‹ Les amants de VéroneChapitre 33 sur 38 · JULIETTE, CAPULET, LORENZO · texte numérisé non relu

JULIETTE, CAPULET, LORENZO

CAPULET

Mais voici Lorenzo. Je laisse à sa prudence Le soin de ramener par un sage sermon Vos esprits qu'a troublés je ne sais quel démon. S2 LES AMANTS DE VÉRONE

JULIETTE, à Lorenzo.

Ah! Lorenzo, je suis perdue!

Rien ne peut fléchir son courroux.

Vous savez l'arrêt qui me tue,

Par pitié, sauvez-nous.

LORENZO

C'est Dieu qui lui-môme ordonne,

Quand un père a dit : je veux.

Qu'il maudisse ou qu'il pardonne,

L'arrêt d'un père vient des cieux.

JULIETTE

Pour me défendre, personne,

Quand j'entends cet ordre affreux.

0 mon Dieu ! tout m'abandonne,

Et sur la terre et dans les cieux !

CAPULET

Quoi ! j'aurais ménagé la plus belle alliance Que l'on puisse former; et, l'ingrate en ce jour

Briserait l'espérance,

Rêve de mon amour.

Non, jamais.

ENSEMBLE

CAPULET et LORENZO.

C'est Dieu qui lui-même ordonne,

Quand un père a dit : je veux.

Qu'il maudisse ou qu'il pardonne,

L'arrêt d'un père vient des cieux.

JULIETTE

Pour me défendre, personne,

Quand j'entends cet ordre affreux.

0 mon Dieu! tout m'abandonne,

Et sur la terre et dans les cieux !

LORENZO, à Capnlet.

Retirez-vous un instant. La menace Ne fait que l'irriter; et, par un ton plus doux, Mieux vaut toucher son coeur.

CAPULET

Je vous cède la place.

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