‹ Les amants magnifiquesChapitre 17 sur 48 · SCÈNE V ARISTIONE, IPHICRATE, TIMOCLÈS · texte numérisé non relu

SCÈNE V ARISTIONE, IPHICRATE, TIMOCLÈS

ANAXARQUE, CLITIDAS, SOSTRATE,

ERIPHILE.

ARISTIONE.

On vous a demandée, ma fille, et il y a des gens que vôtre absence chagrine fort.

ERIPHILE.

Je pense, Madame, qu'on m'a demandée par compliment, et on ne s'inquiète pas tant qu'on vous dit.

On enchaîne pour nous ici tant de divertissements les uns aux autres, que toutes nos heures sont rete-nues, et nous n'avons aucun moment à perdre si nous voulons les goûter tous. Entrons vite dans le bois, et voyons ce qui nous y attend ; ce lieu est le plus beau du monde, prenons vite nos places.

Le théâtre est une forêt, où la princesse est. invitée d'aller ; une Nymphe lui en fait les honneurs en chantant, et, pour la divertir, on lui joue une petite comédie en mu-sique, dont voici le sujet : Un berger se plaint à deux ber-gers, ses amis, des froideurs de celle qu'il aime; les deux amis le consolent, et, comme la bergère aimée arrive, tous trois se retirent pour l'observer. Après quelque plainte amoureuse, elle se repose sur un gazon et s'abandonne aux douceurs du sommeil. L'amant fait approcher ses amis pour, contempler les grâces de sa bergère, et invite toutes cboses à contribuer à son repos. La bergère, en s'éveillant, voit son berger à ses pieds, se plaint de sa poursuite; mais, considé-rant sa constance, elle lui accorde sa .demande, et consent d'en être aimée, en présence des deux bergers amis. Deux Satyres, arrivant, se plaignent de son changement-, et, étant touchés de cette disgrâce, cherchent leur consolation dans le vin. LES PERSONNAGES DE LA PASTORALE.

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