Le f. d. l'engrava dans mon ame
12 Amour coula ses beautez en m. v. 1387. 1597. 1604. 1610. 1629.
13. Que vif ne mort, jamais d'une aultre dame 1552. 1553. 1367. 1572. 1 i . Empraint au cuœur je n'auray le portrait 1552. 1553. 1567. 1572.
IIlJ I. LIVRE DES AMOtRS V»
MURET
Nature ornant.) 11 feint, pour amplifier la beauté de sa Dame, que Nature espargna par l'espace de mille ans un nombre infiny de singulières beautez, desquelles après tout à un coup elle l'orna. Dit d'avantage, qu'Amour luy mit dans l'œil, tout ce qu'il avoit de beau : tellement qu'elle estant encores au Ciel, esmouvoità son amour les Dieux. Nyc.) Demeure, logis. 11 persiste en sa Métaphore, couvoit, oiseau, ailes, nyc. Quand je la vy.) C'est une allusion à la devise du Poète, prinse de Theocrite, qui est, éç 'îSov, ûç à[AâvT]v. C'est à dire, que dés la première fois qu'il vit Cassandre, il devint insensé de son amour. Ce Sonet appartient comme le premier, au pourtrait de sa Dame.
[IIll
Dans les regards de sa jumelle flame Je vis Amour, qui son arc desbandoit, Et sus mon cœur le brandon espandoit, 4 Qui des plus froids les moiielles enflame :
fil] VARIANTES: 2. Common taire.
Nature ornant.) Il faint, ... avoit de beau, de chaste, d'honneste : tellement... dieus. Apres descendue du ciel en terre, ravit tellement l'esprit du Poëte, qu'il est impossible, que jamais il mette sa pensée en une autre 1553. 1567. — Quand je la vi.) C'est une... amour. 1553. 1567.
Nyc, absent du texte de 1553, n'y est point commenté.
Nature ornant.) 11 feint... que Nature espargna un nombre... Dieux. 1587. 1604. 1610. 1629. — Quand je la vey.) C'est une... amour. — Coula.) Feit couler et descendre. Ce Sonnet... Dame. 1587. 160t. 1610. 1629.
[IIIl VARIANTES : I. Texte.
1. D. leserain desaj. f. 1552. 1553. 1567. 1571. 1572. 1. Entre les rais desaj. f. 1587. 1597. 1604. 1610. 1629. 3. Et dans m. c. le b. e. 1587. 1597. 1604. 1610. 1629.
10 I. MVRE DES AMOnRS [tTI
Puis çà puis là près les yeux de ma Dame Entre cent fleurs un ret d'or me tendoit. Qui tout doré blondement descendoit 8 A flots crespuz pour enlasser mon ame.
Qu'eussay-je fait ? L'Archer estoit si doux. Si doux son feu, si doux l'or de ses nouds, 1 1 Qu'en leurs filets encore je m'oublie :
Mais cest oubly ne me travaille point, Tant doucement le doux Archer me poingt, 1 i Le feu me brusle, et l'or crespe me lie.
MURET
Dans les rega.rds.) 11 poursuit à raconter comment il fut surpris, disant qu'il vit Amour dans les yeux de Cassandre, desbandant son arc contre luy, espandant ses brandons sur son cœur, et luy tendant un ret d'or pour enlasser son ame, sans qu'il y peust onc résister. Un ret d'or.) Il entend les cheveux de sa Dame dorez, crespelus, et mollement descendans .sur les joues.
[IIIl VARIANTES : 1. Texte.
5. P. en deux parts p. 1. y. de ma d. 1587. 1597. 1604. 1610. 1629.