‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et Leon (volume 2)Chapitre 33 sur 33 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Imprimerie de Madame pi Laçoxbe, faub, Poissonnière, 1.

LB MACaSIR THEATRAL*

• du théâtre? — C’est peut-être une

• charade, dit frappé d’une si belle idée, » monsieur de Lignolle. — Laissez-moi

* donc tranquille, répond, en levant les » épaules, le marquis de B. Attendez!...»

et il emmène monsieur de Lignolle â l'entrée de la grotte. Tout le monde s’est empressé autour de madame de Lignolle qui, peu-à-peu, revient A elle. — * Où » suis-je , demande-t-elle ? — Près de » quelqu’un dont l’amour ne se démcn- » tira pas; qui ne vous quittera jamais, »

répond Faublas en se mettant à genoux et couvrant sa main de' baisers. Il tourne le dos â la grotte. — « Oh ! mon » pauvre ami ! » dit monsieur de B.

en soutenant monsieur de Lignolle qui se sent saisi d'une sueur froide , car il commence k comprendre. « Mon pauvre « ami!., remettez-vous. » Madame de Lignolle a reconnu Faublas. Elle s’est éloignée vivement de lui. — « Prenez

* garde, madame; songez où vous êtes » lui dit le baron. — Oui, monsieur, oui, « reprend-elle en réunissant toutes ses » forces. Puisà Faublas: » Votre père vous » attend. Partez: suivez-le.-Moi! jamais!

» je ne vous quitterai pas! — Il le faut.—

■ Bien, madame , lui dit le baron en lui » serrant la main. ■ Alors elle passe auprès de Faublas et lui remettant en cachette le médaillon: «Tenez, ajoute-t- • elle, ce portrait est celui de la femme » que vous aimez: soyez heureux, .pour » moi, je ne vous reverrai plus. >»

Le baron a pris la main de son fils, malgré la douleur et la résistance de celui-ci. Ils s’apprêtent à s’éloigner. La marquise a fait un mouvement vers Faublas, qui lui répond par un regard froid et dédaigneux qui la glace. Par ce mouvement, il a tourné le Tisage dn côté de la grotte : le marquis de B. a reconnu la prétendue demoiselle qui était chez lui. La surprise lui fait faire un bond en arrière. — « Oh! mon pauvre ami!» lui dit monsieur de Lignolle en le soutenant.

» Ebloui!... vous aussi!., c’est affreux!.

» — Oh! dit le marquis qui suffoque. .. »

Il se tourne vers son ami.. . .Tous deux se regardent avec douleur un moment

sans rien dire puis ils se serrent la

main , se jettent dans les bras l’un de l’autre. L'orchestre joue l'air: ihymen ut un lien charmant. La toile tombe.

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