Et ce-pendant amoureux ne me tienne
428 I. LIVRE DES AMOURS [Eleg-ie à Brinon
Toute une nuit, et que sot ce pendant 40 A l'huis fermé je ne bée, attendant
Ou qu'on m'apelle, ou bien qu'une chambrière Vienne éconduire humblement ma prière Par une excuse, ou me laissant davant 44 La porte close à la pluye et au vent,
Triste et pensif, je ne me couche à terre, Tremblant de froid au bruit de ma guiterre. Doncque, Brinon, si tu te plais d'avoir 48 L'estomach plein de force et de poiivoir. Sois amoureux, et tu auras l'audace Plus forte au cœur, que si une cuirasse Vestoit ton corps, ou si un camp armé 52 Pour ton secours, t encernoit enfermé. Car pour jouyr d'une maitresse belle L'amant ne craint la mort tant soit cruelle. Meslanges. 1555, 8. Amours. 1567. 1, 117 ; 1571,-2, 279; — 1578, 582 ; 1592,573. Pièces retranchées. 1617, 270; 1630, 706.
MURET [? lire BELLEAU] Aux faits d'amour.) Le commencement de cette Eleg'ie est prise de la fin du Banquet de Platon, où il introduit je ne sçay quelle e^rande clergesse nommée
[Elégie] VARIANTES : i. TcxW.