R. goulu ma poictrine immortelle
8. Par un désir qui naist journellement. 1552. 1553. 1567. 13. V. vers m. l'H. de ta g. 1567.
Le texte de 1578 reproduit celui de 1553 et de 1567.
xmi
de flèches. La fable est dedans le Commentateur d'ApoUoine sur le second livre, et dans Valere Flacque au quatrième, [66-81] et cinquième [loo-177] des Argonautiques.
BIBLIOGRAPHIE
Amours. lo52. 11 ; 15o3, 13; 1367. I, 14; 1371,-2, 31. — 1378, 31. — 1387, 1392. 1604, 1610, 1629, 13.
[XIIII] Je vy tes yeux dessous telle planette.
Qu'autre plaisir ne me peut contenter.
Sinon le jour, sinon la nuict chanter, 4 Allège moy douce plaisant brunette.
0 liberté, combien je te regrette !
Combien le jour que je vy tabsenter.
Pour me laisser sans espoir tourmenter 8 En l'espérance, où si mal on me traite ! L'an est passé, le vintuniesme jour Du mois d'Avril, que je vins au séjour 11 De la prison, où les Amours me pleurent:
Et si ne voy (tant les liens sont forts) Un seul moyen pour me tirer dehors, 1 1 Si par la mort toutes mes morts ne meurent.
[XIII] VARIANTES : 2. Comnienlairc.
Pour estre seul.) 11.... Dame. 1387. lOOi. 1610. 1629. — Aller aimant.) Frase Grecque, fort familière à nostre langue Françoise, pour dire simplement aimer: J'allois devisant, jallois jouant, pour dire, je devisois, je jouois. 1387. 1604. 1610. 1629. — Contre le roc de ta rigueur.) Comme... Argonautiques. 1387. lOOi. 1610. 1629.
[XIIIIJ VARIANTES: 1. Texte.
1. Je vi. 1333. levey 1587. 1604. 1610. 1629. 3. 4. S. tout seul en souspirant c.
A. m. ma plai.sante brunette 1387. 1604. 1610. I62ÎI. 8. p]n ccste genne, ou si m. on me t. 1352. 1533.
XIIIlJ l, LIVRE DES AMOURS 31
MURET
Je vy les yeux.) Il regrette sa liberté, se plaignant d'estre enclos en une prison amoureuse, de laquelle il ne voit moyen aucun de sortir que par mort. Ce commencement est de Pétrarque,
In taie Stella duo begli occhi vidi.
Allège moy.) C'est une vieille et vulgaire chanson, depuis renouvellée par Clément Marot. Et ne doit sembler estrange, si l'Auteur en a mis icy le premier verset, veu que ce tant estimé Pétrarque n'a pas dédaigné de mesler parmy ses vers, non seulement des chansons Italiennes de Cino, de Dante, de Cavalcante, mais encores une de je ne sçay quelLimosin. Le lieu de Pétrarque
est,
Non gravi al mio Signor, perc/iio T ripreghi,
Da dir libero un di tra Vherba e i fiori
Drel e rason es que cantant io mori.
Si quelqu'un de nos François osoit prendre la licence d'en faire autant. Dieu sçait, comment il seroit receu par nos vénérables Quintils. Ou les Amours me pleurent.) Ou je suis si mal traitté, que mesme les Amours aians pitié de moy, en larmoyent.
BIBLIOGRAPHIE
Amours. 1S52, 12 ; 1553, 14. — 1567. I, 14 b ; 1571,-2, 1578, 32. — 1587, 4592, 1604, 1640, 1629, 44.
[XIIIIj VARIANTES : 2. Commentaire.
Je vi tes y eus.) Il 7710/7'. Ce que si quelqu'un osoit faire en France, Dieu
sait larmoient. 1553.
Je vey tes yeux.) 11 par mort. C'est qu'il avoit dit cy dessus, [XI, 44] Et
de tuer la mort, par la mort mesme. Ce commencement larmoyent. 1587.