Dans un s. la s. j'é
cm] I. LIVRE DES AMOURS 177
En vœu ma vie à son portrait j'apan : Devant son feu mon cœur se change en souffre : Et pour ses yeux ingratement je souffre 8 Dix mille maux, et dun ne me repan.
Qui sçauroit bien quelle trampe a ma vie, D'estre amoureux n'aura jamais envie.
11 De chaud, de froid je me sens allumer.
Tout mon plaisir est confît d'amertume ; Je vi d'ennuy, de dueil je me consume : 14 En tel estât je suis pour trop aimer.
MURET Sur le vallon.) Il dit qu'Amour rend sa condition si misérable, que qui bien l'entendroit, n'auroit jamais envie d'estre amoureux. M'ouffre.) Pour, m'offre. Ainsi disent les Grecs o"Jvo;j.3: pour ivsij.a : voSasç pour vouoç. Quelle trampe a ma vie.) Métaphore prinse des armuriers. Pétrarque en a aussi usé, disant : Si cliio mi credo liomai, che monti, e piagge, E fiumi, e selve sappian di che tempre Sia la mia vita, clié celata altrui.
BIBLIOGRAPHIE Amours. Io.o3, 110; — 1367. I, 54; 1.^71,-2, 1378, 131 ; 1587, 106; 1392, 107; 1604, 1610, 1629, 110.
[CIII] VARIANTES : 1. Texte.
5. A son portrait pour un veu je m'a. 1333.1567. 7. Et p. s. y. cruellement je s. 1533. 1367. 9. Q. cognoistroit q. t. a ma v. 1387. 1604.