‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et Leon (volume 2)Chapitre 16 sur 33 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Lf marquis df B. , la MARQUISE , ROSAMBERT.

Rosambcrt accompagne monsieur et madame de B., jusqu’A la porte. Il jette un coup d'œil dans la chambre :

«enfin il est parti ! » sc dit-il ; puis il prend congé du marquis et de sa femme, et s’éloigne. Celle-ci paratl très souffrante.

Son mari veut appeler ; elle le retient , le regarde un moment, puis s’écrie tout- A-coup en fondant en larmes ; — « Ah !

que je suis malheureuse! » Le marquis parait fort surpris : on lui dit d'aller fermer la porte; il obéit sans trop se rendre compte de ce qu’on lui veut. Madame «la

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B., se livre alors à une excessive douleur.

Il essaye de la consoler ; mais elle le repousse. — «Vous ne m’aimes plus, lui dit- » elle: vous me ferez mourir de chagrin.

» Perfide! nierez-vous que vous n’ayex » cherché à plaire à cette demoiselle « qu'imprudemment j’ai amené chezmoi?

» nierez-vous que là, sous mes yeux, vous » n’ayez glissé un billet doux dans sa » poche? maisilyaplus. monsieur, vous en » avez retiré un médaillon. — Ahic! Ahie!

» —Son portrait sans doute? Asseyez-vous » là. près de moi. Je veux le voir:

» qu’en avez-vous fait? — Je ne sais., je..

» — Il est là., dans votre veste. ■ — Vous » croyez? — Tenez! le voilà.. Ouvrez- » le, monsieur.. — Mais.. — Voyons !..

» ouvrez 1 * Lcmarquisobéit. «Unefemme! »

s’écrie-t-il avec étonnement. 1 — «Une femme! » dit à part la marquise furieuse.

Pendant tout ce temps Faublas cherche à deviner ce qui se passe sur le canapé.

— « Eh! bien, reprend monsieur de B., » ce n’est pas le portrait de cette demois selle ; vous aviez tort. — Donnez-moi » ce médaillon. — Non pas : il faut aupa- » ravant que j’aie obtenu mon pardon , » et j’en veux un gage. .. un baiser...

» — Finiss z donc, monsieur.. Une pa-

• reillcscèneentre gens mariés! çan’a pas » le sens commun. — Mon médaillon est à x ceprix.— En vérité, M. le marquis, vous devenez fou. «Tout en parlant ainsielle résiste mais ses forces la trahissent., le marquis lui abandonne le portrait. Faublas s'est bouché les oreilles de désespoir.

En ce moment Justine ouvre bruyammant la petite porte — «Impertinente! lui » dit le marquis, — Pardon: je ne savais v pas qu’il y eûtdu monde ici; répond-elle » en souriant. Est-ce que madane est x indisposée ? — Ce n’est rien , répond

• monsieur de B.. Voulez-vous que nous » retournions au salon , mon amour ?

» demande-il à la marquise. — Volontiers,

• monsieur. » Le marquis sort d’un air triomphant avec sa femme , qui , en passant prés de sa camériste , lui dit avec un gros soupir; — « Ah! ma pauvre Justine! *

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