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A. a. le Ciel courbe porté) l"i,S7. 160i

Elégie à Muret] i. livre des amours 363

Mais lent et vain, anonchalant son cœur,

Qui des humains l'avoit rendu veinqueur.

Terreur du monde (ô plus lasche diiïame) 80 II s'habilla des habits d'une femme,

Et d'un Herôs devenu damoiseau,

Guidoit l'esguille, et tournoit le fuseau,

Et vers le soir, comme une chambrière, 84 Rendoit sa tasche à sa douce joliere,

Qui le tenoit en ses lacs plus serré

Qu'un prisonnier dans un cep enserré.

Grande Junon, tu es assez vengée 88 De voir ainsi sa vie estre changée,

De voir ainsi devenu fîlandier

Ce grand Alcid' de tant de Rois meurdrier,

Sans adjouster à ton ire indomtée 92 Les mandemens de son frère Eurysthée. Que veux-tu plus ? lôle le contraint

D'estre une femme : il la doute, il la craint.

Il craint ses mains, plus qu'un valet esclave 96 Ne craint les coups de quelque maistre brave.

[Elégie] VARIANTES : 1. Texte.

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