Et si ma 1. en t'enchantant t'a. 1587. 160i
Ronsard. — l. Livre des Amours. 19
290 I. LIVRE DES AMOURS [CLXXVl
MURET
Je ne suis point.) Il dit, que s'il est Poëte, ce n'est point pour avoir veu les Muses, comme Hésiode, ne pour avoir beu de l'eau dilippocrene, ains que cela provient du bel œil de sa dame. Sous la tarde serée.) Hésiode dit, [Tlieog., 10] que les Muses vont de nuict :
Evvûyiai axsTysv ■jTîpr/.aXXia CTaav Itï^oci Fille du pied.) Voy ce que jay dit en l'exposition du Vœu, qui est tout au commencement du livre. Et si ma voix rec/'ée.) Prins d'Horace, [Od. IV, 3, 22-24]
Quod nionsfror digito praetereunlium, Romanae fidicen lyrac :
Quàd spiro, et placeo^ si placeo, fuuni est. Le ciel te devoit.) Les dieux te dévoient faire naistre. Quand le Thuscan.) Pétrarque. Sorgue.) Rivière passant près d'Avignon. Et sa Florence.) Ville d'Italie, de laquelle il estoit natif. Et son Laurier.) Sa dame Laure.
[CLXXVl]
Ni les desdains dune Nymphe si belle, Ni le plaisir de me fondre en langueur. Ni la iierté de sa douce rigueur, 4 Ni contre Amour sa chasteté rebelle : Ni le penser de trop penser en elle, Ni de mes yeux l'éternelle liqueur.
Ni mes souspirs messagers de mon cœur, 8 Ni de sa glace une ardeur éternelle :
[CLXXVl VARIANTES : I. Texte.