Heureusement e. t. n
CXXVl] 1. LIVRE DES AMOURS 211
MURET
Du feu d'amour.) Il se plaint que sa fortune ne luy est aussi favorable en amours, comme elle fut à Roger, lequel dés le premier soir qu'il arriva au chasteau de la belle magicienne Alcine, obtint d'icelle ce que les amans souhaitent le plus. Pour entendre cecy, voy l'Arioste au septiesme chant. Empoupant ton navire.) Te conduisant à ton gré. Les vents qui enipoupent le navire, c'est à dire, qui le frappent par le derrière (que les mariniers nomment la poupe) aydent merveilleusement son cours, et sont appeliez par les Latins, Venti secundi, quud navem sequantur. De là est, que le vulgaire François dit celuy avoir vent en poupe, à qui ses affaires succèdent bien. Surgir.) C'est ce que les Latins disent, Appellere. La single.) La pousse. Mot de marine.
[GXXVI]
Je te hay peujîle, et j'en prens à tesmoin Le Loir, Gastine, et les rives de Braye. Et la Neuffaune, et la verte saulaye 4 Que Sabut voit aboutir à son coin.
Là quand tout seul je m'esgare bien loin, Amour qui parle avecq' moy, s'essaye Non de guarir, mais rengreger ma playe 8 Par les déserts, qui augmentent mon soin.
[CXXVI] VARIANTES : 1. Texte.
1. Je te h. p. et m'en sert de t. 1552. 1553. 1567. 1571,-2. 1. Jeté h. p., icym'enestt. 1587. 1592. 1604.