Oommeiilairc
D'amour //j//h's7/t.) L'espérance .snsci. — Et (/ui les i/cu.r.) Qui voiles
agréables. 1333. 1367,
1387. I601-. 1610. 1629 termliu-iit avec la citalioii d'Ilésiude.
Mais au rebours elle est quelquefois dommageable à merveilles, repaissant les hommes d'un vain obget, et leur faisant entreprendre choses, desquelles ils ne sçauroient venir à fin, par tel moyen les acheminant à une infinité de malheurs. Et c'est ce que dit Euripide [Suppl. 489-490]
Mais aux amoureux elle est le plus souvent nuisible, les entretenant tousjours en leur folie, et empeschant qu'ils ne se desempestrent du lien d'Amour. Et combien qu'elle semble aucunement soulager leur martyre, si est-ce au vray, qu'elle ne sert sinon à plus fort les tourmenter, faisant qu'ils sont jour et nuict béans après ce qu'ils ne peuvent obtenir : là où s'ils n'estoient ainsi alléchez par elle, le premier refus leur serviroit de guerison. Le Poëte donc cognoissant l'espérance estre nourrice de ses afflictions, la rejette et déteste, disant que Jupiter ne l'a laissée entre les hommes, sinon pour troubler leur félicité. Ce Sonet est prins en partie d'un de Bembo, qui commence,
Speme, che çfli occhi nostri vêle, e sasci.
Qui jusqu'au fond.) Métaphore de la tourmente, quand la mer de fond en comble est esmeuë. Et qui les yeux.) Qui voiles et bandes les yeux, et les cœurs d'une ignorance, les asseurant de ce qui est incertain, leur persuadant de sçavoir ce qu'ils ignorent. Quand Jupiter.) Il suit pour ceste heure l'opinion de ceux qui disent que Jupiter couppa les parties honteuses à son père Saturne, entre lesquels est Fulgentius. Desrobant l'or.) Mettant fin au siècle d'or, lequel les Poètes disent avoir esté sous Saturne. Voy Ovide au premier des Métamorphoses. Couver le fond du Pandorin vaisseau.) J'ay ailleurs raconté la fable de Pandore [XXXII]. Hésiode dit [0., 96-98], que tout sortit du vaisseau, fors l'espérance, qui fut enfermée dedans
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Pour enfîeller.) Pour rendre fiel le miel des hommes. C'est à dire pour mesler quelque amertume parmy les chojses qui leur sont les plus agréables.
[GXX]
Franc de raison, esclave de fureur, Je vay chassant une Fere sauvage.
Or' sur un mont, or' le long d'un rivage, 4 Or' dans le bois de jeunesse et d'erreur.
J'ay pour ma lesse un long trait de malheur, J'ay pour limier un violent courage :
J'av pour mes chiens, l'ardeur, le sang et l'âge, 8 Et pour piqueurs. l'espoir et la douleur.
Mais eux voyans. que plus elle est chassée. Plus elle fuit à la course eslancée, 1 1 Quittent leur proye : et retournez vers moy,
[CXX] VARIANTES : 1. Texte.
1, Sans jugement, esclave de f. 1587.
i. Sans jugement, transporté de f, 1592. 160i.