SCÈNE II
Les Mêmes, AZUR.
AZUR, sortant de la citadelle et s'approchant. Ab! madame... j’accours près de vous 1...
la reine. Qu’cst-ce donc, prince ? venezvous nous annoncer la délivrance de ma fille bien aimée ?
azur. Hélas ! il ne s'agit plus de la liberté de Rose. . . mais de sa vie !
la reine. Serait-elle menacée , grand Dieu I
azur. Écmitoz-moi, madame, car les instants sont précieux !
la reine. Vous me faites trembler !
AZUR. C/est mon oncle lui-même qui m’envoie auprès de votre majesté.
LA reine. Vous... son prisonnier!
azur. Pars, in'a-t-il tfit; va dire à la reine des fleurs que, si à la chute du jour elle n’a
LES AMOURS D’UNE POSE
pas levé le blocus, Rose aura cessé de vivre 1
toutes. Ah ! quelle horreur !
A 7, dr. Aussi, m .ti l.i me. j« tous en conjure, éloignez-vous... faites retirer votre armée... uc llose, s’il le faut, épouse le roi... mais u moins conservons ses jours I...
LA reine. Ah ! pauvre enfant, pour elle ce serait toujours la mort... car elle vous aime, prince, et cet odieux hymen la tuerait.,.
Non... non... dans un si pressant danger je ne dois pas hésiter dans le choir d'nn parti. .. azur. Quel est votre projet?
LA reine. De tenter nu dernier effort... d’essaver d'arracher nia fille 5 son persécuteur... (Aux Fleurs.) Y consentez-vons?
toutes les FLEURS. Oui, oui ! marchons I marchons !
AZUR. Eh bien donc, madame, que votre dessein s'accomplisse!... Moi, je retourne près de Rase... pour h protéger, la défeudre... ou mourir avec elle !...
LA reine. Oui. . . oui. .. allez, prince. . . que IC ciel vous conduise.. . ( Azur sort. ) Et nous, mesdames, songeons il faire notre devoir !...
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