‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 17 sur 131 · T'olupté, lij p · texte numérisé non relu

T'olupté, lij p

« Les sentiments qui ont manqué des rayons du dehors dans

crois invinciblement à ton amour. Qucintàun bonheur couronné de plaisir\ fy ai toujours peu cru pour nous ici-bas ; j'y ai renoncé en mon cœur bien plus que je ne semble en ces entrevues oit trop souvent t'importunent /nés désirs. Si tu étais plus dévote et si ta voulais porter ensemble notre amour dans la religion., je ne t'importunerais jamais de ces choses^ et notre bonheur triste d'ici-bas serait sans mélange. Va., je t'aime du profond de V âme et je sais qu'il en est ainsi de toi : pauvre amie., n'est-ce pas là une consolation sublime ? Ne soyons donc ni gais., ni riants, mais ne nous disons pas malheureux * /

Cette lettre, habile et subtile, est du meilleur Sainte-Beuve, ou, si l'on veut, du pire. Elle accuse un progrès dans sa passion, qui avoue des désirs importuns. « Que prouve un mot, si doux qu'il soit? se dit-on par ce côté

la saison propice^ même quand ils mùrisseut plus lard, mûrissent mollement et ne se dorent pas. »

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