‹ Les amants de VéroneChapitre 21 sur 38 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ROMEO, seul, les yeux fixés sur le palais Capulet.

Que Dieu la garde!

Avec feu.

Et maintenant que rien ne vous retarde;

Vers l'occident fuyez, coursiers du jour.

Précipitez votre marche, hâtez l'heure Qui doit guider mes pas vers la chère demeure, Et me livrer enfin mon domaine d'amour.

. *3— I Qu'elle est lente a venir, cette heure du mystère Où, la nuit endormant Vérone solitaire, Juliette ouvrir* son .logis à l'époux.

'C'est elle; je la vois émue et palpitante; Je l'entends murmurer d'une voix frémissante :

« Mon amour, est-ce vous ? »

Oui, c'est moi, moi qui viens, en cet instant suprême, Réclamer tous les droits que le ciel a lui-même, Par la voix de son prêtre, accordés à l'époux.

ACTE TROISIÈME 3o Chère âme, ne crains rien, ah! ne crains rien d'un maître Que ta voix a troublé jusqu'au fond de son être,

Et qui tombe à genoux.

Mercutio, Benvolio et les seigneurs Montaigne se montrent sur le seuil de la

taverne.

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