, janvier et mars; de même l'écart absolu (amplitude des variations mensuelles) qui est de 8,5 à9™™,6 en

Page 1