‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 110 sur 131 · I. Inédit · texte numérisé non relu

I. Inédit

ferait-elle pas, avec les exigences de l'exil, à la claustration qu'elle avait subie à Paris pendant de longues années? La présence autorisée des fils du poète chez elle achevait sa réhabilitation. Obtiendrait-elle davantage ? Sans méconnaître la force tenace de ce qu'elle appelait un préjugé, elle y songeait, mais il kii fallait encore attendre. En attendant, elle avait pour la famille de son ami des attentions et des bons offices. Elle envoyait à la jeune Adèle, la vraie victime de l'exil, ses premières fraises et ses premières roses. Elle préparait pour Madame Victor Hugo un savoureux pot-au-feu à l'oie et même, se résignant à faire les plats à son usage, elle lui prêtait pour un temps sa cuisinière Suzanne'.

Victor Hugo, de son côté, l'associait aux menus incidents qui marquaient sa vie de famille. Un jour de mai, entendant sa fille qui jouait au piano la chanson du festin Negroni, il prolongea jusqu'à Juliette, dont c'était la fête, dans un billet charmant, l'écho de cette musique. « Elle m'apporte^ lui disait-il, comme une féerie tout V éhlouissemeiit de notre passé^. »

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