‹ Les Amours de Jean-Antoine de BaïfChapitre 35 sur 64 · XXX VII · texte numérisé non relu

XXX VII

Si ton sejour c’est le manoir des cieux, En terre 6 dieu qu'est-ce donqg qui te meine? Comme aymes-tu de nous tenir en peine, 4 Si ta mere est la plus douce des dieux?

Comme as-tu tant le nectar odieux Envers le sang de nous la gent humaine, Et plus te plaist le dueil qu'elle demeine 8 Que des neuf seurs le chant mélodieux?

Tu n’es pas dieu, le ciel n’est ta demeure, Et qui pour filz de deesse t’asseure,

Variantes. — [XXXVII] 2. Qu'est-ce, Ô cruel, qui en terre — 5, Et pourquoy t’est — 6. Au prix du sang de nostre race — 7. Te plaisant plus — 10. Qui pour un fils

Sources. — [XXXVII] Marulle, Zpigr. hb. LL, éd. ect, e vi ro : Ad amorem ‘

Si caelum patria est, puer, beatum,

Si vere peperit Venus benigna,

Si nectar tibi massicum ministrat,

Si sancta ambrosia est cibus petitus, Quid noctes habitas diesque mecum ?

Quid victum face supplicemque aduris ?

Quid longam lachrymis sitim repellis ?

Quid nostrae dape pasceris medullae ?

O vere rabidum genus ferarum,

O domo styge patriaque digne.

Jam levis sumus umbra, quid lacescis”?

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