‹ Les amours d'une rose ou Hannetons, Fleurs et Papillons vaudevillefantastique en trois actesChapitre 50 sur 58 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LA MARGUERITE, LA PENSEE, LA VIO- LETTE, LA TULIPE, LA BOURRACHE, LA FLEUR DORANGER, LA CAROTTE, LE BLUET, LE PANAIS, etc. , etc . , puis LA REINE.

L’aspect d’un camp ; U Carotte joue aux caries avec la Fleur d’oranger sur le tambour du

Panais; les autres Fleurs se promènent; la Marguerite entre avec une ronde composée de quatre Qcurs.

CHOEUR

Air

Point de paresse,

El prudemment Veillons sans cesse A la garde du camp!

LA MARGUERITE, aux fîeurt qu'elle con-

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duit. Reposez, armes.. . Rompez vos rangs. . . ( Descendant la s cène.) Ouf!... encore une corvée de faite!...

la TULIPE. D’où viens-tu?

la marguerite. De relever le factionnaire... de placer Coquelicot en sentinelle à l’entrée du camp.. . Je suis exténuée !

LA bourrache. Alt! le fait est qoe c’est une vie bien fatigante que nous menons lit.

la violette. Quand on n'a pas l'habitude du bivouac...

la fleur d'oranger. Ça parait fièrement pénible !

la carotte. Bah! vous ne savez rien support er... Voyez-moi... je nie distrais .. je m'occupe... Troupière finie, sacrebleu.

la MARGUERITE. Tout le monde n’est pas une durc-à-cnirc comme la Carotte...

la pensée. Et puis la Carotte a l'habitude d’aller au feu. . .

LA Fl.El'R d’oranger. Tandis que nous, des fleurs si délicates... si casuelles, dont un rien peut compromettre l'existence...

LA CAROTTE. ÂS-tU fini ? .

LA MARGUERITE. Ce qui ne nousa pas empêchées de faire notre devoir... Moi, toute la première... Cré coquin! je me suis crânement montrée dans l'attaque.

la tulipe. Malheureusement ça ne nous a pas avancées à grand’cliose.

la bourrache. La victoire nous tient rigueur!

la marguerite. Aussi, franchement, je commence à en avoir assez, des batailles.

toutes. El moi aussi !... et moi aussi!

LA MARGCERITK.

Air ; Cil» te bal Muiard.

C'est un ïutlc méfier Que relui de ta guerre?

C’est un rude mener Que celui d'uu troupier !

Oui, rnnvenrs, nies sœurs.

Que fêlai militaire.

Pour de fragiles Heurs,

A bien peu de douceurs.

Coucher dans un eantp,

A tout vent.

C'est vraiment ]‘eu charmant.

Peu galant!

la tulipe.

Monter, s'il le faut,

A l'assaut.

C'est affreux;

Et je peux BlVslri'pier,

M’elfeuillcr.

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