SCÈNE III
CALISTE
.. . Ah! que sur notre coeur
La sévèreJoi de l'honneur
Prend un cruel empire !
. Je ne fais voir que rigueurs pour Tircis, El cependant, sensible à ses cuisants soucis,
De sa langueur en secret je soupire,
Et voudrois bien soulager son martyre :
' C'est à vous seul que je le dis,
Arbres, n'allez pasle redire.
Puisque le Ciel a voulu nous former
Avec un coeur qu'Amour peut enflammer,
Quelle rigueur impitoyable Contre des traits si doux nous force à nous armer?
Et pourquoi, sans être blâmable,
Ne peut-on pas aimer
Ce que l'on trouve aimable?
Hélas! que vous êtes heureux, Innocents animaux, de vivre sans contrainte,
Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos coeurs amoureux ! Hélas, petits oiseaux, que vous êtes heureux
De ne sentir nulle contrainte,
Et de pouvoir suivre sans crainte Les doux emportements de vos coeurs amoureux!
Mais le sommeil sur ma paupière Verse de ses pavois l'agréable fraîcheur. . " "
Donnons-nous à lui toute entière :.
Nous n'avons point de loi sévère -x Qui défende à nos sens d'en goûter la douceur...
TROISIÈME INTERMÈDE 5i