‹ Les amants de VéroneChapitre 17 sur 38 · LA FOULE · texte numérisé non relu

LA FOULE

BENVOLIO.

Venez, messire, venez,

Le sort qui nous rassemble,

Nous a juste amenés

Là,

Montrant la taverne.

Pour dîner ensemble.

Entrons d'abord, car le jour est brûlant; Et puis, les Capulets vont partout circulant,

La dague au poing, l'air insolent, Malgré l'ordre ducal.

MERCUTIO

Entrons; mais ta prudence Me surprend.

BENVOLIO.

J'eus toujours horreur de l'abstinence.

MERCUTIO

Et que fait Roméo ?

BENVOLIO.

J'en ai quelque souci.

MERCUTIO

Évanoui, perdu, fondu... — C'est donc ici Le cas de l'évoquer. Vous, regardez bien si

Le charme opère.

Amour, caprice, ou bien chimère,

Car tous ces noms sont bien à toi,

0 Roméo, vivant mystère,

Dans un soupir, apparais-moi.

Rien qu'un sonnet à la cruelle,

Un simple hélas ! un Oremus,

Un Oremus au Dieu rebelle,

Cupidon, fils de Vénus.

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