‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 135 sur 446 · LXXI · texte numérisé non relu

LXXI

Ja desja Mars ma trompe avoit choisie, Et dans mes vers ja Francus devisoit : Sur ma fureur ja sa lance aiguisoit, 4 Epoinçonnant ma brave poësie :

Ja d'une horreur la Gaule estoit saisie, Et sous le fer ja Sene tre-luisoit, Et ja Francus à Paris conduisoit 8 Les os d'Hector et l'honneur de l'Asie : Quand l'Archerot emplumé par le dos, D'un trait certain me plaiant jusqu'à l'os, H De sa grandeur le Ministre m'ordonne.

Armes à Dieu. Le myrte Pafien Ne cède point au Laurier Delfîen, 14 Quand de sa main Amour mesme le donne.

MURET

Ja desja Mars.) Il dit, qu'il avoit délibéré d'escrire la Franciade, en laquelle il proposoit monstrer, comment Francus, autrement appelle Francion, fils de Hector, avec une grande multitude de Troyens, après que Troye fut par les Grecs mise à feu et à sang, s'en vint en France, ediiia Paris, et [donna commencement au peuple François : mais que s'estant desja mis à descrire toutes ces choses là d'un stile grave, et convenant à la matière, il fut navré d'Amour,

[LXXlj VARIANTES: Texte.

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