PRÉFACE
pris et auquel je n'ai pas tout à fait renoncé : ouvrage gui serait, à la fois, le roman et Thistoire de Tamour à travers tous les âges de Thumanité. Par amour, je n'entendrais pas seulement Tattrait réciproque des sexes, mais tous les grands amours ; et, pour commencer, le conte û.'Évenor et Leudppe est tout aussi bien le développement du sentiment maternel que celui du sentiment conjugal.
Voulant faire les choses en conscience, j'ai dû remonter à la manifestation du premier amour intellectuel dont les mythes anciens nous ont transmis la légende, et, trouvant que celle d'Adam et Eve avait été surabondamment amplifiée et commentée, j'ai choisi des types moins arbitraires. Les motifs de ce choix, comme ceux des inductions romanesques auxquelles je me suis abandonnée avec une complaisance que le lecteur ne partagera peut-être pas, on les trouvera à travers le livre, et c'est encore là un des défauts que je dois signaler à la critique pour faciliter son travail, et au lecteur pour l'engager
& la patience.
Gborob Sand.
Mobaat, 25 août iM,
OB