‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 21 sur 64 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Quand je te vis entre un millier de Dames, L’elite et fleur des nobles, et plus belles, Ta resplendeur telle estoyt par my elles, 4 Ouelle est Venus sur les celestes flames.

Amour adonq” se vangea de mille ames Qui luy avoyent jadis esté rebelles, Telles {es yeux eurent leurs estincelles

Variantes. — [XVIII] 11. Qui me consume en un si dous lien. — 12. Ny pour defaire un las tant agreable, — 13. Ny pour éteindre un feu si amiable, — 14. Nul ne me donne ou conseil ou moyen. —— [XIX] 2. de toutes les — 3. Tu reluisois en beauté — 4. Comme — 7. flamboyent les vives

Sources. — |XIX] /?rme … Libro primo, Girolamo Parabosco, p. 321 :

Stavasi la mia Donna benedetta Fra mille vaghe Donne honeste, et belle Et sembrava tra lor qual tra le stelle Sembra a un chiaro seren Luna perfetta :

Sedeale Amor in grembo, et fea vendetta Di mille anime a lui state rubelle :

L'’1 so, che ne vid’ io languir di quelle In cui spuntd gia piu d’una saetta.

Invido Phebo del gran lume santo, Che uscia de gli occhi, et del bel viso adorno Fugoia per oscurar’ l’aere sereno.

Ma veduto poi lei, che piu bel giorno Facea mal grado suo, d’invidia pieno Un lago sopra noi versd di pianto,

(ee)

Par qui les cueurs d'un chacun tu enflames.

Phebus, jaloux de ta lumiere sainte, Couvrit le ciel d’un tenebreux nuage, 11 Mais l'air, maugré sa clarté toute estainte, Fut plus serain autour de ton visage.

Adonqg’ le dieu d’une rage contreinte 14 Versa de pleurs un large marescage.

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