‹ Les amours. CommentéesChapitre 171 sur 443 · Car l'œil de voir n'est lassé tant qu'il vive · texte numérisé non relu

Car l'œil de voir n'est lassé tant qu'il vive

Cent fois courbé pour la pescher à bas,

Poussé d'ardeur, je devallay le bras,

11 Et ja content sa beauté je tenoye.

Sans un Archer, qui du bout de son arc

A front panché me plongeant sous le lac,

14 Frauda mes doits, et desroba ma proye.

MURET Sous le crystal.) Par une nouvelle allégorie, il descouvre le commencement

de son amour : disant, qu'au mois d'Avril au bord d'une fontaine (ainsi descouvrant le lieu, et le temps, auquel il fut surpris) il vit une perle belle à merveilles. Par ceste perle il entend sa dame. Dit donc, que ravi par la beauté de ceste perle, il s'efforçoit à la prendre, et desja par opinion la tenoit, quand Amour ne voulant pas qu'il eust si bon marché de tant précieuse marchandise, d'un coup de trait le fit cheoir dans un lac, tellement que sa proye luy eschappa des mains. Une presque pareille fiction est en Pétrarque au cent cinquantehuic-

tiesme Sonet de la première partie.

BIBLIOGRAPHIE Amours. loo2, 40; 1553, 104; 1567. I, 51 b; 1571,-2, 124; 1578, 122;

[XCII] VARIANTES : 1. Texte.

9. Cent et cent foys p. la p. à b. 1552. 1553, 1567. 10. Tout recoursé je devalle le b. 1552. 1553. 10. Tout recoursé, je devallé le b. 1567.

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