Et qui me donne à toute heure a
RoNSARi». — I. Livre des Amours. 23
[CCXXIX]
Le Jeu, la Grâce, et les Frères Jumeaux Suivent ma dame, et quelque part qu'elle erre. Dessous ses pieds fait esmailler la terre, 4 Et des hyvers fait des printemps nouveaux. En sa faveur jargonnent les oiseaux, Ses vents Eole en sa caverne enserre.
Le doux Zephyre un doux souspir desserre, 8 Et tous muets s'acoisent les ruisseaux. Les Elemens se remirent en elle.
Nature rit de voir chose si belle :
41 Je tremble tout, que quelqu'un de ses Dieux Ne passionne après son beau visage, Et qu'en pillant le trésor de nostre âge, 14 Ne la ravisse, et ne l'emporte aux cieux.
MURET
Le Jeu, la Grâce.) Il dit que sa dame est si belle, qu'il a crainte qu'elle ne luy soit ravie par un Dieu, faisant allusion aux anciennes amoureuses des Dieux, lesquelles furent ravies pour l'excellence de leur beauté. Acoisenl.) Appaisent. Vieil mot François.
BIBLIOGRAPHIE Bocarje. 1554, 20. Amours. 1507. I, 109 b; 1571,-2, 262; 1578, 248; 1587, 218; 1502, 221 ; 1604, KilO, 1629, 229.
[CCXXIXj VARIANTES : \. Tcxlr.
1 \. Mais las ! je crains (|uc; (j. de: s. D. 1554. 1567.