P. t. le c, q. bening se d
loO I. LIVRE DES AMOURS [lXXXII
MURET
Pardonne moy.) Les anciens ont esté en grand doute, s'il y a du vuide ou non. Leucippe, Democrite, Epicure, disoient qu'ouy, et que si tout estoit plein, il n'y auroit point de mouvement. Leurs raisons sont amplement déduites par Lucrèce au premier livre. Les autres, comme les Stoiques, disoient bien, sous le ciel n'estre rien de vuide : mais que pardelà le ciel estoit un vuide infîny. Toutefois la plus receiie, et comme je croy, la plus vraye opinion est celle de Platon, d'Aristote, d'Empedocle, affermans ne sous le ciel, ne delà le ciel, rien n'estre vuide, et que ce qui nous pourroit sembler vuide, est plein d'un a^r, lequel se pressant, cède, et donne lieu aux corps fermes et solides. Voy Aristote au quatriesme de Physique, et Jerosme Cardan au premier livre de Subtilité. L'Auteur toutefois usant du privilège des Poètes, ausquels il a tousjours esté libre d'affermer choses fausses, impugner choses vrayes, ainsi que bon leur a semblé, pour mieux adapter le tout à leurs conceptions, feint icy ne pouvoir approuver ceste dernière opinion, disant, qu'il gette tant de souspirs et de pleurs, qu'il faut nécessairement qu'il y ait quelque vuide pour les recevoir. A la fin il dit, que si tout est plein, ce n'est pas de l'œr, ains plustost des pleurs qu'il gette, et des carmes qu'il compose. Styx.) Un des cinq fleuves d'Enfer. Liquide.) Clair, transparent. Du vac/ue.) Du vuide.
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Je meurs, Paschal, quand je la voy si belle, Le front si beau, et la bouche et les yeux, Yeux le séjour d'Amour victorieux, 4 Qui m'a blessé d'une flèche nouvelle.
[LXXXII VARIANTES : 2. Commentaire.
Liquide n'est pas commenté en irj52. 1553. 1567, n'étant pas dans le texte. [LXXXIIj VARIANTES : 1. Texte.