‹ Les amants: poésiesChapitre 35 sur 60 · AL. X. DE RICARD · texte numérisé non relu

AL. X. DE RICARD

Bien des astres pareils aux foyers palpitants, Peut-être les plus beaux que chaque soir allume, Dardent un jeune éclat jusque dans notre brume, Q.ui sont des soleils morts, perdus depuis longtemps.

Ceints des tourbillons nés de leurs flammes fécondes, Ils ont si loin de nous accompli leurs destins, Que la lumière encor de ces globes éteints N'a pas toute franchi l'espace plein de mondes.

LES ÉTOILES

Et dans l'illusion de leur scintillement, Nous, parmi tous les feux dont la nuit se constelle, Nous laissons le plus pur de notre âme immortelle Monter d'en bas vers eux peut-être, éperdûment !

Ou sereine, ou pensive, ou flamboyante, ou chaste, O lumière des yeux qui nous charmez ! Rayons Qui brûlez tout l'encens que pour vous nous gardions ! Les cœurs sont-ils si loin, l'amour est-il si vaste.

Que la clarté vers qui notre suprême espoir

A travers Tinfini de nos rêves s'élance,

Peut-être aussi nous vient du glacial silence

D'un cœur depuis longtemps sombré dans un ciel noir ?

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