‹ Les Amours de P. de Ronsard VandomoisChapitre 305 sur 446 · Me laissant plein de vergogne et de p · texte numérisé non relu

Me laissant plein de vergogne et de p

Bien que les champs.) Combien qu'il soit loin de sa dame, si est-ce que quelque bon ange la luy fait voir toutes les nuicts en songeant. Il ne se plaint que d'une chose : c'est que ses songes sont trop courts, et qu'ils finissent lors qu'il y prend plus grand plaisir. Astre fatal.) Laquelle est un astre fatal. Son vain portrait en cent formes trompeur.) Son simulacre qui le trompe, ondoyant devant luy en cent formes.

[CXCIl] Il faisoit chaut, et le somne coulant Se distilloit dans mon ame songearde, Quand l'incertain d'une idole gaillarde 4 Fut doucement mon dormir affolant.

Panchant sous moy son bel y voire blanc. Et my-tirant sa langue fretillarde, Me baisottoit d'une lèvre mignarde, 8 Bouche sur bouche, et le flanc sus le flanc. Que de coral, que de lis, que de roses. Ce me sembloit, à pleines mains descloses 1 1 Tastay-je lors entre deux maniments ?

Mon Dieu, mon Dieu, de quelle douce haleine, De quelle odeur estoit sa bouche pleine, 14 De quels rubis, et de quels diamants?

BIBLIOGRAPHIE Amours. 13S2, 84; 1353, 216; 1567. I, 93; 1571,-2, 218; 1578, 219; 1587, 190; 1592, 193 ; 1604, 1610, 1629, 200.

[CXCI] VARIANTES : 2. Commentaire.

Bien que les champs.) Combien.... Son ondoiant en cent formes trompeur.) Son me trompe,.... devant moy... formes. 1553. 1567.

[CXCII] VARIANTES : 1. Texte.

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