‹ Les amours de Faublas balletpantomime en trois actes et quatre tableaux de MM.... et Leon (volume 2)Chapitre 9 sur 33 · MARQUISE DK B., LECOMTE ET LA COMTESSE · texte numérisé non relu

MARQUISE DK B., LECOMTE ET LA COMTESSE

de LIGNOLLE, assis.

L’arrivée de Faublas a fait événement dans le bal. Les hommes le regardent avec plaisir, les femmes avec un peu de dépit et de jalousie. Cependant la marquise de B.

considère Faublas avec la plus vive curiosité.» — Quel charmant enfant, dit-elle » à Rosainbert. D'où la connaissez-vous?

* — C’est ma parente. — Ali ! je vous en » fait mon compliment. On n’est pas plus » jolie — Bravo! dit â part lui Rosambert, » ça va bien. — Mais voyez donc comme » elle a l’air modeste ! comme elle baisse » les yeux à chaque compliment qu'on » lui adresse !. Ne soyez donc pas ti- » midc comme ça. Vous m’inspirez un » véritable intérêt ; je veux que vous » deveniez mon amie. «En disant cela, la marquise embrasse Faublas sur le front.

Rosambert, un peu désappointé tire sou ami par sa robe. — « Que veux-tu que j’y

» fasse? répond celui-ci. Il faut bien queje » joue mon rôle. — Venez vous asseoir ici, » près de moi,» dit â Faublas la marquise, qui ne s'occupe plus que de lui ;et elle le conduit près de l’endroit où sont assis monsieur et madame de Lignolle. Rosambert les suit : il commence à se repentir de sa ruse. Le comte de Lignolle l'arrête : il veut lui réciter une charade qu'il vient de composer. C’est la plus ingénieuse qu’il ait jamais faite. — • Pardon, répond Ro- » sambert, mais au milieu de ce bruit, je jenepourrai guère saisir.. — Parfaitement.

Mon premier... » Rosambert se dépite.

La marquise de B. et Faublas causent avec un abandon de plus en plus inquiétant. Le signal de la danse a commencé :

Rosambert saisit ce prétexte ; il a invité quelqu’un. . . il échappe â M. de Lignolle. — « Esprit étroit ! » pense celui-ci en le voyant s'éloigner : mais comme, en se retournant, il trouve une autre personne â côté de lui. il lui continue sa charade :

« Mon second l. . . » Rosambert a couru inviter la marquise de B., enchanté de trouver une occasion de la séparer de Faublas. — ■■ Invitez aussi votre parente , lui dit la marquise avec empressement. »

Rosambeit hésite; mais Faublas, sans se faire prier, lui prend la main. Tous trois se placent.

Dans une gavotte en action, la situation de Rosambert devient de plus en plus critique. Faublas a beau s'observer; scs pas masrulinsle trahissent de temps en temps.

La marquise a tout deviné Elle a pressé la main de Faublas, et il lui a été répondu avec une vivacité qui ne lui laisse plus de doute. Rosambert voit tout ; il voudrait tout empêcher ; enfin , la patience lui échappe. — « Madame, dit-il tout bas à » la marquise, il est temps que je fasse » cesser une erreur qui pourrait vous » compromettre si elle se prolongeait...»

» Il lui raconte que celle prétendue » demoiselle est un homme. — » Bon !

» quelle apparence ! s’écrie la marquise.

» — Je vous jure que je dis la vérité , » répond Rosamber.-— Quelle folie ! cela

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ne se peut pas. Savez-vous cc qu’on prétend . dit en riant la marquise à * i'aublas. Que vous êtes un homme. »

tt elle se place de façon que Rosambert ne puisse remarquer la réponse.— « C’est “ vrai, répond laublas avec confusion...

» — Je savais bien que c’était une plai- " s anteric, » s écrie la marquise en se retournant vers Rosambert, et la danse continue. « C’est trop fort, .. dit celui-ci hors de lui. Il pousse un cri. — o Qu’y a- ” Son pied a tourné. » Pendant

que, Faublas est venu auprès de lui , et qu’il lui adresse les plus vifs reproches sur sa conduite , la marquise de lî. , est allée trouver madame de Lignollc et l'a prire de la débarrasser un moment de Rosambert, quil’obsèdedeses poursuites.

Celle-ci y consent, et Iiosambert, quelque dépit qu’il en ait , est obligé , par politesse, et dans la crainte du ridicule, de s’éloigner avec madame de Lignolle.

La marquise de B. revient près de Faublas. Tous deux vont s’asseoir « O ma

Sophie! “ dit à part le chevalier, en tirant à moitié de sa poche le portrait qu’il a emporté.... Sa conversation avec la marquise reprend plus vive et plus intime que jamais. Cependant les danses ont recommencé; les quadrilles se forment. Divertissement.

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