SCENE V
LA MARGUERITE, LA TULIPE, LA VIO- LETTE, LA BOURRACHE, I.A FLEUR D'ORANGER, LKBLUET, L'OEILLET, ensuite LE COQUELICOT.
CHOEI.'R.
Air nouveau de 31. Oray.
Allons, mes sœurs, levons-nous.
Au charme d'un soleil bien doui Sans plus tarder arrachez-vous!
Le soleil au firmament Vient de paraître en rayonnant.
Et son éclat resplendissant Promet le jour le plus charmant.
LA tulipe. Ah ! mesdemoiselles, comme la nuit a été fraîche ! je suis couverte de rosée... Vite! vite un rayou de soleil!...
la marguerite. C’est ça !... et tout à l’heure, quand tu seras bien séchée, tu crieras... de la pluie!... vite! vite! quelques gouttes de pluie !
la violette. Eh ! tnou Dieu! nous sommes tou tes de même. . . jamais contentes. . .
la tulipe. Qui dit jolies... dit capricieuses... C’est peut-être pour ça que l’on nous aime tant !
la bourrache. Il est possible que l’on vous aime pour vos défauts .. mais if y a des fleurs qui sont aiméps pour leurs vertus 1 LA Marguerite. Qu’est-ce qui a parlé de vertu ?
la bourrache. C’est moi, la Bourrache.
LA marguerite. En voilà une qui méfait suer! .. Est-elle assommante avec sa vertu!... Tâche d’en parler un peu moins... Imite en cela l’humilité de la Violette... elle a tout au tant de mérite et d’utilité que toi... eh bien ! vois comine elle est modeste...
la violette. C’est vrai...
Air de Cendrillon.
Je .mis modeste et timide.
Je me cache a tous les yeux;
Et pourtant en moi réside Un souvenir glorieux.
Chacun sait que j’eus en France Mes jours de gloire cl d'honneur;
Car, au temps de ha puissance.
J’étais chère a l’empereur!
Aux beaux jours de sa puissance,
J'étais chère à l'empereur !