Dedans mon coeur qui jamais ne repose
[XCVIl]
D'un mesme duell pleurer vous devriez bien, Tertres bassons, pour la fascheuse absence De ce bel œil, qui fut par sa présence 4 Vostre Soleil, ainçois qui fut le mien.
Las! de quels maux, Amour, et de combien Une beauté ma peine recompense !
Quand plein de honte à toute heure je pense, 8 Qu'en un moment j'ay perdu tout mon bien.
Or adieu donc beauté qui me desdaigne.
Un bois, un roc, un fleuve, une montaigne H Vous pourront bien eslongner de mes yeux:
Mais non du cœur, que prompt il ne vous suive, Et que dans vous plus que dans moy ne vive, 14 Comme en la part qu'il aime beaucoup mieux. MURET D'un mesme dueil.) lise plaint pour le département de sa dame, asseurant toutefois, quelque part qu'elle soit, que son cœur sera tousjours avec elle.
BIBLIOGRAPHIE Amours. 1553, 106; 1567. 1, o2b; 1571,-2, 127; — 1578, 126;— 1584; — 1587, 102; 1592, 103; 1604, 1610, 1629, 106.
[XCVII] VARIANTES : Texte.
1. Aveques moi p. v. d. b. 1553. 1567. 1571,-2. 1. Suivant mes pleurs p. v. d. b. 1584.