‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 263 sur 446 · CLVII · texte numérisé non relu

CLVII

De la mielleuse et fielleuse pasture, De qui le nom s'appelle trop aimer, Qui m'est et sucre, et riagas amer, 4 Sans me saouler je pren ma nourriture. Ce bel œil brun, qui force ma nature, D'un jeune tel m'a tant fait consumer.

Que je ne puis ma faim desaffamer 8 Qu'au seul regard d'une vaine peinture.

Plus je la voy, moins saouler je m'en puis : Un vray Narcisse en misère je suis :

li Hé, qu'Amour est une cruelle chose ! Je cognoy bien qu'il me fera mourir, Et si ne puis ma douleur secourir, 14 Tant j'ay sa peste en mes veines enclose.

Amours. 1S32, 67; 1553, 184; — 1567. 1, 77; 1371,-2, 1578, 185; 1387, 138; 1392, 79; 1604, 1610, 1629,166.

[CLVlI] VARIANTES : 1. Texte.

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